Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

17 novembre 2008

sur un chemin de sable et de vent (2)

brutos6444_Alex_ChaosMen.jpg

(voir là première partie là)

Une deuxième année s'ouvre donc, je ne sais pas davantage où je vais.

J'aime bien ma ligne éditoriale, même si elle est indicible, et que l'eau s'y perd. Je vais tâcher de me tempérer, c'est nécessaire, te laisser respirer davantage, pour te garder avec moi, j'en ai besoin. Enfin, je dis ça à chaque fois...

Mais j'ai en tête les récompenses incomparables que cette aventure m'a procurées jusque-là. A commencer par ces retrouvailles insolites avec Laurent, avec ce qu'il appelle aujourd'hui si joliment notre "géographie affective".

J'ai en tête aussi mon amour fou pour Saiichi, et l'incroyable soutien que m'a apporté de pouvoir écrire quand il fallait me débarrasser du chagrin, et que m'apporte aujourd'hui d'essayer de dessiner une amitié exceptionnelle nourrie d'amour.

Les récompenses ? C'est ce pouvoir écrire, évidemment, dont jusque-là j'ignorais la puissance. La puissance curative et ludique, jouissive même, terriblement stimulatrice.

Et au delà de ça, au delà des amitiés ancrées, au-delà du premier cercle : les rencontres.

J'ai en tête LA rencontre du premier jour, ma marraine de blog, entrée dans la famille par un bienheureux hasard, puis ma jumelle arrivée tôt pour me soigner d'une mauvaise grippe en musique. C'est auprès d'elles et près du patriarche que j'ai soufflé ma première bougie. Quelle chance ! Puis mon lover-blogueur que je regrette si fort d'avoir tant mis en peine, puis mon discret-ami-virtuel-amant, celui de nos dîners bimestriels, sensible, délicat, perspicace, l'épaule du réconfort.

J'ai en tête mon caverneux homonyme, plus récemment mon café de six heures quinze, et bien d'autres citoyens ou citoyennes ordinaires, venu(e)s faire l'extraordinaire de ce parcours.

J'ai en tête Toulouse, tu te reconnaitras. Je te bise, tiens. Ou mon correcteur privé d'Albi. Gratos, le correcteur !

J'ai en tête toute cette faune joyeuse, avec laquelle je me suis brièvement ébroué, mais qui reste pas trop loin dans le paysage : un pachyderme, un surgé de lycée, et quelques autres, beaucoup d'autres.

Il y a évidemment Paris-Carnet, les rencontres éphémères, parfois à l'arrache, mais les amitiés qui durent, les promesses d'opéras, de galoches, ou d'un petit coup d'Abu-Nawas autour d'un couscous. Ou les autres p'tits coups à boire, toujours en coup de vent, du côté du KB, ou à venir, du côté du 18ème...

Il y a ces Femmes du monde, au sens qu'on dit noble du terme parce qu'il parle de leur regard et pas de leurs manières. Il y a les hommes du monde qui font des ponts entre l'Afrique et les Amériques.

Alors au fond, les ronces, les orties, c'est fait pour vivre au bord des chemins, je m'en accommode, comme de la boue aux pieds. L'essentiel, c'est cet air frais, la clarté de l'horizon, les saisons changeantes, le bruit des feuilles et le chant des oiseaux. Un meuglement au loin, et cette odeur de terre humide.

Je continue sur ce chemin, de sable et de vent, et vais, nu toujours, au devant de toi, des autres et du monde.

Commentaires

La vache ! C'est super intimidant tout ce monde en vrai !
Tu crois qu'ils sont tous debouts à 6h15 les gens ?
Pi je peux dire un truc là ?
C'est tout du pipeau ses abdos au gars là ! Pourtant j'en ai vu des abdos . Remarque, heuuu des pipeaux aussi ... mais jamais aussi bandés (quoi ! c'est bien des muscles? !)

Écrit par : feekabossee | 17 novembre 2008

Bon, ben je monte fêter ton anniblog à Paris, alors. On fera le mien, du coup, parce que je l'ai oublié il y a un mois.

Écrit par : manu | 18 novembre 2008

J'aime beaucoup le caverneux :)

Écrit par : Olivier Autissier | 18 novembre 2008

heu si tu vas nu, encore, pense à te couvrir ... ça caille :-)
tu as changé l'express mais je note que tu ne m'as pas tout raconté, moi la piscine d'Aix j'avais juste entendu qu'il y avait du beau monde c'est tout ;-)

Écrit par : Bougrenette | 18 novembre 2008

-> feekabossee -> A 6h 15, t'inquiete, y'a que toi et moi. C'est bon les moments calmes quand tout le monde dort encore, non ?
-> manu -> Ben on se fera les deux. Puis tu perds rien pour attendre, parce que je sors à l'instant du purgatoire, visite terminée, et que... et que, voilà. Laisse moi le temps d'en faire quelque chose ;
-> Olivier Autissier -> Ben quoi, c'est juste une autre version de la théorie de l'ours, non ?
-> Bougrenette -> le problème avec toi, c'est que tu veux toujours tout savoir et rien payer...

Écrit par : Oh!91 | 18 novembre 2008

Mais… euh ?
Le monsieur de la photo, il s'entraîne à élargir le cercle de ses amis ?

Écrit par : Fabien | 19 novembre 2008

-> Fabien -> Joli... je signe !

Écrit par : Oh!91 | 19 novembre 2008

Ah, ces trajectoires qui croisent le chemin d'un blog, comme des étoiles, même pas filantes... Tout au plus des météorites. Qui naissent dans un pacte de sperme et se terminent dans un plat de betteraves...

Une parenthèse entre deux virgules de la Vaste Saga....

Les regrets sont inutiles et impuissants. La "peine" dont tu parles, il aurait suffi d'une chose très simple, venant de toi, pour que tu puisses, non pas l'effacer, mais l'atténuer. Enormément, même. Simplement, tu n'y as jamais pensé. Ou voulu y penser. Ou, perdu dans le tumulte des voix des autres, tu as oublié d'y penser.

Conjectures. Ad infinitum...

Mais, après tout, on peut encore s'embrasser aujourd'hui sans en faire toute une histoire... Après tout hein.

Écrit par : Lancelot | 19 novembre 2008

-> Lancelot -> Toi qui es prof d'anglais... le mien, à l'époque, me disait qu'écrire dans une langue étrangère, même quand on la connaît bien, c'est comme décocher une flèche dans le noir, on ne sait jamais exactement où elle va retomber et comment elle va être reçue. En amour aussi, parfois on croit avoir dit des choses, mais on n'a pas été entendu. On est tous un peu en amour comme en terre étrangère. Après tout...

Écrit par : Oh!91 | 19 novembre 2008

Les commentaires sont fermés.