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22 février 2009

avec cette pleine puissance

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"Que peut-il ? Tout. Qu'a-t-il fait ? Rien. Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France, de l'Europe peut-être (...) Seulement voilà, il a pris la France et n'en sait rien faire (...)

Il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c'est le mouvement perpétuel ; mais, hélas ! Cette roue tourne à vide (...)

Il aime la gloriole, le pompon, l'aigrette, la broderie, les paillettes et les passe-quilles, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir (...)

Il a pour lui l'argent, l'agio, la banque, la bourse, le coffre-fort, et tous ces hommes qui passent si facilement d'un bord à l'autre quand il n'y a à enjamber que de la honte (...)

Non, cet homme ne raisonne pas ; Il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse. Ce sont des envies de dictateur (...)

Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme, il est impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque surprise (...)

Cette nation, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l'insulte et la bafoue (...)

Ce que nous voyons (...), c'est le galop, à travers l'absurde, d'un homme médiocre échappé. Ces hommes, le malfaiteur et ses complices, ont un pouvoir immense, incomparable, absolu, illimité, suffisant, nous le répétons, pour changer la face de l'Europe. Ils s'en servent pour jouir. S'amuser et s'enrichir (...) Les coffres sont là ouverts, ils emplissent leurs sacoches, ils ont de l'argent en veux-tu en voilà (...)"

Victor HUGO, dans Napoléon, le petit

L'automne dernier, un mail a circulé de boîte en boîte, avec une version édulcorée - disons habilement remaniée - de ce texte de Victor Hugo consacré à Napoléon III. Renforçant encore l'étonnant parallèle qui se tire d'avec notre président actuel. Je l'ai moi-même reçu de F. (merci, by the way). Il fut publié sur tant de blog, qu'il en devint difficile de retrouver une version originale. Et puis finalement, Mazzhe a identifié une source fiable et s'est livré à une restauration précise, dont je te livre le résultat - enfin, des morceaux choisis. Eh bien moi je trouve que Victor Hugo se suffit à lui même, sans qu'on le flanque d'une princesse étrangère. Le gâchis est consommé de toute façon, sur à peu près tous les sujets...

Pour ce qui est de l'avenir, d'une alternative à construire, je te renvoie au manifeste des neuf, qui nous vient des Antilles. Je persiste à y voir le vrai espoir. Et la continuation visionnaire de Victor Hugo.

Commentaires

et le règne de Napoléon le petit déboucha sur la Commune... Garde bien tes petits drapeaux rouges et ton foulard des Pionniers, ça pourrait servir un jour.

Écrit par : zarxas, le temps d´une cerise | 23 février 2009

-> zarxas -> tu n'es pas le premier à évoquer un climat pré-insurrectionnel... à défaut de drapeaux et de foulards - je suis pas fan - je garde mon poing bien serré dans ma poche.

Écrit par : Oh!91 | 23 février 2009

ce parallèle décrit dans différents livres est assez étonnant.... De même que Victor Hugo a été Européen très tôt...mais où en est notre europe (petit "e")...
Quand aux Antilles... je constate simplement que quelque soit le lieu la France est incapable de gérer "ses colonies"....

Écrit par : francis | 25 février 2009

-> francis -> Je constate que tu as mis un grand A à Antilles... Je crois que des colonies, ça ne se gère pas, ça ne peut pas se gérer : ça se libère, ça se rend, ça se répare, mais ça ne se gère pas. Ce qui est fort dans l'appel des Neuf, c'est leur capacité à penser les Antilles dans leur environnement géographique réel, avec de nouveaux rapports entre les territoires d'Amérique centrale et caribéenne, avec des filières de production recentrées sur les besoins intérieurs, sur des logiques d'économie et de sobriété, une vision à la fois progressiste, humaniste et écologique...

Écrit par : Oh!91 | 26 février 2009

Les commentaires sont fermés.