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12 août 2008

Seule la victoire est belle

darbelet terrassé par le japonais.jpg

Au 4ème jour des Jeux, le Japon a acquis trois fois de l’or. Trois fois contre des adversaires français.

Je suis cette France terrassée par ippon, délaissée là au bord du triomphe. Je suis cette France dont l’argent ne vaut rien, que des larmes, parce que seul l’or était beau.

J’ai moins de 66 kg et je suis Benjamin Darbelet face à Masato Uchishiba. J’ai moins de 63 kg et je suis Lucie Décosse face à Ayumi Tanimoto. Je nage la brasse en grand basin et je suis Hugues Duboscq face à Kosuke Kitajima. Je suis comme eux, comme elle, beau dans l’effort et anéanti dans l’échec.

私は66キログラム以下を持っている、そして私は Masato Uchishiba と対戦するベンジャミン Darbelet である。 私は63キログラム以下を持っている、そして私は Ayumi Tanimoto と対戦するルーシー Decosse である。 私は大きいたらいで胸衝撃泳ぐ、そして私は Kosuke Kitajima と対戦するユーグ Duboscq である。 私は(彼・それ)らとして、彼女としてで、努力で美しくて、そして失敗で気が動転している。

Je suis cette France sur le dos de laquelle un Japon exulte.

Commentaires

Je ne regarde pas
Je ne m'informe pas
:-)
Faut il toujours gagner pour que cela soit considéré comme une victoire ?

Écrit par : Bougrenette | 12 août 2008

Entre l'effort et l'échec, entre être beau et être anéanti, il reste tout de même une latitude assez vaste, d'autres options relativement nombreuses, non....?

Moi je pense que la France a bien d'autres ressources qu'elle ne soupçonne seulement pas elle-même. Quant à dire que le Japon "exulte" sur son dos, le terme me paraît très exagéré... Après tout, le résultat des jeux est également l'aboutissement d'efforts acharnés, de souffrances certaines, de sueur et de larmes amères de la part des athlètes nippons EUX AUSSI.

Les médailles moissonnées ne sont en aucun cas le symbole de l'humiliation d'une nation face à une autre, ou de l'écrasement d'un athlète par un autre. Simplement la juste récompense attribuée à des sportifs, des hommes (ou femmes) qui ont vu l'aboutissement d'une certaine forme de chemin de croix.

"Or", "argent" : pfou... Comme si la vie se résumait à une série d'alternatives bipolaires entre des gagnants et des perdants, entre le triomphe et l'échec, entre la gloire et l'oubli... La vérité est bien plus compliquée et intéressante qu'une compétition internationale, même si la médiatisation intense de cette dernière, tous les 4 ans, nous fait oublier qu'elle n'est qu'une bête course à l'échalotte...

Écrit par : lancelot34 | 12 août 2008

"J’ai moins de 66 kg et je suis Benjamin Darbelet face à Masato Uchishiba. J’ai moins de 63 kg et je suis Lucie Décosse face à Ayumi Tanimoto"

Et moi, avec mon quintal, je fais quoi ?

Écrit par : Nicolas J | 13 août 2008

-> Bougrenette -> Oui il faut gagner pour ne pas perdre. C'est comme ça. La question c'est : parviendra-t-on à tous grandir ? Dans le sport, ça doit le faire, "ce qui ne te tue pas te rend plus fort", dit-on... mais en amour ?
-> lancelot34 -> tu as raison : la palette est vaste entre l'anéantissement et l'exultation. Mais qui choisit où arrêter le curseur ?
Le sport, ou plutôt sa médiatisation et l'emprise financière, empruntent souvent au vocabulaire guerrier. Je n'oublie pas que le sport a aussi de formidable vertus éducatives. Et sociales. Si j'ai recours à ces images, ce n'est évidemment par adhésion aux visions belliqueuses, mais par projection. Tu l'as compris. Entre "l'important, c'est de participer" et "seule la victoire est belle", il y a deux poncifs, vrais ni l'un ni l'autre, qui permettent de se situer dans la grande arène de la vie. Et de se dépasser ;
-> Nicolas J -> essaye le Sumo !

Écrit par : olivier | 13 août 2008

Ca fait plaisir de découvrir un francophone qui écrit en japonais, même si je ne comprends pas un mot. :P

Écrit par : Qifen | 16 août 2008

-> Qifen -> lol. C'est le paragraphe précédent passé à la moulinette d'un traducteur automatique en ligne. Autant dire que vu de Tokyo, c'est sans doute du petit chinois...! Par contre, dans ma bannière "futatsu no mizu no aida ni", autrement dit 二つの水の間に, ça c'est du vrai, du solide, et ça veut dire "entre deux eaux". Merci de ta visite.

Écrit par : olivier | 16 août 2008

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