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23 décembre 2008

c'est moi le boss

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Cafouillage, hier midi, à la piscine Roger Le Gall. Comme d'habitude, passé 12h 30, les clubs réquisitionnent les deux lignes de droite.

Mais les surveillants de baignade vacataires, qui assurent l'intérim pendant les fêtes, tardent à mettre en place les lignes d'eau pour le grand-public. Résultat, pendant un bon quart d'heure, nous nous retrouvons tous dans une seule et même ligne, là où il en faut trois en temps normal : celle des "nageurs avec matériel" (entendez palmes, tubas, etc.), celle des nageurs "détente", (entendez le papy et la mamie qui se font la brasse pépère version poids mort), et celle des nageurs "rapides" (entendez crawl, dos crawlé, et surtout, surtout, en temps normal : brasse interdite). Ça fait du monde, et du tangage.

Bon an mal an, je me lance. Dans un cas comme ça, j'opte pour le crawl, c'est la seule façon de se faufiler. Sur une longueur de 50 mètres, ça finit toujours par passer.

A un moment, je réalise que la jeune fille que je suis en train de dépasser est elle même en train de doubler quelqu'un, lequel se trouve également en situation de dépassement. Nous sommes donc quatre de front. Dois-je lâcher prise et me rabattre ? Rapide coup d'oeil vers l'avant, il reste 15 mètres à tout casser avant le mur, personne en sens contraire, c'est décidé, je mets les turbos, accélération maximum. Objectif : toucher le premier pour repartir en tête, et me gagner un horizon dégagé pour quelques coulées.

J'ai déjà vingt-quatre longueurs dans les pattes, des cent mètres ou des deux-cents mètres quatre nages. Mais il n'y a pas vraiment le choix, ou tu t'imposes, ou tu te laisses embourber. Et là, je suis chaud.

Des quatre, je pars avec un léger handicap, quelques mètres tout au plus, mais a priori, je suis le plus rapide, c'est donc jouable, il suffit d'un coup de reins. Je donne le maximum et je touche.

Le challenge relevé, il faut ensuite s'en montrer à la hauteur, ne pas lâcher le rythme. Avoir tout donné dans une accélération improvisée t'a coupé le souffle, mais tu n'as pas le droit à la récupération, sinon tu perds le bénéfice de l'effort, alors il faut tirer, se trouver un mouvement adapté, qui maintient un minimum de vitesse tout en te permettant de reprendre le contrôle du souffle. A la relance, tu n'es pas loin de capituler, les bras semblent ne plus répondre, il faut leur trouver de nouveaux appuis, solliciter d'autres muscles, pousser plus court, essayer de sentir une vague sous toi, te la créer, n'importe quoi, quelque chose qui te porte.

Tu ne vois plus ce qui se passe derrière, mais tu devines la pression qui ne se relâche pas. Et sous la pression, ça marche, tu avances, ton souffle revient, tu glisses, l'eau s'ouvre devant toi, encore, encore une fois tu l'as domptée. Comme ce jour-là. Et sur ce retour, tu t'es vraiment affirmé comme le boss alors que tu étais à deux doigts de basculer dans le ridicule.

Arrivé au bout de la longueur, tu constates les dégats, le creux s'est fait, tu repars d'un mouvement léger, tu n'as plus rien à conquérir. A l'arrière, plus personne ne suit. Tu es en croisière.

Commentaires

Tu ne seras pas étonné que je nage entre 10 et 15 km par semaine ... mais je fais partie des nageurs "avec matériel" (palmes en dos - et tuba et masque en brasse) ... et je peste sans cesse contre les crowleurs comme toi, qui ne bénéficient pas dans ma piscine pourtant olympique, de couloirs différenciés par rapport aux porteurs de matériels ... et qui m'EMMERDENT grave ... ! surtout quand ils ont le mauvais goût d'être de gros bourrins qui râlent, en plus, à forte voix après tous ceux qui les empêchent d'avancer ... (j'en ai un comme ça, dans ma piscine, moi il me laisse tranquille à peu près parce que je le vanne, mais je sors parfois de l'eau en s'linsultant tellement il emmerde les pauvres papys à palmes qui ne font que de la rééducation ... !) ... mais quelque chose me dit que tu te dois te comporter mieux, toi ... !

Écrit par : Manue | 23 décembre 2008

-> Manue -> Entre 10 et 15 km par semaine ? Wouah ! je suis battu. Je faisais ça quand je vivais à Budapest, 3.000m, 6 fois par semaines. Aujourd'hui, j'en suis à 1.500 à 2.000 mètres, 4 à 5 fois par semaines. Je ne suis déjà pas peu fier de tenir ce rythme, avec un boulot absorbant, une vie sociale qui ne cesse de s'animer, et un blog à tenir... Bravo, donc. Bon, moi, je nage à mains nues, et à pieds nikelés. Je ne joue pas au bourrin en général, sauf quand il en va de la sauvegarde de ma session. Les poids morts, qu'en secret je voue aux gémonies, ont quand même droit à de grands sourires à la sortie du bassin, et les coups, j'en reçois bien plus souvent que je n'en donne, car je suis attentif aux autres. Je suis en général plus en colère contre les surveillants de baignade qui décident de ne pas s'emmerder la vie en "gérant" les lignes qu'aux autres nageurs. Fondamentalement, je crois que tous les niveaux de pratique doivent avoir droit de citer. Je comprends ceux qui aspirent à faire du sport à un haut niveau, qui revendiquent le droit à la vitesse, et ceux qui sont en simple "rééducation", comme tu dis. J'en veux aussi parfois aux horaires d'ouverture, ramenés à la portion congrue pour le public. J'ai hâte d'être de retour à Budapest : là-ba, c'est 6h - 22h pour le grand public, et les lignes, Dieu sait qu'elles sont en place et respectées.

Écrit par : Oh!91 | 23 décembre 2008

Finalement, la piscine municipale, c'est un lieu vachement discriminatoire. :)

Écrit par : Aïn | 23 décembre 2008

Ouehhhh je connais ce genre de sensation, moi c'est dans l'athlétisme que ça me fait ça et mon truc pour niquer les autres c'est d'imaginer qu'il y a un million d'€ qui m'attendent au bout (c'est con je sais mais ça marche) enfin faut être un minimum vénal pour ça, à la base j'passais pour de souhaiter de joyeuses fêtes mais bon ;)
Bizzzzz!

Écrit par : ... | 23 décembre 2008

Et tu es le maître du monde, pour quelques secondes ;-)
Ceci dit, j'imagine qu'un coup de palme dans le nez, ça doit se sentir passer :-)

Écrit par : Bougrenette | 23 décembre 2008

"Je ne joue pas au bourrin en général" non, mais parfois tu fais du poney !
Rooo p'tin, chuis grave moi ce matin, pourtant j'aime bien les corps des nageurs, je les trouve beaux, pi en plus ici, ils sont souvent tous nus ...
Bon allez je file de là, sinon, je vais encore me prendre des vapeurs.

Écrit par : feekabossee | 24 décembre 2008

J'ai arrêté la natation : trop dangereux, entre les nageurs qui doublent sans visibilité, ceux qui nagent bourrés, ceux qui n'ont pas de pneus neige.

Écrit par : Nicolas J | 24 décembre 2008

-> Aïn -> Ne pas confondre organisation et discrimination. Quand on est nombreux à vouloir s'égayer dans le grand bain de la vie, et que l'espace est compter, la meilleure façon que les plus forts n'écrasent pas les plus faibles, c'est d'ériger des règles. C'est vrai aussi pour les piscines municipales. Un poil d'organisation et de bon sens suffisent parfois à éviter les frustrations de chacun ;
-> ... -> J'essaierai le coup du million d'euros, si ça se trouve, ça me permettra de faire tomber mon 100m en dessous de la minute 21. Si je me chope une tendinite, je t'enverrais la facture de l'ordonnance ;
-> Bougrenette -> Le maître du monde... disons le maître de la ligne des amateurs initiés, mais ça fait parfois du monde, déjà, c'est vrai ;
-> feekabossee -> Si je te disais que je me suis mis à la piscine, un jour de mes trente ans, à Budapest, pour le seul plaisir des hommes nus sous les douches... Il y a un peu de ça, c'est pourtant vrai, même si il y avait aussi, bien sûr, le besoin devenu vital de m'occuper de mon corps. Allez ! laisse monter les vapeurs, c'est Noël ;
-> Nicolas J -> Bah ! faut pas arrêter la natation pou si peu, faut surtout se trouver une piscine où le trafic est un peu mieux organisé. Va voir à KB, justement : à nouvelle piscine, nouvelle organisation, peut-être.

Écrit par : Oh!91 | 25 décembre 2008

Tu te décides enfin à avoir des couilles ?

Écrit par : wajdi | 27 décembre 2008

-> wajdi -> Avec un million d'euros, on s'achète des couilles en or, non ?

Écrit par : Oh!91 | 28 décembre 2008

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