Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

30 juillet 2008

l'assouvi et l'inassouvi

golfe machin.jpg

Je vais bientôt te lâcher la grappe avec Saiichi. Non pas que je sois au bout de mon chagrin, ou de ma thérapie, non pas que le deuil ait commencé, mais après avoir parlé de mes larmes de mille et une manières, je ne vois pas ce que la mille deuxième ou la mille troisième pourrait apporter.

Il y a deux choses que je voudrais faire avant de fermer ce dossier : d'abord, chercher à mettre les mots que Saiichi se refuse à mettre lui même aux raisons de sa rupture. Faire un peu, mais à chaud, l'exercice de la "lettre de Laurent" qui nous avait bien occupé au début de cette année. J'ai eu hier une longue conversation avec ma blogueuse jumelle. Elle m'a dit des choses justes, difficiles mais dépourvues de cruauté, qui m'ont aidé à m'imaginer un instant être de l'autre côté du miroir. A défaut de recevoir de quoi comprendre et rebondir, je veux donc tenter de construire moi même les éléments de mon deuil.

L'autre chose que je veux faire, c'est écrire une Ode à Saiichi. Lui dédier un monument, lui bâtir un temple, lui faire son Hymne à l'amour, son Fou d'Elsa. Laisser une preuve incontestable de l'amour éperdu que je porte en moi envers et contre tout, parce que c'est une digue, une fortification contre toute les tentations haineuses ou suicidaires. Quel présomptueux je suis ! Je ne dis pas que j'y réussirai, je veux juste situer mon intention. Après quoi, je tournerai, sur ce blog, la page Saiichi.

Il restera sans doute un peu présent, par intermittence, comme un fantôme qui rôde plus ou moins perceptible, mais la séquence a été assez longue, il ne sera plus le coeur de ce projet, j'essaierai de gérer autrement et mon chagrin et mon blog. Chris, Sophie, je ne vous imposerai plus ce partage intime.

Peut être la semaine que je vais vivre, début août, m'aidera-t-elle à tourner cette page, à la rendre moins brûlante, et à avancer dans la réalisation de ces deux envies. Je pars dans ma maison de famille avec... qui ? des amis ? mes meilleurs amis ? Mieux que ça : avec mon rêve de l'été dernier.  Je pars assouvir, au coeur d'un si douloureux inassouvissement, le fantasme qui m'a animé des mois, transformé, qui a construit Oh!91. Je vais vivre la chose que je pensais la plus inaccessible, et elle se vivra chez moi, dans mon paradis, comme un accomplissement intégral.

C'est dommage d'être triste, quand on a une telle perspective devant soi. Mais la vie n'agence pas toujours les événements dans le bon ordre.

29 juillet 2008

le temps s'était arrêté

horloge.JPG

Je vais encore agacer du monde, mais je m'en fous, j'essaie de me faire un peu de bien, un tout petit peu, juste pour survivre. Et je suis si infiniment reconnaissant aux âmes courageuses, ou charitables, qui se laissent ainsi sans rancoeur empoisonner l'été.

Je sortais de la piscine ce matin où j'étais aller abattre des longueurs : une petite séance de reprise pour m'épuiser et m'oublier. Et d'un coup, une idée. Une idée imprévue m'a surgi à la figure : aujourd'hui, ça faisait un mois. Un mois déjà qu'à mon retour de Saragosse, il me disait que nous ne pouvions plus être amant. Un mois que, abasourdi, je m'efforçais de croire cela possible mais réclamais du temps pour mon deuil. Un mois que pour la dernière fois, au moment de nous dire au-revoir, dans un long enlacement, sexes tendus, il me laissait le sucer, pantalon aux pieds, ou plutôt m'invitait à m'y laisser aller d'une douce pression de ses mains sur mes épaules, un mois que je jouissais ainsi une dernière fois de son corps, avec déjà un gout de désespoir au fond du gosier, sans que lui, déjà, ne s'autorise à aller jusque-là.

Un mois. J'ai réalisé que pour moi le temps n'avait plus eu de sens ces dernières semaines, qu'il s'était arrêté ce jour-là. Comme si tout devait rester pareil, forcément pareil, comme si d'un mauvais cauchemard l'on ne pouvait sortir qu'indemne. Il y a le dedans du cauchemard, il y a le dehors, mais c'est juste une question de position par rapport à la ligne de démarcation. Au fond, sur une carte du temps, on est au même endroit. Un mois à rester avec cette même idée que si l'on se parle, on va forcément se comprendre. On va forcément trouver et traiter le malentendu, on va forcément se réconcilier avec toutes les sensations de l'amour, si fort et si unique qui existait entre nous.

Pour moi, la vie avait cessé dans mon corps, plus rien ne battait, plus rien ne palpitait, c'est ainsi que le temps s'arrête, non ?

Un mois... Cette autre idée est alors venue : un mois, quand on est libre, quand on a oublié, quand on s'est protégé, quand une dynamique heureuse s'est mise en place, ça doit aussi pouvoir être un début d'éternité. Ne l'ai-je pas moi-même éprouvé, en d'autres temps ? Et s'il était déjà en route sur cette nouvelle éternité ?

L'idée d'un fossé si vite creusé entre nous, et si profondément, m'a alors comme asphyxié. Je n'avais plus eu de larmes depuis presque sept jours, elles m'avaient légèrement affleuré à mon retour de Bangkok dans la nuit de dimanche, mais n'étaient pas sorties de mes orbites. Et là, d'un coup, une avalanche m'a à nouveau submergé, différente des précédentes, me prenant doucement au volant de ma voiture sur les boulevards extérieurs, et gagnant en intensité à mesure que j'avançais. Quai d'Ivry, j'avais le visage grimaçant et hideux, les larmes coulaient et coulaient sur mes joues et mon visage se crispait encore en se représentant ce que c'était, un mois, sur un calendrier.

J'avais cru le temps arrêté, à m'attendre pour ainsi dire. Et j'ai réalisé que le temps, forcément, ne pouvait pas m'avoir attendu. J'ai réalisé que j'avais sans doute perdu. Et que je n'avais toujours rien en main pour préparer mon deuil...

28 juillet 2008

le Japon rêvé

kyoto.jpg

Quand je me suis levé à cinq heure ce matin, il y avait bien longtemps que je ne dormais plus, pris entre le décalage horaire et mes pensées insomniaques. Pourtant, nous étions rentrés quelques heures plus tôt à peine, à 1 heure, après pile-poil vingt quatre heures de voyage, porte-à-porte, depuis notre hôtel de Bangkok.

En arrivant, on s'est lesté de nos bagages, j'ai jeté les denrées périmées que j'avais laissées dans le frigo plutôt qu'au congélo, au cas où il serait venu se reposer à la maison du chantier de son petit appartement parisien. J'ai constaté l'étendue des dégâts avec les plantes, mais comme je l'avais écrit à mon amie, je préférais les retrouver ainsi ratatinées, comme les témoins tragiques de mon amour qui n'en finit pas de se mourir, plutôt que fraîches et pimpantes comme si de rien n'était.

Au réveil, j'ai d'abord voulu me soulager de mes idées sombres en les couchant sur le clavier, mais je n'y suis pas parvenu, alors j'ai vidé les valises, remuant parfois des sacs plastiques ou des morceaux de papier de soie dont j'évitais qu'ils ne crissent de trop pour ne pas réveiller mes nièces.

Puis avant 7h, j'étais parti au travail. Finalement, ça me fait du bien de venir m'égayer au bureau et de prendre le large de ma petite famille pour la journée.

Nous avons voyagé avec Aéroflot, aux menus invariables et au personnel recruté chez les ours. Ça m'amuse de voir son emblème,  une faucille et un marteau aux ailes déployées, demeurer inchangé depuis l'ère soviétique.

Sur le tronçon Moscou-Paris, s'est assis à côté de moi un grand jeune homme frisé, au sourire plutôt sympathique, bavard et dégingandé. Il rentrait du Japon pour participer aux fêtes de Bayonne, et s'était bien fourni en saké et en vodka dans les boutiques duty-free de ses escales.

Il venait de passer trois semaines près de Tokyo pour y retrouver sa petite amie et partager une tranche de vie dans sa famille.

Bien qu'encore jeune, sans doute pas plus de la trentaine, Jérémy avait déjà bien roulé sa bosse à travers le monde. Yuko, il l'avait rencontrée à Sidney où il a vécu un temps il y a de cela près d'un an et demi, ils s'étaient déjà retrouvés en France pour une séjour amoureux et touristique, et leur avenir était incertain quant au et au comment.

Jérémy parlait et parlait, il disait sa fascination pour ce pays, pour son art de vivre, pour sa sophistication et sa créativité, pour le sens du service et du respect. Il décrivait des quartiers, des villages, des appartements, des costumes, des échanges. Il déroulait sans le savoir mon rêve évanoui. Il lui donnait des couleurs, des senteurs. Je voyais mon voyage promis se réaliser par procuration. Il avait été surpris par les effusions de sa belle mère au moment des adieux. Sortant de sa réserve coutumière, celle qui lui fit saluer le départ de sa propre fille soeur aînée de Yuko vers la Nouvelle Zélande d'un simple mouvement de la main, elle s'était mise à pleurer, deux fois, en l'enlaçant et le tenant fort dans ses bras.

Une larme me venait aux yeux en l'écoutant. J'ai toujours été bien aimé de mes belles mères, il faut bien que gendre idéal veuille dire quelque chose. Et je pense que j'aurais pu être également adopté par sa mère à lui. Lors de son séjour au Japon, fin janvier dernier, durant lequel j'occupais, je crois, ses pensées au point qu'il était allé prié au temple pour que je sorte de mon état grippal, il avait enfin fait son coming out auprès de sa mère. Elle n'avait rien dit, était montée se coucher, et le lendemain n'en avait pas parlé d'avantage, mais s'était efforcée de ne pas altérer d'un iota les marques d'amour qu'elle avait l'habitude de lui témoigner. Qui sait, j'aurais pu être aussi aimé de cette femme, ai-je pensé en écoutant Jérémy.

Pour dissiper la brume de mes yeux, je lui ai montré le livre que par coïncidence j'avais décidé de parcourir à nouveau durant ce tronçon du parcours : Confession d'un masque, de Yukio Mishima. Il m'a expliqué que Yukio était le masculin de Yuko, puis il m'a demandé si c'était bien et a lu la quatrième de couverture. Il a du comprendre que j'étais homosexuel, il m'a dit que ça avait l'air désespérant, je lui ai confirmé que c'était très introspectif, plein d'inassouvibilité, et que la présence de la mort et du sang étaient en effet parfois suffocantes. On en est venu à parler du suicide au Japon, et l'on s'est dit que derrière des abords séduisants, la société japonaise avait sa façon à elle d'être dure, intransigeante, impitoyable envers les détresses individuelles.

J'ai repensé à cette phrase lue au début de l'ouvrage de Jens Christian Grøndahl, Bruits du coeur, évoqué là : "(...) Yuki préparait le déjeuner. Ariane s'était interrogée sur son sang froid et son silence. Son silence paraissait plus hostile que lié au deuil, mais peut-être s'était-elle retranchée au fond d'elle-même".

26 juillet 2008

l'intervalle silencieux (2)

silence.JPG

Ainsi donc me voila confronté au silence. C'est terrible, le silence.

Je ne parle pas du silence de la bouche. Certains peuvent être beaux quand ils sont pleins : pleins de sourires ou de regards, pleins de caresses, pleins simplement de présence. Des gens sont mal à l'aise avec ces silences-là, ont immédiatement besoin de les combler même s'ils n'ont rien à dire. Moi, je les aime bien. Des choses que les mots expriment mal peuvent être dites alors. Nous avons eu des silences merveilleux avec Saiichi.

Mais le silence dont je parle, c'est un autre silence, fait de vide, de fin. Un silence des yeux, un silence des gestes, un silence de l'espace, un silence du temps, de l'existence. Un point d'interrogation sans réponse, un précipice.

la pudeursasa001.jpg, le respect et le mépris

Je me dis que forcément, ce silence a été précédé d'un autre : fait de non-dits, qui a laissé s'installer un décalage, un malentendu, un malaise sans doute et finalement un rejet. Je me dis qu'il y a eu une retenue mal venue, qui a conduit à un noeud.

S'agissait-il alors d'une pudeur, d'un trait culturel ? Je m'y suis frotté pourtant, j'en ai joué, nous l'avons assumé à la fois pour le comprendre et pour le dépasser, pour le transgresser et pour y revenir. Ce trait, il l'a franchi à dessein pour se laisser fasciner, il m'a fasciné moi-même au point de lui avoir voué un véritable culte. Cette capacité à endurer en silence, elle lui donne, au delà de son apparente fragilité, de son évidente naïveté, une force inclassable.

Au cours des mois où notre liaison se construisait, et - le croyais-je - se consolidait, jamais je n'ai laissé un appel sans réponse, jamais un SMS sans SMS, jamais je crois une sollicitation sans disponibilité. Sans doute s'interdisait-il beaucoup, l'expression de son besoin de moi n'était-elle qu'une infime portion de son besoin authentique. Il se faisait discret par souci pour ma situation, et sa discrétion participait à cette légèreté qui peu à peu me rapprochait de lui. Ses silences alors n'étaient que respect, mais je les entendais.

Nous utilisions lui et moi mon blog pour les combler et nous montrer au delà de nos rencontres l'attachement et la curiosité de l'un envers l'autre. Je publiais des pensées qu'il m'adressait, et il m'était gré d'en être ainsi valorisé dans son existence et mon estime. Il en était devenu presque l'âme de ce blog. Et ce n'était déjà plus du silence.

Le vrai silence, ce silence de vide dont je parle, il a une autre figure.

shiharu_shiota_cpa_08.jpgIl peut être passif, c'est celui que tu subis sans l'avoir choisi. Quand la vallée s'estompe et que les parois montagneuses ne te renvoient plus d'écho, ce silence où tu te retrouves à faire du bruit tout seul, en vain, à effrayer les alentours qui à leur tour prennent leur distance.

Il peut être actif, tu t'y astreints avec peine parce que ton harcèlement est d'évidence stérile. Mais finalement il ne rattrape rien. Il ressemble à une capitulation. Et tu portes en toi la blessure et l'humiliation comme un peuple dépouillé de ses terres par une armée conquérante. Tu n'en rumines pas moins, tes pensées n'en sont pas moins tenaillantes.

Et dans le silence qui s'installe alors pour durer, tu ne parviens plus à percevoir que l'écho du mépris.

Tu vois JG, cet instant "suspendu, à la fois calme et tendu" de ma dernière note, cueilli par hasard dans un livre que tu m'as offert et que j'ai emmené en voyage, il n'etait pas pré-programmé. Il ne reflète pas non plus l'état de mon coeur, je suis loin de cette paix dépeinte par Hiroshige et qui m'a sauté à la gorge en la lisant. Mais peut-être ai-je besoin de cultiver cet entre deux pour y voir l'espérance d'une possible fête à venir, la promesse d'une continuation. Quitte à me mouvoir dans un univers silencieux, je préfère croire qu'il ne s'agit que d'un intervalle.

23 juillet 2008

l'intervalle silencieux

moon viewing point.jpg

C'est un soir d'automne dans un pavillon au bord de la mer. Le toit, les poutres et deux portes coulissantes en papier de riz encadrent la perspective sur la surface de l'eau qui semble un mur monotone, bleu fonce dans la partie inférieure, mais un bleu qui s'éclaircit graduellement vers l'horizon. La mer reflète la lumière du jour déclinante autour des voiles carrées des jonques et des mâts nus des plus grosses embarcations. Le soleil vient de se coucher, le ciel se teinte de ses ultimes scintillements et, plus haut, la pleine lune est effleurée par un vol d'oies sauvages.

De prime abord, on croit qu'il n'y a personne. La composition est dominée par le plancher vide et ses nattes vertes, là, près de la rambarde, autour d'une lampe, on voit les restes d'une fête dans un désordre soigneusement étudié : un bol, des tasses de saké, un éventail à moitie déplié. Puis, sur la droite, on découvre le dos d'un kimono qui sort de l'image et, à gauche, derrière la porte coulissante, la silhouette d'une autre femme. Des aiguilles pointent dans sa coiffure relevée et un pan de son kimono dépasse de la porte, là où elle l'a laisse tomber. La femme de droite doit être une geisha, on voit le manche d'un instrument à cordes, quant à la seconde femme, c'est sûrement une courtisane, comme l'indique sa coiffure. Elle se prépare à se donner à l'homme qui leur a tenu compagnie, buvant du saké en contemplant la lune et les bateaux sur l'eau paisible tandis qu'une des femmes jouait de la musique et chantait.

C'est la pause qu'Hiroshige a choisi de décrire, l'intervalle silencieux entre la scène qui vient de s'achever et celle qui n'est pas encore commencée. Les deux situations sont présentes, l'une sous la forme des restes de la fête, l'autre comme une promesse suggérée de sa continuation. Il s'agit d'un instant à la fois calme et tendu qui oscille dans le vide immobile entre le souvenir et l'attente.

(Jens Christian Grøndahl, Bruits du coeur. Trad. Alain Gnaedig. Gallimard - merci à JG)

22 juillet 2008

la troisième mêlée

Après la grande fête de l'auto-célébration, le 12 juillet dernier, des vertus sociales et solidaires du sport, du grand mythe, ou je préfère dire du grand rêve de 1998, une petite dédicace spéciale à  mon auteur-blogueur-rugbyman préféré, Manu Causse-Plisson (ça fait longtemps qu'on n'a pas de niouses, tiens ?), et cette célébration des vertus tendres de la confrontation sportive, bienvenue à quelques jours de l'ouverture des JO :

brutos8416_By_ShavedBear.jpg

J'en profite pour reproduire ce billet, qui en son temps, forcément, m'avait ravi :

_________________________

Action men

publié par Manu Causse-Plisson, le 17 avril 2008

Tiens, et si je parlais un peu de poésie, de littérature et de douceur, bref, de rugby ?
Hier, les Gonins (nous, quoi) affrontaient les Tou'win ; on s'en est bien sortis, après un départ en demi-teinte, en particulier grâce à notre réserve de joueurs, si pléthorique que nous prêtâmes quelques éléments à l'adversaire qui souffrit de nombreuses blessures (la maffre, les gars).


Si je vous informe ici de résultats sportifs dont vous vous tapez peut-être la paupière, c'est que l'équipe des Tou'win, nos honorables adversaires, possède une particularité qui ne cesse de m'enchanter : c'est en effet la première équipe Gay & Friendly de la région toulousaine.

Et moi, bin, je ne sais pas pourquoi, je trouve ça génial, de remettre en question le côté "onépadépédé" du sport, et du rugby en particulier - où le délicat terme de "gros n'enculé" s'utilise (s'utilisait ?) couramment pour décrire des sentiments inamicaux. Oh, ça ne nous a pas empêché les plaisanteries plus ou moins fines, mais on les fait de toute façon, alors hein... l'année prochaine, si tout va bien, on les échangera avec nos adversaires - là, on était encore un peu empruntés.

Bon,
Oh!91 et son pote WajDi risquent de me dire que tout le monde sait déjà qu'on peut être homo et sportif (p'tain, deux subordonnées, c'est lourd comme phrase, faut que je me surveille, moi) ; mais voilà, hop, c'est dit. Et vous, vous en pensez quoi ?

21 juillet 2008

Joséphine Baker de retour à Paris Plage -

josephine-baker.jpg

Là je prends un risque. Mais c'était annoncé sur le blog de Fauvette dès le 4 juillet. La vie va te dire aujourd'hui si le défi est en effet relevé : pour le lancement de Paris-Plage, la piscine flottante Joséphine Baker, remise plus ou moins de ses avanies de toutes sortes, devait rouvrir au public. De là où je suis depuis presque deux semaines, impossible à vérifier !

(Sinon, Fauvette, c'est pas grave si c'est la deuxième fois que je te cite en moins de trois jours ? une façon comme une autre de m'en tenir au silence auquel je m'astreint...)

18 juillet 2008

happy birthday, Mister Mandela

Nelson-Mandela-1.jpg

Une parenthèse - mais méritée - dans la litanie improvisée consacrée a Saiichi, qui a chamboulé mes vacances, sa quiétude, et tout le déroulé de billets préprogrammés tel que je l'avais conçu avant mon départ en vacances. J'en reprends ici le fil, à partir d'une actualité importante et symbolique :

Pour moi, il n'y a pas de doute possible : Mandela est le plus grand homme vivant que compte notre planète. Son combat, ce à quoi il a survécu, la transition pacifique qu'il a su organiser dans son pays, la clarté visionnaire de son propos en toute circonstance, son à-propos sans fausse pudeur dans son engagement contre le Sida... Cet homme n'aura jamais déçu, jamais.

Dans ma jeunesse, je m'étais engagé dans le combat contre l'Apartheid. J'en avais raconté un épisode ici. L'exigence de sa libération était notre porte drapeau. J'étais même allé à Wembley assister, en 1988, à un grand concert anti-apartheid. J'ai eu la chance, en septembre 1995, prenant de nouvelles fonctions au sein d'une organisation internationale de jeunesse, de me retrouver dans un dîner qu'il organisait à Pretoria à l'occasion de la visite d'un chef d'État africain, et me tenant dans sa proximité, j'en avais ressenti un indicible frisson.

Dès le 28 juin, Fauvette lui rendait hommage . Et moi, de tout mon coffre, de là où je suis, je lui lance un tonitruant "happy birthday, Nelson !"