Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

27 avril 2009

un matin au Charlot

Gay_Couple_Kiss_under_Water.jpg

Le ciel était clair, ce matin, une douce lumière pastel baignait Paris, encore calme. Les trottoirs luisaient après le passage des camions d'entretien de la Ville, mais le trafic était au ralenti. Les garçons du Charlot, décontractés et concentrés avant l'arrivée des premiers clients, très pros, comme à chaque fois, avaient ce petit rien d'impertinence qui fait la différence. Qui fait qu'on y revient.

Je me suis installé dans une chauffeuse et ai commandé un petit déjeuner Coup de coeur, avec orange pressée et oeuf à la coque. J'ai d'abord fini la lecture du Convoi de l'eau, de Akira Yoshimura, qui raconte les derniers instants d'un village avant son engloutissement dans la retenue d'eau d'un barrage en construction, dans le Japon de l'après-guerre - vus à travers le regard d'un des ouvriers du chantier. Poignant, je t'en reparlerai. Et puis j'ai ouvert mon ordinateur, pas peu fier de m'être laissé aller, seul, à ce petit moment de plaisir pour commencer ma semaine. Pas peu fier d'être - déjà ? - dans cette sérénité retrouvée, en fait.

Je venais de déposer dans l'aurore mon ami d'amour à l'aéroport pour un voyage de j'aurais rêvé faire avec lui, que j'avais rêvé faire avec lui, mais où il partait sans moi. Et pourtant j'étais là, dans cette salle du Charlot à déguster un instant simple de plaisir volé au chagrin, comme une victoire.

Est-ce parce que j'eus auparavant mon comptant de tendresse ? de promesses ? Parce que finalement cette amitié réussit à se faire, malgré les heurts ? Parce que je vois pour la première fois, près de ce bistrot du troisième arrondissement où je sirote mes dernières gorgées de café, dans quelques minutes à peine, en fait juste après avoir posté ce billet, celui avec qui je déciderai peut-être de commencer un travail sur moi ? (tu fus le premier à le savoir)

Du monde arrive et s'installe dans le décor de boiseries et de faïences. Lui vole dans le ciel d'Europe. Certains viennent d'ouvrir leur ordinateur, le lieu est connu pour offrir une connection Wifi. Je ferme le mien et te laisse à cette douce journée.

Commentaires

:)
( juste j'aime bien siroter mon café en silence pas tres loin de toi)

Écrit par : Cécile. | 27 avril 2009

C'est bien le Charlot... quand c'est pas trop bondé ;))

Écrit par : deef | 27 avril 2009

Il semble doc que le travail sur toi a été largement entamé !!! ta plueme est retrouvée, légère et douce

Écrit par : Francis | 28 avril 2009

" Et pourtant j'étais là, dans cette salle du Charlot à déguster un instant simple de plaisir volé au chagrin, comme une victoire." Instantané de plaisir qui s'inscrit délicieusement dans la philosophie du Carpe diem parfois rebaptisée "Collection de plaisirs minuscules"...

Écrit par : Rouge | 28 avril 2009

-> Cécile -> Merci... Toujours un poil allongé, mon café ;
-> deef -> au petit matin, tu es tranquille : rien à voir avec un soir de fin de semaine ;
-> Francis -> Ce qui est étonnant, c'est que le seul fait d'avoir décidé ça m'a libéré et me laisse le coeur plus léger ;
-> Rouge -> Sage, la philosophie du Carpe Diem, sage...

Écrit par : Oh!91 | 29 avril 2009

sage et salvatrice... (sourire)

Écrit par : Rouge | 29 avril 2009

Les commentaires sont fermés.