Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

19 avril 2009

week-end aux archets infinis

violoncelle18-5_2.jpg

Il pleut - Ah ! non, il pleuvait, tiens. Il n'y a plus de sorbet à la mangue au congélateur.

Les week-ends ont coutume d'être courts, toujours trop courts. Les miens sont longs comme des jours sans pain.

Cette après-midi-là
j'aurais voulu moi être son violoncelle
et aujourd'hui encore
éprouver ses doigts tendres sur ma hampe
sentir le contact de son archet sur mes organes vibrants
être enlacé moi à moitié de ses jambes à moitié de ses bras, reposer moi sur sa cuisse ouverte

Un archet de violoncelle, c'est 80 à 82 grammes de bonheur, et 72.5 cm de frustration.

Il y a un an, je le faisais souffrir, sans m'en soucier presque, mais je l'aimais, mais je le faisais souffrir
mais je l'aimais
déjà

Et je m'en veux à mourir de ce que j'infligeais alors à son silence.

Nous dirons le temps où j'étais son autre violoncelle.

Le paradis. Voilà, j'étais au paradis, j'ai connu le paradis. Ne dis pas que c'est un privilège. La seule fois où dans ma vie, j'avais dans les mêmes mains l'amour, la sérénité et la reconnaissance. J'en étais vaillant, explosif et créatif. J'aimais et j'étais aimé. Rien ne me résistait et rien du coup n'avait d'importance, même pas l'avenir. C'est pour cela que le reste, tout le reste vois-tu, fut-ce l'avenir même, est condamné à ce goût de mort.

Dis, je vais encore rester longtemps un monsieur triste ?

Commentaires

Tu sais que tu peux connaître le bonheur. Ca doit, comme les sakuras, fleurir cycliquement. Débrouille toi pour être présent et alerte la prochaine fois qu'il va éclore.

Même si éclore, au futur, c'est difficile à conjuguer.

Écrit par : manu | 19 avril 2009

JE ne te dirai pas que c'est un privilège, toi et moi savons que ce n'en est pas un quand cet amour nous est retiré ... C'est comme "je ne laisserai personne dire que 20 ans est le plus bel âge de la vie", ça ...;-(
Dis moi qu'on s'en sortira, de grâce ... Tu m'as precedé dans ce séisme et chaque fois que je te vois replonger je doute davantage ...
Verra-t'on un jour le bout du tunnel? Y a t'il une lumière au bout du chemin ...

Écrit par : Manue | 19 avril 2009

Il y a toujours une lumière pour qui veut l'allumer.... la semaien dernière j'ai appris le décès d'une ancienne collaboratrice, face au cancer, "par arrêt de l'arbitre", 54a, jeune grand mère, parfaite hygiène de vie...donc forcèment en pensant à elle, moi j'ai allumé ma lumière, je vis....

Écrit par : Francis | 20 avril 2009

Une étape, tu vis une étape, pas forcément facile je te l'accorde. Sans trop savoir quoi te dire j'espère simplement que tu retrouveras la joie de vivre, pour toi et l'avenir, tu ne peux rester dans la tristesse de ce qui fut, de ce qui est maintenant, il te faudra surement arrêter d'entretenir un feu qui ne veut plus prendre et te faire ainsi du mal. Je t'embrasse très fort, en te souhaitant le meilleur.

Écrit par : Bougrenette | 20 avril 2009

-> manu -> Je sais que je l'ai connu. Mais ne le connaissant plus, j'en reviens à mes démons, ceux qui me jettent depuis quarante ans le même regard de mépris et de médiocrité, qui me rendent au mieux quelconque et insignifiant, au pire dérangeant et détestable. Je sais aussi que des sakura peuvent fleurir, qu'il en fleurit presque chaque jour, et sans doute d'autres arbres merveilleux à d'autres saisons, mais juste loin de moi, loin de ma vue.
Je me contenterais d'une "éclore" au conditionnel présent...
-> manue -> la lumière, je la cherche, jusqu'à présent, lorsque j'ai cru la voir, il s'agissait de leurres. Mais avons-nous d'autre choix que d'avancer ? A tâtons ?
-> Francis -> Oui bien sûr, accepter que cette pénombre soit une façon de lumière, après-tout, on y distingue encore des ombres et des silhouettes ;
-> Bougrenette -> "arrêter d'entretenir un feu qui ne veut plus prendre"... Mais je ne le peux pas, arrêter, je m'échine à souffler, et à souffler encore dessus, à en éteindre les flammes chaque fois qu'une braise en offre une. Tout en sachant que c'est inévitable.

Écrit par : Oh!91 | 20 avril 2009

Les commentaires sont fermés.