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17 juin 2009

les bourses pleines

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J'ai eu un accident dans la nuit de vendredi à samedi. Il faut dire qu'il ne m'était pas arrivé depuis bien longtemps (depuis jamais, même peut-être), de n'avoir aucune activité sexuelle pendant plus de dix jours. Mais quand je dis aucune, c'est aucune.

Je n'aime pas l'expression "dégorger le poireau", c'est hideusement vulgaire. Le rabaissement de la chose à un niveau physiologique. La négation du partage, et même du plaisir. Je suis pourtant un roi de la masturbation, érigée chez moi - entre autres attributs - au rang de somnifère. Un petit coup le soir, et hop, c'est parti pour une nuit calme. Ça vaut toutes les bonnes infusions de grand-mère.

Seulement voilà, en ce moment, rien, aucune envie. Un mec nu sous la douche me fait bander une minute, et puis pschiiiit ! ça me débecte. Je me détourne et puis j'oublie. Et rendu dans la grande solitude de mon foyer, sous le regard impuissant d'Igor, en proie à de sombres pensées, le sexe est un non-objet absolu. La bête reste en cage, dans un hivernage tardif.

Malgré tout, tu as beau être abstinent, tu as en toi une petite mécanique interne qui ne s'arrête pas aussi facilement. Il y a l'inertie, la machine de production continue sur sa lancée, ralentissant un peu peut-être, mais ne se met pas en veille. Donc vendredi soir dans la nuit, après ces dix jours de disette, le poireau s'est dégorgé tout seul, dans mon sommeil. Et il y en avait partout. Blanc, visqueux, plus abondant que jamais, collant aux poils et à la peau, baignant la calcif... Partout.

Et je n'ai souvenir d'aucun rêve érotique. La vague sensation d'un bienêtre fugace, hors de propos, et qui m'a réveillé. Mais trop tard.

Commentaires

Ton petit mot m'a fait sourire: j'aime la candeur avec laquelle tu abordes la sexualité; c'est tellement étranger à mon univers culturel nord-américain. Rafraîchissant et en même temps on y ressent tout ce qui t'habite et qui diminue ton appétence pour l'activité sexuelle.

Écrit par : Doréus | 17 juin 2009

Ma parole, tu retournes en phase d'adolescence avec pertes nocturnes et toussa — c'est l'effet psychanalyse ou quoi ? ;))

Écrit par : deef | 17 juin 2009

Deef : on dit, et c'est plus joli (?) "pollutions nocturnes". Une bonne façon de commencer dans la vie, pour les ados - la première fois que ça t'arrive, tu te sens déjà bizarre, et plus tard on t'apprend que ce qui se passe dans ces moments-là s'apparente au naufrage de l'Amoco Cadiz.
Tu en viendrais presque à t'inquiéter pour les mouettes.

Oh : Murakami, encore, décrit ce genre d'événements nocturnes de façon superbe. Oué, bin c'est facile pour lui, c'est Murakami...

Écrit par : manu | 18 juin 2009

-> Doréus -> J'aime que tu parles de candeur... il me plaît de ne pas m'en départir ;
-> deef -> l'adolescence et la candeur, ça va bien ensemble, non ?
-> manu -> Murakami, certes... peux-tu donner des références plus précises ? Parles-tu du fameux Haruki Murakami, ou d'un plus obscure Ryû Murakami ?... Je sens que je vais bientôt me faire une nouvelle japonaiserie, moi...

Écrit par : Oh!91 | 18 juin 2009

Le corps hummain est fait pour réguler les trops pleins. C'est comme quand tu as trop de larmes et que tu te mets à pleurer sans savoir pourquoi.

Écrit par : Christophe | 18 juin 2009

En ce moment, "Kafka sur le rivage". Je n'ai pas encore essayé Ryû, bien qu'il (elle ?) figure en meilleure place sur les rayons de la médiathèque Jojo Cannabis of Toulouse.
Contemplation, quand tu nous tiens...

Écrit par : manu | 18 juin 2009

Hé ben, y'a des jours où je me dis que c'est bien de pas avoir tout ça entre les jambes tiens ...
Oui parce que si c'est rapport à l'abstinence, moi c'est 15 draps qu'il me faudrait pour éponger le bordel, pfff !

Écrit par : feekabossee | 18 juin 2009

-> Christophe -> Moi, j'ai des trop de tout, et je déborde par tous les bouts...
-> manu -> Bon, je n'avais pas encore lu ton nouveau com, je viens de passer par hasard à côté d'une librairie, et je me suis offert : "Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil", de Haruki Murakami (mais je ne suis pas sûr qu'il y ait vraiment des déversements de sperme, c'est surtout pour faire connaissance avec cet auteur que l'on dit magistral), et "Raffles Hotel", de Ryû Murakami - où j'ai comme l'impression il doit y avoir un peu plus de frottements et de rugosité... J'en rends compte bientôt, 'nch-Allah
-> feekabosse -> 15 draps de sperme à éponger !?!... A vrai dire, je ne sais plus si ça relève du rêve ou du cauchemar...

Écrit par : Oh!91 | 18 juin 2009

Le cauchemar mon grand le cauchemar ...

Écrit par : feekabossee | 18 juin 2009

pollutions nocturnes...ça reveille des souvenirs pas tres ageables (reveil,attendre que ça seche) ,mais je pensais que c'était reservé aux ado ! il y a qq années je craignais que ça arrive, bon, je fais bien de ne pas etre trop abstinant.
portes toi bien,bonne introspection, recherche l'enfant que tu etais, ce que tes parents étaient, leurs traumatismes, nous sommes aussi le resultat d'une histoire, mais surtout ne te devalorise pas,nous sommes tous semblables, ou si peu differents. (quand tu parles d'usurpateur, d'etre personne, c'est un peu moi, pour ce qui est du cameleon aussi meme si je le fais avec moins de talent que toi)

Écrit par : kriss007 | 23 juin 2009

-> feekabossee -> en même temps, mes cauchemars à moi sont rarement sexuels...
-> kriss007 -> je ne parviens pour l'instant à trouver de vrais traumatismes d'enfance, mais rechercher ceux de mes parents, pourquoi pas, je crois qu'ils en étaient pétris, et que je suis victime de processus ataviques prononcés... Je vais m'aventurer sur ce terrain, tiens...

Écrit par : Oh!91 | 24 juin 2009

Arfff ... Il est des nuits qui sont agitées sans que les mains n'y prêtent leur concours !!!
En tout cas, mon pauvre, tout cela n'est que passager. Ca va, ça vient (ne crois qu'en utilisant des formules pareilles j'essaye de près ou de loin de réveiller ta libido) ...

Et puis bon, les photos illustrant tes articles sont toujours aussi ... ah la la, c'est pas bien !!!!

Je t'embrasse

Écrit par : tto | 24 juin 2009

-> tto -> la grève de la libido sera forcément passagère, mais le chagrin d'amour, tu en sais quelque chose, toi ? Déjà un an qu'il dure ! Merci de ton passage et de ta petite trace...

Écrit par : Oh!91 | 25 juin 2009

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