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18 avril 2009

la tendinite et le papillon

natation.jpg

J'ai appris une chose, depuis que je nage. Face à une tendinite naissante, surtout ne pas opter pour l'immobilisation radicale et immédiate. Parce qu'alors, elle s'installe, et personne ne sait plus pour combien de temps. Ce qui suit, c'est le fruit de l'expérience, parce que j'en ai testé, des remèdes...!

Nous les nageurs, nous sommes particulièrement exposés au risque de tendinite de l'épaule. C'est rarement une séance qui va la provoquer directement, mais plutôt une gestion peu précotionneuse de l'après-séance : avec un mouvement inconfortable mais répété, la conduite prolongée d'un véhicule, le passage compulsif des vitesses dans un contexte d'embouteillage, la pratique excessive du clavier ou... de la masturbation. Bref, je suis un client à risque.

luxation-epaule-reci3.jpgRégulièrement confronté à des résurgences de ce type, je pratique deux choses : d'une part, faire attention : ne pas titiller inutilement la douleur, chercher au contraire à la détendre par des étirements bien pensés - bon, moi, je suis plutôt intuitif dans ce domaine... Et d'autre part, ne pas sauter de séance de natation. Aller nager malgré tout, en se mettant bien à l'écoute de sa douleur. Ne pas aller au point de rupture, mais ne pas endormir la bête non plus.

Les petite contrariétés avec lesquelles je te saôule depuis quelques jours - pour ne pas dire la dépression chronique dans laquelle je me vois sombrer - ne m'ont conduit pour l'instant ni à tomber en arrêt maladie, ni à lâcher la piscine, c'est bon signe. Mais j'en paye un autre prix : le retour de ma tendinite. C'était mardi. Eh bien mercredi, je n'ai fait ni une, ni deux : piscine, et tiens-toi bien, papillon : c'était le jour (oui, j'ai mes manies, et parmi celles-ci, mes séances sont ordonnées : une fois sur quatre, c'est dominante papillon). Papillon... franchement, c'était risqué pour un jour de tendinite, et je m'étais préparé à un éventuel repli stratégique, genre planche avec battement de jambes (exercice dont j'ai une sainte horreur, mais bon !).

Mais finalement, j'ai vu mon corps s'adapter presque de lui même à la situation : au moment où les mains sortaient de l'eau, embrassant la ligne pour partir à toute vitesse se jeter vers l'avant, le point dans l'épaule se faisait sentir. Alors peu à peu pour y échapper, mon corps s'est mis à onduler différemment, d'un mouvement plus ample, plus souple, comme pour prendre le relais des bras. Pour substituer une puissance de glisse à la puissance de poussée. Je crois qu'au cours de cette séance, j'ai beaucoup progressé dans la technique de cette nage exigente.

Dès la sortie de la douche, et depuis : plus de tendinite. Disparue, effacée, enfouie. Si seulement elle avait pu emmener ma déprime avec elle...!

Commentaires

Et si tu appliquais à ta dépression le même traitement qu'à ta tendinite ? ;))

PS hors sujet : ta petit phrase en japonais (je suppose que c'est du japonais) est intraduisible par le traducteur en ligne ; je n'arrive pas à savoir ce que tu m'as dit :(

Écrit par : deef | 20 avril 2009

-> Deef -> Ca veut dire : "Habitué à vivre sans clés, je passe la nouvelle année. De quoi d'autres dois-je encore me dessaisir ?" Note que je t'ai écrit ça comme j'aurais pu t'écrire autre chose, j'ai vu que ça s'était lâché sur les caractères exotiques, alors j'y ai mis ma touche. Mais tranquillise-toi, je ne connais rien au Japonais, il s'agit d'un petit poème dont j'ai trouvé (et publié récemment) une version bilingue. Voilà. Mais il fallait bien que je laisse ma touche dans ce 61ème (mon Dieu ! 61 !) commentaire sur ton blog.
Pour la dépression, je cherche l'ondulation. Pour l'instant, j'en suis à l'insomnie.
(PS : merci de n'avoir pas laissé ce billet sans commentaire, ça m'aurait meurtri)

Écrit par : Oh!91 | 20 avril 2009

un petit rémède..la voiture automatique ! finis les passages de vitesse.. surtout en région parisienne, ça enlève de la fatigue au bras et laisse de la place pour... ben oui pour quoi au fait ?

Écrit par : Francis | 20 avril 2009

-> Francis -> Tu rigoles, mais j'y pense souvent, au boîtier automatique, encore que j'aime trop avoir la maîtrise, comme pour... ben pour quoi, au fait ?

Écrit par : Oh!91 | 20 avril 2009

C'est trop top-moumoute la BV auto : j'en rêve, ma prochaine voiture sera automatique sinon rien.
Ce qui laisse place à l'appréciation des paysages et à une diminution notable du stress en cas d'embouteillage, lot commun des automobilistes parisiens, sans compter qu'avec les BV nouvelle génération, le plaisir de conduire reste intact et la consommation est même désormais moindre qu'avec une BV manuelle.
J'en rêve alors mon tank actuel n'a même pas la direction assistée :(

Écrit par : deef | 20 avril 2009

-> deef -> Et le boîtier automatique, pour accélérer la sortie de dépression, tu connais aussi ?

Écrit par : Oh!91 | 20 avril 2009

Rhaaaa, nan, mais si j'en trouve un, te l'envoie, promis ;))

Écrit par : deef | 21 avril 2009

-> deef -> Je compte sur toi. Mais sans attendre que tu me le dégottes, on peut tenter un autre remède, du genre coup à boire ?

Écrit par : Oh!91 | 21 avril 2009

Absolument, quand tu veux.

Écrit par : deef | 22 avril 2009

Les commentaires sont fermés.