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16 novembre 2008

sur un chemin de sable et de vent

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Aujourd'hui, ce blog a un an. Pfff ! Qui l'eût cru ? Un an donc, que je suis engagé dans cette aventure. Un an que j'ai succombé à l'envie de me mettre à nu devant des inconnus, de jeter en pature les mots de ma vie, de tenter un dialogue authentique et secret, un an que je suis entré en blogosphère comme en confessionnal, en m'interdisant le mensonge, en avouant mes travers, en clamant mes convictions.

Toi, tu es là, fidèle ou infidèle. Depuis peu ou depuis le premier jour. Jour après jour ou une fois de temps en temps, tu es là dans la joie, dans la révolte, ou plutôt dans l'intimité des choses, tu es là par hasard ou par envie, attiré par l'odeur ou par les couleurs, par le prépuce de mon sexe bandé ou par les larmes de l'amour, pour dix secondes ou pour des heures, tu es là et c'est le plus important, mais tu ne te doutes pas, tu ne peux pas te douter de ce que cet engagement a fait de moi, de ce qu'il a transformé en moi, de comment j'ai cheminé.

Car oui, le blog m'est un chemin. Parfois broussailleux, mais le plus souvent parsemé de pétales de roses. J'y ai parfois croisé quelques ronces, j'y ai surtout cueilli de belles fleurs et traversé des  forêts giboyeuses.

Je m'y suis engagé sans savoir où j'allais. Je dégustais le plaisir de l'anonymat, et exposais sans vergogne comme on cueille des fraises des bois les détails crus de ma vie : mes techniques de branle, mes orgies au sauna ou dans des soirées spéciales, mais aussi mon inculture et mon usurpation.

brutos6449_Alex_ChaosMen.jpgTu m'as regardé, et dans ton miroir Oh!91 allait devenir jusqu'une légende, je n'en suis pas encore revenu.

Au tout début, j'avais quelques kilos de textes, écrits pour le blog d'un autre, de premières munitions en réserve.

Chez Wajdi tout un été durant, je m'étais éclaté dans de premières exhibitions, d'où je ressortais avec trois amis, des lecteurs conquis d'avance. C'est pour eux d'abord que je me lançais : consolider la proximité naissante avec Fiso, aller chercher Wajdi derrière ses retranchements, extirper Boby de son dessein fou. Cela faisait-il le projet d'un blog ? C'était en tout cas mon projet à moi.

Et ce but premier fut finalement vite comblé. Mes textes à recycler furent également vite épuisés. Il m'a fallu inventer alors, et Laurent a volé à mon secours. Je ressortais trois lettres que je lui avait adressées au milieu des années 90, trois lettres qui parlaient de ma vie à Budapest, de mes voyages, de souvenirs plus anciens qui nous étaient communs, et qui surtout amorçaient une prochaine sortie du placard. Tu m'envoyais alors une réponse à ces lettres, celle que je n'avais pas eue, et de cet épisode à presque dix voix naquit une amitié nouvelle. C'est là que j'ai appris à te connaître, toi mon lecteur, ma commentatrice, à moins que ce ne soit l'inverse.

Puis il fallut aller plus loin, s'aventurer sur des chemins moins bien balisés, apprendre à ne pas m'en tenir au passé, à dépasser les frustrations essentielles de ma jeunesse, accepter de voir en face mes sentiments du moment, parvenir à les dire, à me dire. On a vite fait, quand on est nu, de se fabriquer des paravents avec trois misères d'hier et deux bouts de ficèle d'avant-hier.

J'eut un deuil à faire et m'exerçais ainsi sur des pentes escarpées.

Saiichi arrivait dans ma vie à point nommé. Notre liaison... Eût-elle été la même sans ce blog ? L'aurais-je aimé de la même façon, si je n'avais près de lui égrené les jours, verbalisé la floraison, si tu n'avais de tes mots participé à la taille ?

Avec lui, j'étais dans le combat, dans la justice, avec lui j'étais dans la culture, dans le dialogue des cultures, dans la "grande musique", le sexe et l'amour s'y mêlaient par mégarde. Je ne sais s'il résonnait avec mon blog en raison de cela, ou si mon blog devenait cela en raison de lui, mais il en fut l'esprit, et donc mon âme à moi pendant plusieurs mois. Ce fut la plus belle des traversées. La prairie était verte, alors, parsemée de jonquilles et de marguerites. J'étais sûr de réussir ET notre combat ET notre amour. Le combat a réussi. J'y ai puisé ma plus belle inspiration.

Il y avait une cataracte au bout de ce chemin-là, j'ai bien failli chuter comme il y a vingt-cinq ans sur les flancs de la Sainte-Victoire, mais des anges m'ont repêché et remis sur des rails. Vers où vont-ils ? Quelle sera la prochaine gare ?

J'arrive encore, en fonction d'une actualité, personnelle ou politique, à écrire. Selon mon rite : un événement, un souvenir, une part d'intime. De sexe, quoi. Un peu d'eau en fil rouge. Parfois c'est fastidieux, parfois verbeux. Parfois imbécile. Parfois après la pluie la boue colle aux semelles. C'est percutant quelquefois, plus rarement flamboyant. Et s'il y a dix ou douze perles - que je chéris - parmi mes textes, je ne renie rien du reste, au fond.

Et je ne puis m'arrêter.

J'y ai fait des rencontres, aussi, et ça c'est le plus important. Je t'en parlerai demain, ce sera la suite.

Commentaires

Un an, un grand moment, un constat, un retour en arrière sur douze mois, ce n'est pas rien et pourtant ca permet de voir venir les jours avec un autre regard, construire l'avenir sur ce qui a été écrit. Y a un an tout pile j'étais là et ce fut une énorme chance, l'un de mes plus beaux hasards. je t'embrasse pas ...

Écrit par : bougrenette | 16 novembre 2008

Happy Birthday brother !
Un an, déjà, regarde derrière toi, le chemin parcourru, les étapes franchies, les fruits récoltés...
Je suis heureuse que si nos quotidiens s'acharnent à nous séparer, la toile nous ait permis de nous croiser, de nous trouver, peut-être même nous retrouver. Je suis heureuse de te connaitre.
Et j'ai hâte de te le dire en te regardant dans les yeux et en te serrant dans mes bras.
Je t'aime.

Écrit par : M. | 16 novembre 2008

Un ressenti toujours aussi profond !! Parfois à l'aise dans tes écris , parfois moins , je passe , je lis et de temps à autres laisse une trace . Bon anniversaire à ce blog et que l'année à venir soit aussi florissante pour toi que n'a été la première . Bises bien amicales !

Écrit par : manue | 16 novembre 2008

Joyeux anniversaire!
Long live your blog!

Écrit par : MademoiselleSix | 16 novembre 2008

B R A V O !

C'est bien, 1 an.

Les petites entreprises, il parait, il faut qu'elles tiennent un minimum de 2 ans pour durer. Dans le petit grand monde des blOgs , un jour, une star de la blOgmachin me racontait que la moyenne de vie d'un nombril... euh...d'un blOg, c'est trois ans.

Je me demande si un jour il pourra tenir aussi au moins dans la même durée (1an) , le mien.

Joyeux anniversaire!

Écrit par : cultu | 16 novembre 2008

Et ce qui fait qu'on est fidèle à ton blog, c'est aussi la qualité de ton écriture.
Tu écris vraiment très bien, à la manière de ceux pour qui c'est naturel, sans chercher d'effet particulier, sans "te regarder écrire" ce qui est souvent la maladie des blogueurs.
Et puis maintenant que je te connais "en vrai", c'est encore mieux de te lire.
Bizoux :o)

Écrit par : bénédicte | 16 novembre 2008

Je rejoins Bénédicte, c'est aussi la qualité de ton écriture qui fait revenir, autant que tes sujets, ce qui n'est pas le cas partout.
Un an, déjà ? Moi je ne me souviens plus depuis quand je te lis mais je viens de me refaire les archives (merci hein !) et je me souviens surtout d'avoir été troublée par un billet Aladin qui a éclairé plus de 10 ans de ma vie ...
Alors forcément la tendresse que j'ai quand je mets mon nez entre deux eaux, elle est toujours vivace, et même si j'ai du mal à te suivre (tu écris tout le temps !), je suis toujours là dans un petit coin, lunettes sur le bout du nez, je lis parfois 5 billets d'affilée, et j'espère qu'on sera encore là pour les 2 ans !
Long vie à ton écritoire.

Écrit par : feekabossee | 16 novembre 2008

Je ne peux que me réjouir d'être de ceux qui t'ont encouragé à l'ouvrir, ce sacré blog !
Alors, je ne me doutais absolument pas qu'en quelques revers et liftés, ton blog et toi, vous nous laisseriez littéralement sur place...
Magnifique réussite, bravo !
Bon, ton anniversaire m'est un peu difficile à fêter. Il éveille pour moi des souvenirs bien trop intenses.
Je n'oublierai pourtant jamais que quelques jours seulement après notre deuil tu nous as visités mes enfants et moi, avec toute la smala, ton compagnon, ta mère et ta belle-mère, et que tu as réussi à remettre du soleil dans nos coeurs.
Ce fut une soirée merveilleuse. Aucun de nous quatre ne pouvons l'oublier.
Merci d'être ce que tu es.
Tu le sais, je t'aime.

Écrit par : Boby | 16 novembre 2008

Mais qu'est ce qu'elle fout là, Boug', elle est pas en vacances ?? :p
Moi j'ai qu'un truc à dire : comment t'as dû te faire chier avec tous ces liens à caser !!!

Écrit par : Fiso | 16 novembre 2008

Joyeux bloganniv.
Et en route pour la saison 2.
biz

Écrit par : Christophe | 17 novembre 2008

Oui bon anniversaire à ton blog, oui oui continue à écrire encore et encore !

Écrit par : Valérie de Haute Savoie | 17 novembre 2008

Une prostituée ayant pignon sur rue en Avignon, docteur es miracles buccaux, ressemblant étrangement à Marie Madeleine, m'a guidé vers votre belle écriture et vos exploits aixois.
Figurez-vous que j'ignorais tout de ce qui se tramait dans les piscines de la bonne ville du Roi René. J'ai également découvert en vous lisant, camarade, que vous aimiez caresser les flancs de la Sainte Victoire. Je préfère ceux de sa jumelle, la Sainte Baume, qui, à défaut d'avoir connu les honneurs cézanniens, attirent des centaines de milliers de pèlerins puisque Marie Madeleine saint-siège en sa grotte. Fraternelles salutations et bon anniv monsieur. ;)
Don Corleone, dit Old slip.

Écrit par : Blog_trotter | 17 novembre 2008

Joyeux anniversaire, tout le reste a été dit...
Et bon debut pour la deuxième année !
Bises.

Écrit par : Chantal | 17 novembre 2008

-> Bougrenette -> Je le dis, ou pas, que ton commentaire a été écrit sous la dictée ? (sinon, y'en a qui pourrait croire que c'était sous la torture...) ;
-> M. -> La vie s'acharne, mais nous sommes plus forts que la vie, ne sommes-nous pas ? Moi aussi je t'aime, les yeux dans les yeux ;
-> manue -> Merci de tes mots. Moi aussi, au fond, j'aurais pu appeler mon blog "tempête au soleil"...
-> MademoiselleSix -> Merci, je prends tes voeux !
-> Cultu -> Bah ! j'évite de m'interroger sur la durée potentielle de cet objet bizarre, de mon envie à m'y investir, et de ma capacité à en faire qu'elque chose de pas totalement con et d'abscons. A la fin de la première semaine, j'avais déjà l'impression d'une grande victoire, à la fin du premier mois, je croyais n'avoir plus rien à dire, et là, je me sens intarissable, alors ;
-> bénédicte -> C'est gentil de me dire tout ça, béné, surtout si c'est sincère. Bah ! des fois, je dois bien un peu m'écouter écrire aussi, mais au final ce qui compte, c'est ce que tu ressens. Je te bizoute tout plein aussi ;
-> feekabossee -> Merci la fée. Et si on sautait la deuxième, et qu'on se file tout de suite rencart pour les trois ans ? Ca me ferai moins de trucs à écrire, toi moins à lire, et on les aurait tous baisés ! Bon, en tout cas, je te retourne le compliment. j'espère qu'on aura des occases pour se croiser ;
-> Wajdi -> Je te pardonne ce trait de paresse, mais c'est bien parce que tu t'es lâché chez la Bougre !
-> Boby -> C'est drôle, mais cette soirée que tu évoques, pour moi qui n'étais pas dans le deuil, avait aussi une saveur et une lumière un peu éternelles. On se doit l'un à l'autre et l'on ne se doit donc rien. Merci de tes bras toujours si grands ouverts ;
-> Fiso -> tu m'expliqueras ton nouveau boulot : c'est Troll, c'est ça ?
-> Christophe -> Merci à toi. T'en es à combien, toi, déjà ?
-> Valérie de haute Savoie -> Merci à toi, je vais continuer, si tu le réclames si fort... Au fait, ça a marché, ton avalage de blog ?
-> Blog_trotteur -> Ce qui se passe dans les piscines aixoises se passe à ce qu'il me semble dans bon nombre de piscines - et autres lieux où l'on se dévêtit entre hommes... Mais il faut un œil aguerri pour le remarquer et... en faire quelque chose. Merci de ta visite, tout à fait opportune, et qui m'honnore. A bientôt ;
-> Chantal -> merci à toi.

Écrit par : Oh!91 | 18 novembre 2008

@ Oh!91 : Moi 2ans le 27.

Écrit par : Christophe | 19 novembre 2008

-> Christophe -> Grand garçon, va !

Écrit par : Oh!91 | 19 novembre 2008

Bon Anniversaire ! J'ai pas tout lu mais j'espère moi aussi "fêter" mes un an de blog, ça voudra dire que j'ai pas abandonné...Bizz

Écrit par : ... | 20 novembre 2008

-> ... -> Ça fait déjà quelques mois que tu tiens... Tu devrais y arriver à tenir l'année. Merci de tes vœux.

Écrit par : Oh!91 | 20 novembre 2008

Lu à l´instant avec effroi et froid dans le dos sur libé (web): Kosciusko-Morizet, sous-off´écolo chez Captain Sarko, déclare: "en 20 ans les parisiens ont perdu 40% de leurs spermatozoïdes" Auraient-ils disparu en de longs jets puissants, fournis, mais fastidieux à nettoyer?
Mais bon, ce qui sort de sa bouche, est-ce au moins de première main?

Écrit par : zarxas | 25 novembre 2008

-> zarxas -> Tu vas quand même pas accuser Sarko de... ? Si ?

Écrit par : Oh!91 | 25 novembre 2008

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