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01 octobre 2008

l'amygdale à bascule

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Ca commence par un léger vertige à chaque mouvement, un mécanisme à bascule qui donne de l'inertie aux hochements de ta tête. C'est là que tu réalises qu'il se passe quelque chose. Au deuxième jour, les paupières deviennent lourdes, l'orbite pulse. Le long de l'épine dorsale se glissent de haut en bas des ondulations fébriles. Tes bras et tes épaules sont enveloppées de ouate. Ton corps a chaud mais ses extrêmités tremblent. Les sons sortent de ta gorge avec douleur, étouffés. Tes membres sont fourbus, chaque action te pèse : aller aux toilettes, préparer le thé, passer un coup de fil au bureau pour signaler ton absence, décommander ta séance de chiropractie... et il faut vite que tu retournes t'étendre.

Au troisième jour, la douleur de la gorge s'aiguise. Durant la nuit, tu es tenaillé, avaler ta propre salive est un supplice, tu portes sur le front les stigmates d'une migraine. Ton oeil, ta gorge, tu ne sais plus quel membre, quelle membrane t'arracher en premier.

Le médecin qui t'avait diagnostiqué une angine d'origine virale s'affole à la vue de l'amygdale et t'expédie aux urgences hospitalières, chez un ORL. Il y faut des antibiotiques. A forte dose encore. Mais pour la douleur, rien à faire, serrer les dents, faire passer le doliprane par le gosier, malgré tout, comme les boissons fraîches et la nourriture.

Je n'avais plus eu la grippe depuis des lustres, et voilà que c'est ma deuxième de l'année. Cet hiver, je me l'étais traîtée à coup de petites puces musicales que m'envoyait ma blogueuse jumelle. Et Saiichi avait dit des prières pour moi dans un temple boudhiste du Japon. Cette angine-ci me tombe dessus un peu tôt dans la saison... et apparemment, je ne suis pas le seul à m'être fait gagner par cette petite peste.

C'était une semaine pleine de rendez-vous très importants, une semaine à occasions. Ce sera donc celle des occasions manquées. M'en fiche !

Dis, à la Comète, à l'Assassin, dans ces quatre coins d'ailleurs d'où tu viens parfois me lire : te laisse pas abattre, bois un p'tit coup à ma santé ce soir, tu veux bien ? S'te-plaît, je te le revaudrai.

00:05 Publié dans divers | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : grippe, angine

Commentaires

Moi, c'est les boyaux de la tête qui sont malades.
Y'a le ON, y'a le OFF, je ne trouve pas le mode veille.
Je boirai à ta santé avec l'assassin...
à l'Assassin, je veux dire.

Écrit par : bénédicte | 01 octobre 2008

Il y a des jours de la sorte. Le corps s'impose. Parle. Dicte. Hurle. Sort de son silence. Il y a des jours comme ça, on l'écoute. Et tout d'un coup, une nouvelle vision des choses s'ouvre: Le moindre geste qui fut machinal devient ancré de son acte.

Je boirai demain à ta santé, aujourd'hui, moi non plus je ne peux le faire, l'extraction d'une dent de sagesse oblige.

Au plaisir de te lire.

Écrit par : Chiron | 01 octobre 2008

Je boirai à ta santé aujourd'hui, et les autres jours.
Pour moi aussi, il y a des choses qui sont dures à avaler, mais demain est un autre jour et tel un phénix de la blogosphère, tu renaitras...
Je t'embrasse affectueusement.

PS Perso: As tu des lecteurs au Brésil?

Écrit par : JG | 01 octobre 2008

L'amour au bout des amydales ?
C'est la première fois que je vois une telle idée, pourquoi pas, l'amour étant source de tellement de mystères.
Tu me manqueras ce soir, a qui je vais sucer la roue ? hein hein ? Je t'embrasse fort
prends soin de toi

Écrit par : Bougrenette | 01 octobre 2008

Je serai pas à l'Assassin ce soir, mais je boirai quand même en pensant à toi, en souvenir de la dernière fois...

"Durant la nuit, tu es tenaillé, avaler ta propre salive est un supplice.... Le médecin qui t'avait diagnostiqué une angine d'origine virale s'affole à la vue de l'amygdale et t'expédie aux urgences hospitalières, chez un ORL"

J'ai connu tout ça, il y a quelques années, en plein été ! Une HORREUR... Impossible de dormir car le réflexe de déglutition équivaut à un poignard tranchant qui passe dans ta gorge.... Je compatis !
Soigne-toi bien, reste au chaud... repose-toi et reste serein. Quant aux "connections" entre le coeur et les amygdales... je pense qu'il ne faut pas non plus trop se "prendre la tête". Le manque d'amour, ça peut éventuellement se combattre avec du chocolat, pas des antibiotiques... Faut pas tout mélanger...

Écrit par : Lancelot | 01 octobre 2008

-> bénédicte -> même les boyaux de la tête, ça se soigne bien, y paraît. Merci, en tout cas, pour le chteub...
-> Chiron -> C'est joliment dit, cette reprise de pouvoir du corps. La dent de sagesse, aïe, c'est pas très drôle non plus. Bonne chance ;
-> JG -> Merci pour aujourd'hui et pour les autres jours. Pas de signe extérieur de Brésil, parmi mes lecteurs. Mais qui sait, l'un d'eux se reconnaitra peut-être... Bises affectueuses aussi ;
-> Bougrenette -> Pour ce qui est de sucer, la roue ou autre chose, je te fais confiance, tu trouveras ce soir, il parît qu'il y aura du beau monde...
-> lancelot -> un poignard tranchant qui passe dans ta gorge, c'est exactement ça. Merci de ton réconfort. Autrement, entre chocolat et antibiotique, je crois encore que c'est l'amour qui fait le mieux l'affaire pour soigner le manque d'amour. Le problème, c'est que t'as beau lui en parler, ton médecin ne sait pas t'en prescrire. Problème de posologie, sans doute...

Écrit par : Oh!91 | 01 octobre 2008

Il n'y a sans doute qu'à se laisser faire dans ces moments-là. Par les autres et par le temps. Lutter est un vain combat, je crois.
Je t'embrasse.

Écrit par : Olivier Autissier | 01 octobre 2008

Toujours d'accord pour boire.

Écrit par : Nicolas J | 01 octobre 2008

J'suis pas mieux, mais merde, à la tienne, et tant pis, j'vais m'faire un Rosé d'Anjou.
Paraît que ça tue les vers.
Enfin, m'a-t-on dit ..

Écrit par : Josey Wales | 01 octobre 2008

A la tienne. Moi quand j'ai la creve c'est dolirhume et rhum. ça décape et je dors bien !
Des bises !!!

Écrit par : anydris | 01 octobre 2008

-> Olivier Autissier -> "se laisser faire par les autres et par le temps", oui, c'est la seule chose un temps soit peu agréable, la compensation, mais quand même, que le temps est long !
-> Nicolas J -> Je savais que je tenais l'argument pour gagner ta compassion...
-> Josey Wales -> Merci pour le Rosé d'Anjou, je trinque avec toi ! Et à la tienne ;
-> anydris -> ça a pas l'air mal, ton petit cocktail. Je suis pas sûr que ça suffise pour l'angine, mais bon... Merci d'être là.

Écrit par : Oh!91 | 01 octobre 2008

J'ai bu deux pintes de blanche à l'Assassin, et deux pintes de Guinness la veille, et j'ai pensé à toi lors de ces deux soirées, ça te va ?

Écrit par : Fiso | 02 octobre 2008

Et voilà... Les gens sont malades et Fiso picole, Fiso picole, Fiso picole, Fiso picole, Fiso picole, Fiso picole, Fiso picole, Fiso picole, Fiso picole, Fiso picole, Fiso picole, Fiso picole, Fiso picole, Fiso picole, Fiso picole, Fiso picole, Fiso picole, Fiso picole, Fiso picole, Fiso picole, Fiso picole...

Écrit par : Nicolas J | 02 octobre 2008

-> Fiso -> Ca me va, plutôt deux fois qu'une ;
-> Nicolas J -> Moi, j'en avais compté que quatre, des pintes.

Écrit par : Oh!91 | 02 octobre 2008

Bon rétablissement à toi....

Écrit par : elleestaunord | 06 octobre 2008

-> elleestaunord -> merci, je vais déjà beaucoup mieux. C'est sympa le passage de gens nouveaux, quand on va mal... A bientôt.

Écrit par : Oh!91 | 07 octobre 2008

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