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25 décembre 2008

tester encore l'adamantin du lien

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Il y a plusieurs façons de marquer la trêve des confiseurs, de s'éloigner de l'écran pour se consacrer à autre chose, de s'immerger dans l'esprit de la fête, d'être tout entiers à ses proches, avec du temps non compté, de s'extraire du monde et de ses hiérarchies suffocantes.

Plutôt que dix jours de jachère, j'ai préféré parsemer, en version préprogrammée, cet écoulement paisible de retours en arrière, revenir avec toi sur des billets qui m'ont touché, les mettre en regard d'émois à moi, parfois déjà lourdement partagés avec toi.

Tu vas donc retrouver ici, jusqu'à l'année prochaine, des choses déjà lues ailleurs, et tant mieux si s'y trouvent aussi pour toi des découvertes.

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"Ensuite, vous abordiez le chapitre des amitiés amoureuses. Sujet scabreux s'il en fut - et pourtant vous saviez devoir tester encore l'adamantin du lien lorsqu'il restait ouvert. Des mains se frôlaient sur la table, sous la table des pieds se heurtaient ; et votre colère équivoque fleurissait sur cette tranche - lier, renouer, effacer, prendre et donner, désirer, croire.

Le jour se leva sur la défaite des obscures raisons."

Manu Causse-Plisson

Dans ton blog, le 10 décembre 2008

L'adamantin du lien. Longtemps j'ai médité cette expression, rencontrée un jour sur le blog de Manu Causse-Plisson. L'adamantin, ce qui, dans le lien, relève donc du diamant, ce qui en a l'éclat, la dureté. Tentant le pari de l'amitié amoureuse, m'aventurant sur ce sentier sans trop savoir où il me menait, j'étais donc parti pour ne garder de l'amour que son diamant brut, sa pureté absolue parce que je l'en aurais dépouillé de tout le reste : la banalité, le quotidien, les habitudes, mais aussi la jalousie, la possessivité, la vanité...

Voilà ce que me disait Manu : avec l'amitié amoureuse, le lien restait ouvert, je n'avais pas d'autre choix que d'en éprouver l'éternité, malgré ses ambiguités douloureuses et ses heurts.

Et depuis j'attends le lever du jour pour que s'y dissipent ces énigmatiques "obscures raisons". J'attends. Sans y croire vraiment.

Commentaires

On est deux ... à attendre ...

Écrit par : Manue | 25 décembre 2008

-> Manue -> Deux à attendre, et deux... à essayer d'y croire encore ?

Écrit par : Oh!91 | 26 décembre 2008

Oh, y croire n'est rien. C'est savoir qui peut poser problème.

bises de noël à toi, à ton blog courageux et à tes lecteurs,

ton


Manu

Écrit par : manu | 27 décembre 2008

bof, non, plus trop de raisons d'y croire encore, moi ... La stabilité d'un quotidien et le respect des engagements personnels et professionnels sont plus forts ... ils m'ont vaincue et ont vaincu mes mots ... pourtant je crois si forts aux mots, et, là ils ne m'ont pas sauvée ... j'essaierai donc de me sauver grâce à eux moi-même en écrivant ... mais pour l'heure, c'est pas la joie ... j'attends ... je sais pas quoi ... d'avoir le courage d'aller attendre ailleurs, de sortir de mon quotidien que je me suis laissé imposer, pour aller m'en crééer un qui me soit propre ... mais je ne sais pas si je l'aurai un jour, ce courage, seule ... A deux, je l'aurais eu ... mais là ... pourtant j'ai juste l'impression de passer à côté d'une partie de ma vie et c'est terrible ...

Et oui, Manu, tu as raison, c'est savoir qui pose problème ...

Écrit par : Manue | 27 décembre 2008

-> Manu -> Et joyeuses fêtes à toi et à tous les tiens. Merci de cette fidélité ;
-> Manue -> Se sauver grâce aux mots... il y a de ça. Et grâce aux amis, aux présence "miroir" qui permettent au moins de croire en autre chose.

Écrit par : Oh!91 | 28 décembre 2008

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