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15 décembre 2008

la démarcation républicaine

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Il y a racisme et racisme. Le racisme ordinaire, entretenu par un sens commun mal instruit ou des petites humiliations du quotidien. C'est un racisme que la misère n'excuse pas mais où l'on trouve des circonstances atténuantes. Il y a le racisme de mégarde, celui que l'on rejette dans la théorie, avec des accents et des trémolos souvent sincères, mais qui s'accommode sans s'en rendre compte de discriminations intériorisées, presque culturelles, issues d'un héritage post colonial. Et il y a le racisme construit, idéologiquement fondé, celui qui se pare d'érudition, de pensée philosophique, qui pénètre les couches élevées de la société et peut conduire, entrainant les deux autres, à des atrocités quand le siècle s'y prête.

Aucun de ces racismes n'a donc grâce à mes yeux. Il en est un que je pourchasse chez moi-même, peut-être pas toujours avec suffisamment de hargne, car je reste malgré moi pétri de cet état de petit blanc. Mais il est un repère, une ligne de démarcation indépassable, une frontière républicaine, un sujet sur lequel je peux ne plus tolérer le débat pour m'en tenir aux valeurs. Et combattre.

Je considère ainsi les tenants des idéologies racialistes comme des individus redoutables, et donc infréquentables.

Ils ont pourtant pignon sur rue, ils publient, ils s'organisent, ils diffusent, aussi, ils sont parfois cités par des ambassadeurs mal conseillés, cherchent à s'entourer d'alibis moraux, histoire de rester fréquentables. Ils habillent leurs thèses avec talent, et ne manquent pas d'entregent.

Il en est un qui fait parler de lui, entre autres parce qu'il intervint au moment de l'affaire Finkielkraut en 2006. Il s'appelle Renaud Camus.

Je n'ai découvert son existence, sot que je suis, qu'à la faveur d'attaques répétées sur ma personne et sur mon verbe, auxquelles se livre sur son blog un individu dont on me dit qu'il anime son comité de soutien. Tout comme moi je suis fan de Bach - mon dieu, que cette expression est idiote, j'en entend encore pouffer dans le 16ème - lui, il est fan de Renaud Camus. Cela existe donc.

Renaud Camus est l'auteur, parmi beaucoup d'autres, d'un ouvrage récent qui a pour titre Le communisme du XXIème siècle, pour qualifier l'Anti-racisme. Un torchon, inutile de le dire. Bourré d'érudition et de sophistication, là n'est pas la question.

Note bien que je ne m'en émeus ici que parce que je suis triste de voir des amis à moi, certains pour lesquels j'ai un profond respect quand ce n'est de l'admiration, de gauche pourtant, je crois pouvoir le dire, lui réserver, malgré ses petites mesquineries perverses, quelques faveurs amicales, et parfois un peu de complaisance. Ce n'est pas à eux que j'en veux, et j'espère qu'ils m'excuseront de se reconnaître.

Mais bon, les lignes de démarcations républicaines, chacun se les fixe où il veut, et le bonhomme avance masqué.

S'il est l'heure de les éclairer, je voudrais juste citer quelques perles de ce bouquin de Camus, où "le bruit et l'odeur" se conjuguent à tordre les boyaux :

A propos de la société française : "L’islamisation progressive est d’abord portée par la démographie, dans un double aspect : l’immigration d’une part, les taux de reproduction nazi_medias.jpginégaux d’autre part. L’islam, très imparfaitement bien sûr, mais assez étroitement tout de même, est lié à certains groupes ethniques ou nationaux qui fournissent depuis trente ans les plus gros contingents de l’immigration. Les musulmans représentent donc, en proportion, une partie sans cesse croissante (mais jamais sérieusement évaluée) de la population. Or cette proportion croît d’autant plus, et d’autant plus vite, que selon toute apparence (même si c’est impossible à vérifier) leur taux de reproduction est plus élevé, voire beaucoup plus élevé, que celui de la plupart des autres parties de la population".

J'ai déjà mal à l'idée que de telles choses se retrouvent imprimées sur ce blog. Je continue ?

"C’est le rapport "arabo-musulman" à l’espace, (...) à la ville, à l’immeuble, au hall d’immeuble, à la tuyauterie, au trottoir, au regard, à la salive, à l’objet, au détritus, au travail, à la femme pour l’homme, à l’homme pour la femme, au corps, à la vie humaine, à la sexualité, à l’homosexualité, à la politique, à la loi, à la parole, au pacte social et ainsi de suite, qui s’imposera de plus en plus largement. Des villes comme Alger ou Gaza, des pays comme l’Algérie, la Tunisie ou la Palestine, des scènes de rue comme celles qui s’observent à Ramallah ou à La Mecque, des systèmes économiques et d’économie parallèle, des taux de chômage, des répartitions de l’aide publique tels qu’en connaissent le Maroc ou la Jordanie, des modes de gouvernement comme ceux de la Syrie, de l’Egypte ou encore une fois de l’Algérie, peuvent sans doute nous donner une beaucoup plus juste idée de ce qui va advenir en France que l’étude attentive et docte du "modèle danois" ou du "paradigme blairien""

Tu en veux encore ?

"Ceux qui soutiennent ou préconisent les politiques natalistes avec l’espoir de contribuer ainsi à la défense des caractères spécifiques du peuple français oeuvrent en fait, à leur corps défendant, pour le résultat exactement inverse, puisque ces politiques sont et ont été de longue date l’un des plus puissants incitatifs qui soient à l’immigration de masse et à la contre-colonisation".

Contre-colonisation, c'est intéressant ce terme. C'est que le combat idéologique passe par les mots. Il faut créer des mots pour incarner les menaces et les prédictions censées agiter les peurs. On y parle donc aussi "d'urbanisation boumedieno-bouteflikienne", de "société ultra anti-raciste post-hitlérienne". Cet homme a l'art du néologisme. C'est une technique pour s'approprier la sémantique, un instrument de combat. (on peut lire là d'autres extraits tout aussi éclairants)

Je ne te renverrai pas sur le blog de celui dont je suis - avec parfois, pour des raisons encore plus obscures, ma copine Fiso - le souffre-douleur, et dont ce philosophe réactionnaire est le mentor. J'ai moi même fait voeux de ne plus lui faire don d'un seul clic et je m'y tiens sans déroger depuis plus de six mois. Non pas parce que j'y fut traité de niais, de pédé castriste ou encore d'alter-sodomite, au fond tout ceci est amusant, mais depuis que j'ai pris la mesure de ces connivences idéologiques putrides.

J'ai un peu mal à m'être aventuré sur ces terres vaseuses. Je m'attends à force mesures de rétorsion blogosphériques. Mais je les assumerai sans état d'âme. En souhaitant de tout mon coeur conserver - ou retrouver - mes amis, de gauche, et de talent.

Commentaires

Ambassadeur de quoi ?

Tu te rends compte que tu es en train de m'expliquer qui je dois fréquenter ? N'est-ce pas pire au final ?

Écrit par : Nicolas J | 16 décembre 2008

-> Nicolas -> Je parle du discours d'un diplomate lors d'une inauguration à la villa Medicis de Rome. Pour le reste, tu fréquentes qui tu veux. Et moi pareil.

Écrit par : Oh!91 | 16 décembre 2008

Deux choses aux entournures de ce billet, au-delà du fond.
"...et peut conduire, entrainant les deux autres, à des atrocités quand le siècle s'y prête." Je ne connais, même si je n'étais pas féru d'histoire plus jeune, que des siècles, hélas, qui s'y sont prêtés.
"Je m'attends à force mesures de rétorsion blogosphériques." C'est quoi la rétorsion blogosphérique ? C'est important ?

Écrit par : Olivier Autissier | 16 décembre 2008

"Et quand il ne restera plus que des pierres, ce sera nous encore..." Les futuriste de tout poil m'amusent toujours, avec leurs discours construits comme des citadelles - de sable, qui plus est.
J'ignorais tout jusqu'à ce matin de R Camus et ses épigones, la guerre des blogs m'est indifférente ; mais qu'on puisse dire avec un langage complexe les mêmes conneries que tout un chacun autour d'un verre de blanc à 10 heures du mat au PMU du Poney Fringant, cela n'a rien qui me surprenne.
Dans l'absolu, la phrase est : "P'tain, c'est le bordel, c'était mieux avant, si ça continue ce sera pas pareil".
Et seuls quelques connards d'étrangers bouddhistes même pas de chez nous prétendent que la seule chose qui ne change pas, c'est le changement.
bises de soutien - ils ne passeront pas par nous.

Écrit par : manu | 16 décembre 2008

Ton billet est formidable, bien écrit (comme tous tes textes, d'ailleurs!). Il me donne la nausée. Je suis sur le c... devant tant de mépris des différences, qui pour moi représentent la vraie richesse d'une société. Je ne connais pas ce M. Camus dont tu parles, mais je n'irai certainement pas me commettre sur son blog. Ces gens-là sont dangereux, ils parlent bien, avec un langage châtié, des références culturelles (ou contre culturelles plutôt), on a tendance à les écouter, plus que le Marcel du Café du Commerce avec son verbiage raciste grossier, lui on le regarde avec condescendance. Ces gens arrivent à noyauter, à influencer par en dessous, faisant un travail de sape lent et régulier. Ce sont les mêmes en fin de compte qui tentent de décrédibiliser nos services publics en "pourrissant le système de l'intérieur"... Leurs méthodes sont éprouvées, et nous, on rame pour apprendre à nos gosses ce que sont la liberté d'expression, l'égalité entre les humains et la fraternité... Notre pays ne mérite plus sa devise en ce moment...
Je dis tout ça avec mes mots, je n'ai pas ta culture immense et tes références bibliographiques ou littéraires, mais c'est du ressenti pur et brut!
Merci!

Écrit par : Med'celine | 16 décembre 2008

C'est très bien que tu le dises.
Maintenant, dans la blogosphère, je ne suis pas du tout convaincu que certaines guerres méritent d'être menées. En cela je rejoins Olivier A. . Le mépris et une indifférence bien affectées me semblent un meilleur recours.
Je souffre comme toi que des blogueurs que nous apprécions et respectons se compromettent avec de tels individus. Mais comme le remarque Nicolas, je ne me reconnais aucun droit pour approuver ou désapprouver quelconque de leurs fréquentations.
J'en suis triste, simplement, mais cela reste mon problème.
Qu'ils se tournent plus volontiers vers lui, ce prosélyte prétentieux et malsain, plutôt que vers toi ou moi, me pousse à relativiser certaines marques d'estime. Et les valeurs de la blogosphère.

Écrit par : Boby | 16 décembre 2008

Ohlà... R. Camus... Mon Dieu... Quel dommage que le sujet n'ait pas eu l'occasion de pointer le bout de son nez à l'époque de nos conversations quasi-quotidiennes. J'en aurais eu, des choses à t'en dire. Mais ! Rien du tout ici. Pas de blog-pub pour quelqu'un qui ne le mérite pas.
Ceci dit j'aime beaucoup le commentaire de Manu. Il résume tout ça parfaitement.

Quant aux 'valeurs de la blogosphère'... Bah... elles sont tellement fluctuantes, insaisissables et trompeuses... Est-on vraiment coupable parce qu'on est allé un jour chez un tel, par hasard, et qu'on a été d'accord, et qu'on l'a dit, une fois, par hasard....? Se méfier de ses fréquentations, soit. Par blog interposé, bôfff... Relativisons, oui, Boby. Mais aussi bien les apparences négatives que les semblances positives.

Écrit par : Lancelot | 16 décembre 2008

Ah, deux petits oublis à réparer :
1) Si sur la photo d'en haut c'est Camus, franchement, tous les mecs vont se précipiter sur son blog sans même faire attention à la teneur de ton article.... ;-)
2) Bon anniversaire.

Écrit par : Lancelot | 16 décembre 2008

-> Olivier Autissier -> Je te donne raison sur les deux points : il n'y a pas de temps où la vigilence serait accessoire. Quant aux rétorsions bloguesques, elles sont sans importance ;
-> manu -> M'enfin !?! Tu n'y penses pas ? Une Europe métissée ? Et multi-culturelle de surcroît ? Fossoyeur des valeurs de la civilisation ! Tiens, voilà, c'est dit ! C'est pas avec des laxistes de ton espèce qu'on s'en sortira !
-> med'deline -> Tu dis les choses très bien, avec des mots très justes, je n'ai aucune culture ni référence, je me débrouille comme je peux avec mes valeurs. Et ça me plait de voir qu'elles vivent encore, ailleurs, à l'hôpital, dans les services publics, et qu'on peut donc encore croire, malgré tout, à une société fraternelle, où l'humanité des êtres seule compte, et pas la couleur de leur titre de séjour. Merci de ce témoignage ;
-> Boby -> Les gens fréquentent qui ils veulent, ils rigolent sur qui ils veulent, c'est leur liberté. Et c'est la mienne d'expliquer de quel ordre sont mes réticences ou mon dégout, s'agissant d'idéologies putrides.
-> Lancelot -> Merci pour l'anniversaire ; t'es un tout petit chouya en retard... lol ! Je le redis, je ne juge pas en fonction des relations. Je les constate, j'explique pourquoi et comment je m'interdis de rentrer dans le jeu, je déplore qu'elles perdurent et aillent jusqu'à se manifester sur des grivoiseries dont ses propres amis sont l'objet... Mais malgré tout ça, elles ne me conduisent ni à cataloguer les gens, ni à les étiqueter, ni à m'en détourner.

Écrit par : Oh!91 | 16 décembre 2008

Lu et approuvé ;)

Écrit par : bénédicte | 16 décembre 2008

Je trouve pas ça très malin de la part du monsieur en question. Ca manque de cran, d'esprit chevaleresque.
On peut être, évidemment, pas d'accord avec ton billet sur Morales (moi-même je ne l'étais pas tout à fait), mais il aurait pu ouvrir le débat sur ton blog, sur son blog, ou par mail. Mais agir ainsi, t'utiliser comme cobaye pour illustrer sa pensée à la sauce Muray-Camus, c'est plutôt mesquin, pas très courageux.
Bref, faut plus y prêter attention. Ca ne le mérite pas. Le chien aboie, la caravane passe.

Écrit par : Aïn | 16 décembre 2008

-> bénédicte -> Excuse-moi, je n'ai pas pu m'en empêcher, même si c'est contraire à mes principes. Mais t'as vu que je me suis surtout attaché au fond, quand-même ;
-> Aïn -> Je ne vais plus y prêter attention bien longtemps, rassure-toi. "Esprit chevaleresque..." tiens donc, tu vois que sur ton menton, je ne m'étais pas beaucoup trompé ! Cette caravane présente des dangers, toutefois, pour qu'on ne la laisse pas totalement passer sans au moins mettre en garde.

Écrit par : Oh!91 | 16 décembre 2008

Tu modères Olivier ?
PArce que je viens d'écrire un long com qui n'est pas là :(

Pfff

Écrit par : Zoridae | 16 décembre 2008

Tout cela est complexe et ce le serait moins si ce n'était une affaire de personnes.

Tu sais qu'à une époque nous nous étions fâchés avec Didier pour des histoires de racisme et de Renaud Camus (quand je dis nous, lis Balmeyer, Dorham, Nefisa, Nicolas...) ? Nous somme loin, très loin de partager ses idées là-dessus et nous en discutons régulièrement et vivement avec lui.

J'ai un moment tourné la question dans tous les sens -peut-on avoir de l'amitié pour quelqu'un qui a des idées aux antipodes des nôtres ? - avant de reconnaître l'évidence : oui, puisque j'en éprouvais, malgré tout !

Avant de nous condamner, de tout mélanger, pose-toi la question ; n'as-tu que des amis dont tu aimes tout ?
N'as-tu que des amis qui s'aiment entre eux?

Parce que Didier est par ailleurs quelqu'un de brillant, de passionnant de généreux, de curieux, d'ouvert (si, si !), et d'extrèmement cultivé. En outre, il faut le connaître pour comprendre que ses pochades, ses coups de gueule tonitruants (il a les mêmes en vrai) ne sont pas animés par la méchanceté. Vraiment pas.

N'écoute pas tout ce qu"on" te dit et qui n'est pas animé seulement de bienveillance à ton égard.

Je t'embrasse,

E.

Écrit par : Zoridae | 16 décembre 2008

-> Zoridae -> Je ne modère pas, non, c'est un espace public, ici. Mais ma plateforme, hautetfort, parfois n'aime pas les commentaires trop longs, et prend le temps de les peser et soupeser, ils finissent toujours par retomber à leur place. Et en entier.
Tout d'abord, merci de passer et de commenter, je sais que ça n'a rien d'évident pour toi ici. Et sur ce sujet.
Ensuite, que "Didier" (et hop ! c'est toi qui le nomme) soit brillant, je n'en doute pas une seconde. J'ai souvent côtoyé à l'université de brillants, et très brillants réactionnaires, sans doute animés d'idées racistes, alors même qu'ils m'enseignaient la langue arabe. Ils étaient cultivés et fins, parfois pleins d'humour, ils parlaient avec érudition non pas de Balzac, mais de al-Jâhez, de Abou-Nâwas, et je les aurais pour certains, si je n'avais été simplement leur étudiant, invités à ma table. Je ne te (et par extension, vous) conteste pas le droit et même le plaisir que tu peux (vous pouvez) éprouver à en faire (ton) votre ami.
As-tu lu que je te (vous) condamnais ?
Disons que je suis troublé. Parce que "Didier" n'est pas que raciste (à côté d'être cultivé, intelligent, fin, ouvert, etc.), il est aussi prosélyte. Il répand. Il diffuse. Il instille. Et pas n'importe quoi : une pensée dangereuse, construite, étayée, qui se veut scientifique, mais que je crois d'une dangerosité considérable parce qu'elle ne sert qu'à nourrir les peurs.
J'ai des amis racistes. Et des membres de ma famille. Parfois sans même qu'ils le sachent. S'il n'est pas agréable de m'engueuler avec eux, je n'hésite jamais à le faire à ce sujet. Mais ils ne sont pas des prosélytes. Il n'organisent pas sciemment la diffusion de leurs idées. Cela fait une différence majeure.
Cela donc me trouble - surtout.
La propension à rire de ses vannes vaseuses et à ainsi sembler s'associer à ses moqueries n'est rien que sans importance.
Enfin, rassure-toi, j'avais réglé son affaire à "Didier" (rapport à son blog) dès le mois de juin. Je ne côtoyais pas alors de "on" qui ait pu - par malveillance ou peut-être par simple envie de partager une révolte - orienter mon regard ou mes lectures.
Pour résumer : c'est avec lui que je règle un compte ici, pas avec toi (vous), et encore : en réponse à une série d'attaques frontales. J'exprime en passant un trouble. Qui n'a rien de rédhibitoire. Ces quatre dernières lignes disent tout.
Je t'embrasse aussi.

Écrit par : Oh!91 | 16 décembre 2008

Mais tu lui fais de la pub en parlant de lui non ? Mais je suppose que c'est important pour toi.

Écrit par : Fauvette | 16 décembre 2008

j'ai parcouru rapidement ce billet,j'espere qu'il servira à se mefier de certaines lectures, à éviter ce r camus,que je n'ai jamais lu ( et qui eu un certain succès dans le milieu gay,dans le passé)
Tous ces gens du sud ont les meme qualités que celles des generations de provinciaux qui ont abandonnés leur campagne trop pauvre ,pour venir en ville.Ils ont eu le meme espoir dans des lendemains meilleurs et la meme force d'esprit,le meme courage et la meme volonté, ils ont aussi la gentillesse,le sourire et l'humanité, la generosité et la solidarité.Souvent je me trouve plus d'affinités avec eux qu'avec des petits blancs trop lisses et fades,ou embourgoisés et sur d'eux.

Écrit par : chris | 17 décembre 2008

Bravo... avec toi le blog prend une dimension supérieure. Au delà d'un coté futile (photos, musique, humour,etc) qu'on voit souvent et qui est sympa, toi tu écris, en pensant et tu portes des appréciations en justifiant ta position. Après à chacun de partager ou non... Hélas sur post je partage.... je dis hélas car en l'occurence je préférerais qu'il n'y ait rien à partager

Écrit par : Francis | 17 décembre 2008

Comme Bénédicte "lu et approuvé"
Je vis de plus en plus dans cet univers "mélangé",je ne comprends pas tout des cultures que je fréquente.
Ils m'acceptent comme je suis ,je les prends comme ils sont.
Nous avançons ENSEMBLE!
-c'est quoi la culture??????????!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Continus de DIRE.

Écrit par : mume | 17 décembre 2008

Je planche sur quoi te répondre, je pense, après nos échanges, que ce genre de discussions est mal aisé dans des « commentaires de blogs . Je le fais, après réflexion, histoire que mon silence ne soit pas interprété comme une « désertion » sur le sujet que tu évoques.

Tu n’es pas malveillant, je ne vais pas tomber dans un traquenard que tu n’as jamais songé à construire. Et je te remercie pour ta prévenance, pour le bénéfice du doute que tu entretiens toujours. Je ne vais pas cacher tes objections, que je comprends, sous le tapis. Peut-être développer ici, peut-être ailleurs, on en reparlera.

Je veux dire, quand même, je ne voudrais pas dresser non plus le grand barnum du simplisme. On n’est pas, dans les blogs, dans un grand parti, on est pas une grande famille, avec tout le monde qui est super copains, ou ennemis jurés. J’ai du mal, souvent, avec la vision qu’ont les blogueurs sur d’autres blogueurs. Les fantasmes, les a priori, les hypothèses érigées en vérité. La génération des blogueurs qui fait des leçons au journalisme, franchement, ça fait peur.

Je réfute toutes les visions simplistes qu’on peut dresser sur des gens qu’on ne connait pas, et qu’on ne souhaite pas connaitre. Les gens, dans les blogs, ne se répartissent donc pas en « maitres » et en « serviles », en rois et courtisans, en patrons et ambitieux. Les gens, à moins à mon sens, ne s’affectent pas en camps retranchés.

Dénoncer les rapports illusoires dans les blogs, tomber les masques, c’est bien, mais ça implique de les faire tomber, vraiment, activement, et d’arriver à penser que l’autre n’est pas forcément un con influençable, ayant, nécessairement, besoin d’une secte ou d’un groupuscule, ou un con prosélyte, ou un alter-sodomite.

Et j’envie ceux qui ont toujours des amis justes, des relations impeccables, dont la démarche est universellement correcte. Je pourrais détailler, décortiquer, expliquer mes relations, mes estimes, mes « actes », mais je ne le ferais pas, là. Ca ne ferait que conforter ce qui « nous » dépeignent comme des procéduriers staliniens noyés dans leur permanant auto-procès.

Je conclue en disant que je t’apprécie, comme d’autres ici, et cette situation dans laquelle nous sommes embarqués est scabreuse, cette démarche, si humaine pourtant, qui me vaut de passer pour un « consentant silencieux» ici, et là-bas pour un hypocrite bien –pensant moderne, je préfère l’entretenir, même si ça me fatigue, avec l’espoir… pff.. d’autre chose !

Voilà, le ton de mon commentaire ne reflète pas ce que je pense de toi (du bien !), mais plutôt cette folie du moment que je trouve absolument hallucinante. Un truc de malade, je me vois ouvrir mon blog, je n’imaginais pas, à cet instant… ça. Je souhaite que ce bouillon numérique se dissipe, pour tout le monde, parce que j’en ai ma claque !

Écrit par : balmeyer | 17 décembre 2008

Désolé, j'aurais lu, j'aurais voulu, mais je suis resté bouche bée, scotché par la photo ...

Écrit par : Bo | 17 décembre 2008

Moi je suis tendance Bénédicte!

Je n'aime pas lire sur des blogs des attaques personnelles, gratuites contre d'autres blogueurs (ou non)

Combattre les idées est une chose, juste, normale, attaquer les personnes sur leurs goûts, leurs choix, qui ils sont, en persifflant pour faire un bon mot qui amusera la galerie est détestable, mesquin, sournois.

Pour en venir à Renaud Camus, comme tu t'en doutes ce n'est pas du tout ma tasse de thé!

Cette islamophobie primaire, haineuse, développée dans un style impeccable, peut-être, me donne envie de vomir.

Aligner les poncifs crasseux pour stigmatiser un ensemble de personnes, me semble de plus dangereux.

" Or cette proportion croît d’autant plus, et d’autant plus vite, que selon toute apparence (même si c’est impossible à vérifier) leur taux de reproduction est plus élevé, voire beaucoup plus élevé, que celui de la plupart des autres parties de la population".

Quel mépris!

Et cela s'inscrit dans une stratégie de diabolisation, de stigmatisation, de discrimination...la vieille détestable technique du bouc émissaire...en période de crise, c'est bien pratique!

Allez, direct de la cour de l'école élémentaire:
"La bave du crapaud n'atteint pas la blanche colombe"

Ne te laisse pas atteindre, continue, à écrire, ton discours est juste humaniste, éclairé...les méchants c'est pas nous :-)

Baci baci

Écrit par : céleste | 17 décembre 2008

Bon, tu vois, j'ai mis le temps mais je l'ai lu ton billet. J'avais raison, il était long !
:p
Bon, moi comme tu sais, je partage l'avis de Boby (sur son premier commentaire, pas le second) et la réponse de Lancelot à Boby.
Je ne réponds à la bassesse et aux insultes que par le mépris.
Si monsieur Goux veut continuer à se branler la nouille sur mon blog ou le tien, grand bien lui fasse !

Écrit par : Fiso | 17 décembre 2008

Quand j'ai commencé à fréquenter les blogs, la polémique flambait. D. Goux avait insulté une blogueuse qui lui faisait état de la connivence que tu indiques. C'est en connaissance de cause que j'ai quand même mis le blog de Didier Goux dans ma blogroll. Non parce que je partage toutes ses idées mais parce qu'il accepte la discussion sur beaucoup de sujets et qu'il n'a pas la complaisance de ceux qui pensent avoir toujours raison. Je suis moi même persuadé d'avoir sans doute tort sur pas mal de sujets, sans doute complaisant et servile plus qu'à mon tour. J'ai toujours apprécié avoir des contacts avec des gens qui sont loin de ce je pense être et que je combats à l'occasion. Quant au prosélytisme, certains en font preuve de manière plus insidieuse.

Cela dit, tu as raison de dénoncer les propos de Renaud Camus, l'islamophobie, l'homophobie, le racisme.

Écrit par : mtislav | 18 décembre 2008

-> chris -> Ce que tu dis, c'est ce qui fait que nous sommes l'Humanité. Et que nous ne sommes réductibles à rien. Et que toutes les références à des valeurs civilisationnelles sont des foutaises, au seul usage d'imposteurs en quête de pouvoir ;
-> Francis -> merci pour le compliment. C'est vrai que sur ce sujet comme sur un autre, c'est important de "partager", et de ne pas déserter ;
-> Mume -> LA culture, LES cultures, LE DIALOGUE des cultures, les métissages culturels, la multiculturalité... quand on regarde l'histoire, ce n'est que lorsque il y a eu mélange, métissage, que de grandes civilisations se sont affirmées, elles ont toutes décliné dans le repli. Il ne s'agit pas de nier les différences culturelles, mais de regarder leurs confrontations comme des moteurs, de création et de richesse ;
-> balmeyer -> Rassure-toi : le ton de ton commentaire, plein de mesure, de prévenance, reflète assez bien sans doute ce que tu penses de moi, et j'ai bien compris que c'était du bien. Et tant mieux, parce que c'est réciproque. Très sincèrement réciproque. Ton propos n'appelle d'ailleurs pas de réponse particulière, tu ne souhaites pas être catalogué et tu as raison. Tu ne souhaites pas être vu en servant servile, et je ne te regarde pas de la sorte.
J'en profite pour t'appeler, toi, et à travers toi nos amis commun, à me considérer également comme quelqu'un de grand, de mûr, de solide dans les idées et les initiatives, absolument imperméable à des pressions ou des manipulations venant d'un "on" ou d'une "onne".
Tu écris à un moment : "Je réfute toutes les visions simplistes qu’on peut dresser sur des gens qu’on ne connait pas, et qu’on ne souhaite pas connaitre."
Je ne me suis jamais aventuré à me faire une idée de ce Monsieur "Didier", je veux dire de ce qu'il est dans la vie et de la capacité qu'il a à être agréable en société, pour la raison que je ne l'ai jamais ni rencontré, ni côtoyé. Je n'en parle donc que sur un autre plan : les idées qu'il prône - que je vomis. Et les attaques inutiles, gratuitement méchantes, idéologiquement calculées, probablement non-dépourvues d'arrière-pensées en ce qui concerne les relations que nous entretenons, qu'il conduit de façon réitérée, obsessionnelle, sur ma personne et sur celle de Fiso.
C'est peu pour en avoir une image complète, je m'interdis donc toute "vision simpliste". C'est assez pour n'avoir pas envie d'en connaître davantage. C'est assez aussi pour avoir envie de "révéler" ce qui n'avait peut-être pas besoin de l'être dans ton cas, ce que j'ai aperçu des idées qui - n'étant pas seulement les siennes - sont celles dont il assure, avec son blog et d'autres outils, une insupportable promotion.
Voilà. Rassure-toi. En ce qui me concerne, après m'être astreint à six mois de silence et d'ignorance du bonhomme, je vais retourner exactement dans la même posture, pour longtemps et j'espère pour toujours ;
-> Bo -> Ce trou du cul était prémonitoire, tu vas comprendre pourquoi. J'ai une petite déception : je pensais ce monsieur "Didier", avec son éducation, son érudition, sa sophistication, et surtout le temps dont il dispose - privilège sans doute de son âge - assez solide sur ses appuis pour lancer une réplique sur le terrain politique. Défendre ses idées, quoi ! Bah ! Il a préféré lâcher un coup en bas de la ceinture. La stratégie de l'écran de fumée, faire diversion avec un phantasme mal assumé. Ca s'est passé sur son blog, le temps de quelques heures et finalement, ça ne valait pas beaucoup plus qu'un trou du cul... Prémonitoire, je te dis ;
-> céleste -> Merci de cette intervention. Il y a des combats qui sont difficiles parce qu'on n'y veut pas laisser des amis. Enfin, combat, je relativise, nous sommes ici "entre soi", il ne faudrait pas nous imaginer en héros pour avoir publié trois paragraphes. Mais enfin, quand les mises au point sont délicates, on peut se retrouver à chanceler. C'est un peu mon cas, là. Alors la clarté dans l'affirmation fais du bien. Je t'embrasse fort.
-> Fiso -> En même temps, tu sais que je suis fan de pâtes, mais cette nouille-là, je suis pas pressé de l'avoir sous mon nez ;
-> mtislav -> Libre à toi. Moi, simplement, j'ai dit où je mettais la ligne de démarcation. Et j'ai ajouté : "chacun se la met là où il veut".

Écrit par : Oh!91 | 18 décembre 2008

Les hommes en général et les écrivains en particulier sont complexes, et divers. Ainsi, le "philosophe réactionnaire" que vous citez dans votre billet est aussi l'auteur de ces lignes :

"L'homosexualité est loin d'occuper tout son territoire et d'avoir rassemblé tout son peuple. Il est des villes, des campagnes, des provinces, des pays entiers où elle perce à peine sous la chape de terreur, de mépris, de silence et d'ignorance.
Je ne puis présager de l'avenir. Mais je pense qu'à mesure qu'elle s'élargira, elle perdra de la consistance, et que ce sera tant mieux : les deux mouvements allant de pair, l'un aidant l'autre. Plus commune, elle sera moins remarquable. Il n'y aura plus de quoi en faire toute une histoire.
C'est ce que prétend souhaiter aujourd'hui une forme moderne de la répression hétérocrate : arrêtez, dit-elle, de nous embêter avec ça, ça n'intéresse plus personne.
Nous voulons bien nous taire ; mais quand personne ne nous empêchera plus de parler : à Cahors ni à Bar-sur-Aube, à Téhéran ni à Casalpusterlengo. Nous voulons bien ne plus nous exhiber, comme ils disent, mais quand personne ne nous forcera plus à nous cacher : dans les familles ni dans les bureaux, dans les usines ni dans les rues."

Écrit par : Alexis | 18 décembre 2008

Je ne suis pas entré dans la diatribe. Juste mis un petit commentaire, pour affirmer mon soutien à Oh!...
Simplement parce que je ne me sens pas la capacité et la force politique d'engager de tels échanges à fleuret non moucheté. Je suis ignare et inculte, je l'assume.
Non, je n'ai pas lu ce soi-disant "philosophe". Simplement, en entendant parler, je suis allé me balader sur son site. Et ma petite intelligence limitée a fait qu'au bout de quelques demi-heures je suis parti en courant. A vomir.
Pour le reste, bof. Je l'ai dit. Je déteste de plus un plus ce genre de débâts où, après des échanges qui laissent parfois des traces douloureuses, chacun repart de son côté, sans avoir modifié d'un iota son opinion...
Cependant, Alexis, j'ai envie de réagir aux passages que tu cites, et à certaines phrases lues dans d'autres commentaires. Dans ces phrases mêmes, Camus est pernicieux et dangereux. Les homosexuels ne sont pas une communauté. Pas plus que les rouquins ou les rouquines, les géants et les nains. C'est un état. Un constat. Un mode de vie à la rigueur. Une souffrance partagée certainement, ou plus vraisemblablement dans certains cas... Mais pas une communauté !!
Alors, parmi les pédés, il y en a qui s'assument, d'autres qui vivent douloureusement leur état, il y a des génies, des hommes grands, généreux et admirables, et des cons. De la pire espèce. Aussi.
Alors, ""L'homosexualité est loin d'occuper tout son territoire et d'avoir rassemblé tout son peuple.", je trouve cette phrase puante et EXTREMEMENT DANGEREUSE. Car elle est véhiculée par la même idéologie qui met les arabes à part, dans une sous-humanité, les noirs sous leurs cocotiers, et les Bleus-blancs-rouges à la tête du monde...
Puant mon grand. Puant. Il ne faut pas se laisser leurrer par des phrases qui dans un premier temps flattent notre égo...

Écrit par : Boby | 18 décembre 2008

Beau commentaire Boby, vraiment.

Oh -> Quiproquo sur "des gens qu’on ne connait pas, et qu’on ne souhaite pas connaitre". je ne parlais pas de toi, mais des rapports en général, qui restent absolument virtuel, alors que les blogueurs eux-même souffrent de cette virtualité, vécu comme un leurre, un mensonge.

Écrit par : balmeyer | 18 décembre 2008

"Dans ces phrases mêmes, Camus est pernicieux et dangereux. Les homosexuels ne sont pas une communauté. Pas plus que les rouquins ou les rouquines, les géants et les nains. C'est un état. Un constat. Un mode de vie à la rigueur. Une souffrance partagée certainement, ou plus vraisemblablement dans certains cas... Mais pas une communauté !!"

Et la Gay Pride, c'est bien une manifestation communautaire, non ? C'est aussi puant et EXTREMEMENT DANGEREUX, selon toi ? Camus dit justement que les homosexuels n'auront plus besoin de se rassembler quand il leur sera permis de vivre leur vie comme ils l'entendent, avec les mêmes droits que les autres citoyens (c'est le sens de la phrase : "Plus commune, elle sera moins remarquable."). C'est parce qu'ils sont discriminés qu'ils se communautarisent pour lutter et revendiquer, comme le font aussi d'autres minorités. Qu'est ce qu'il y a de puant là dedans, mon grand Boby ?

Écrit par : Alexis | 18 décembre 2008

Alexis, il semble que tu n'aies pas lu, ou pas voulu lire ce que je dis...
Mais je réponds. Une dernière fois, pas envie d'engager une polémique.
Oui, la Gay Pride, en tant que manifestation communautaire me gêne énormément. Euphémisme.
Mais je le concède volontiers lorsque j'en parle avec des partisans de ce genre de manifestation, ma vie aurait été peut-être moins pénible il y a 50 ans, si une Gay Pride m'avait rassuré en me disant que non, je n'étais pas seul, et pas totalement hors normes.
Je pense d'ailleurs que ce n'est pas contradictoire. Et je réaffirme. Le comportement communautaire est pernicieux et dangereux. Ce n'est pas fortuitement que la droite bien pensante ne s'est jamais opposée à l'établissement progressif des ghettos commerciaux gays, tout en luttant farouchement contre les lieux de rencontre informels. (Je dis la droite... Mais les clivages politiques n'ont guère de rôle en la matière)
je réaffirme. Camus est puant. Je ne perdrai pas de temps à le démontrer. Ni à vous conseiller d'aller le lire.
Vois-tu, j'ai passé ma vie avec la tenace volonté de vivre comme tout un chacun, en assumant, sans exhibition. Je ne vais pas changer maintenant.
Tu relèves avec ironie mon paternalisme ridicule avec "mon grand". Tu as raison. Mais ça aussi, j'assume.

Écrit par : Boby | 18 décembre 2008

"Camus est puant. Je ne perdrai pas de temps à le démontrer. Ni à vous conseiller d'aller le lire."

L'affaire est donc classée. N'en parlons plus, et bonnes fêtes de fin d'année à tous.

Écrit par : Alexis | 19 décembre 2008

-> à tous et à personne en particulier -> Heureux que cette page ait fait fonction de forum. Les échanges ici, au delà des considérations privées liées à nos amitiés, sont intéressants. Je me retrouve dans ce qu'écrit Boby, j'aurais pu signer, la notion de communauté m'est étrangère, la notion de visibilité me paraît toujours importante, même si je conçois qu'elle soit elle même vouée à disparaître quand auront disparu les ultimes traces de l'homophobie. Mes amis sont indistinctement homo ou hétérosexuels, et quand ils sont à ma table, j'en oublie où sont leurs préférences, et Dieu sait combien nos échanges nous réjouissent...
Bonnes fêtes de fin d'année à tous aussi.

Écrit par : Oh!91 | 19 décembre 2008

Moi aussi je suis ... fan de Bach, tu le sais ...
Il est, avec Debussy et Fauré (va comprendre, Charles ...!), celui que j'ai le plus de bonheur à jouer, celui qui me dépasse et qui me permet de me dépasser.
Je ne suis pas fan de DG, j'exècre les délires réacs de Renaud Camus, mais pourtant, comme Zoridae et comme Balmeyer qui se sont ici exprimés, je ne jette pas DG avec l'eau de l'infect thé qu'il nous sert parfois. Je passe mon chemin quand il me donne envie de vomir, je n'entre pas en polémique avec lui: inutile ... s'il revient parfois sur certains de ses points de vue car il est, c'est vrai, intelligent, il est des fondamentaux sur lesquels il est impossible de de le faire bouger d'un iota ... inutile de s'y essayer, c'est alimenter la cause de la nausée sans aucune chance de la voir disparaître ... Internet est un espace de liberté, je crois, tout simplement ... Si DG était prof de français en collège ou en lycée, et qu'il tenait de pareils propos à ses élèves, je serais la première à aller le dézinguer, en descendant dans la rue s'il le fallait. Mais là ... Comme il a eu le bon goût (...!) de se contenter d'une carte de presse et de la fonction d'écrivain de gare, ma foi ... Il laisse s'exprimer les contraires, il y répond avec spiritualité ... que chacun de ses lecteurs ait l'intelligence, également, de discriminer par lui-même ... Je ne crois pas que les sots susceptibles de se laisser entraîner au-delà de leur volonté sur les chemins fangeux qu'il emprunte parfois soient légion sur son blog, arride par ailleurs ... Les joutes se déroulent donc entre personnes de force égale je pense, ce sont des jeux d'adultes, de personnes averties, et je suis certaine que tu es sensible au moins autant que moi aux propos de Noam Chomsky sur la liberté d'expression ... (as-tu vu le docu de Mermet, au fait ? j'avais écouté tous les entretiens en leur temps, c'est une vraie référence).
Par ailleurs, parce qu'autant terminer mon propos à toi adressé, Oh, que le poursuivre dans le billet suivant : "gérer ses rêves de peur qu'il ne me submergent" ... Oui ... c'est à peu près là que j'en suis ... l'absence est cruelle et insupportable ... Mais tu me dis qu'avec le temps ... oui, avec le temps, sans doute, mais ce n'est-il pas Léo qui aurait raison, là ...? avec le temps, tout s'en va ...

Écrit par : Manue | 20 décembre 2008

-> Manue -> Ta conclusion est magnifique, Manue. Tu dois y dire ici les choses les plus vraies et sur le personnage, et sur les attitudes qu'il peut inspirer. Tu es décidément une femme étonnante. Manifestement, tu sais prendre le temps de la lecture et de l'écoute, le discernement et de la sensibilité font le reste. Bravo. Allant à Lille l'autre jour, pour y voir le spectacle d'Alain Platel dont j'ai parlé, j'avais hésité à chercher à prendre contact pour te voir, mais trop peu de temps et des amis avec moi : pas gérable ! J'ai renoncé à l'avance. Mais une autre fois, avec plaisir, et délectation. De Chomsky (pas vu le film encore, et entendu juste certains épisodes - j'en profite pour glisser que je n'ai aucun problème avec la transgression en soi du politiquement correcte sclérosant !) à la gestion des soubresauts de nos cœurs, en passant par ta carte à l'UMP (?!?), nous aurons un paquet de choses à nous dire, je crois...
Quant à Léo, tentons encore de croire que même quand tout est parti, il reste encore quelque chose à quoi s'accrocher, hein !...

Écrit par : Oh!91 | 20 décembre 2008

Sur le fond, tu auras compris que DG est quelqu'un que j'apprécie beaucoup, humainement parlant, quelqu'un qui me fait un peu penser, en plus réac, en moins libertaire, à Frédéric Dard ... Je lui pardonne beaucoup, dans le principe ... et je m'abstiens de regarder de trop près ce qui ne me plait pas ... c'est aussi "ma liberté", vis-à-vis de lui ...
Et puis, comme l'a dit Balmeyer, on n'a pas nécessité à être fier de tout ce que font ses amis ... Je pense que c'est seulement à l'être aimé, qu'à l'extrême limite, on peut, appliquer cette exigence déraisonnable ... et, ma foi, je te rassure : DG n'occupe pas cette place dans ma vie !!! il faut bien rire un peu, sinon, c'est à se flinguer, non ?
Quant à se rencontrer, pourquoi pas bien sûr, avec grand plaisir ... A Lille, à Paris ... l'occasion viendra, c'est sûr.

Écrit par : Manue | 20 décembre 2008

Bon sang, que je me sens petit et médiocre à vous lire, tous !
Et bon sang, combien cette médiocrité me rassure !
Pour aimer, il me faut, le plus souvent, admirer. Et à minima profondément respecter.
Quand je parle d'aimer, j'entends aussi bien d'amitié que d'amour. D'ailleurs, y a-t-il une réelle différence ?
Je ne peux donner mon amitié qu'à une personne qu'en d'autres circonstances j'aurais pu aimer. Simple question de frontière.
Et je ne peux manifester d'intérêt dans une rencontre (y compris au travers de blogs) que si l'amitié me semble là, toute proche, latente.

Somme toutes, je la trouve bien pratique, ma médiocrité.

Écrit par : Boby | 20 décembre 2008

Mais Boby, point de médiocrité ici ...

... par contre, qu'est-ce qu'aimer, ça oui, c'est LA question !

Écrit par : Manue | 20 décembre 2008

-> Boby -> Veux-tu arrêter un peu, bon sang de bon soir, avec ta médiocritophobie ?!? T'aime, t'aime pas, tu rencontres, tu rencontres pas, et basta ! Moi même, j'ai très envie de rencontrer Manue mais pas du tout DG. Et c'est comme ça.

Écrit par : Oh!91 | 21 décembre 2008

J'ai découvert R.Camus il y a peu. Le style journal intime m'est familier; j'ai découvert Matzneff il y a bien longtemps. Camus est pour moi une grande découverte; je suis musicien (amateur de bon niveau; passionné) et je me retrouve dans son goût pour la forme etc...J'ai beaucoup apprécié l'éloge du paraitre, j'aime beaucoup 'la grande déculturation' et je lis avec beaucoup de plaisir ses 'journaux' Après, votre avis m'importe peu....J'aime cette rencontre qui peut paraître difficile; je ne suis pas facho, je n'ai pas voté Sarko et j'ai même voté à gauche !!! comme quoi...

Écrit par : lamy | 28 décembre 2008

-> Lamy -> Libre à vous de vous accommoder des extraits cités dans mon billet. Moi, je ne le peux tout simplement pas.

Écrit par : Oh!91 | 30 décembre 2008

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