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08 juillet 2008

déjà la troisième tablée

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J'ai l'esprit ailleurs, mais ce serait pas cool de passer à la trappe ma troisième soirée Paris-Carnetde mercredi dernier (oui, je sais, je suis à la bourre, mais visiblement, y'a pas que moi !). Je ne rentrerai pas dans les détails, cette fois. Je préfère te renvoyer à l'excellent compte-rendu de Lancelot, plein de détails dont je partage le vécu (ou au non moins excellent montage photographique de Bougrenette). Avec pour moi un peu de stress en moins, parce que c'en est presque une routine, maintenant (la troisième, tu penses !), mais un peu d'indisponibilité mentale en plus (en plein chagrin d'amour, avec des doutes dans tous les sens). M'enfin, j'ai pris sur moi, aidé en cela par l'affabilité de la tablée, la première de Bougrenette et d'Alex, et d'autres surprises de taille. Je m'en suis voulu d'avoir été un peu effacé, pris de court par la présence inattendue de Lancelot, et un peu en manque d'imagination pour rebondir sur les situations.

Je me souviendrai surtout, l'haleine à l'envers pour cause d'ail tardif et d'alcool allongé, m'être ensuite imposé pour la nuit chez Saiichi, l'avoir blessé comme je n'imaginais pas pouvoir le faire, l'avoir vu me voir lui manquer de respect, mais finalement avoir passé la nuit à lui dire et à lui entendre dire des choses qui se devaient de sortir, où le respect a retrouvé la place.

Je me souviendrai une fuite au tout petit matin pour retrouver gare Montparnasse une mission professionnelle vers Poitiers. A ce stade, l'haleine n'était plus seule à l'envers. J'en étais tout out of everywhere.

Et maintenant, j'ai juste une prière : je te livre de moi une image triste. C'est comme ça. Mais plus que tout, je voudrais que tu n'altères en rien ton regard sur Saiichi. Il écrit peu ici, mais je veux que tu l'aimes, il n'est pour rien dans ma douleur, ni ingrat, ni gougeat, nous traversons juste, lui comme moi, notre inéluctable.

Ferons-nous de cette épreuve quelque chose de grand, comme nous nous le sommes promis ? Dépasserais-je cette jalousie imbécile pour ne plus que lui souhaiter la réussite d'une rencontre heureuse ? Je le voudrais tant. Je n'en ai pas encore la force, mais j'en ai déjà le souhait.

Commentaires

« Et maintenant, j'ai juste une prière : je te livre de moi une image triste. C'est comme ça. Mais plus que tout, je voudrais que tu n'altères en rien ton regard sur S. Il écrit peu ici, mais je veux que tu l'aimes, il n'est pour rien dans ma douleur, ni ingrat, ni gougeat, nous traversons juste, lui comme moi, notre inéluctable ».

Pardonne moi, Oh !, mais l’idée que n’importe lequel de tes lecteurs puisse avoir maintenant une image altérée de S. me paraît un peu absurde. Je suis persuadé que personne ne songe à lui imputer un malheur dont il n’est, si on y réfléchit bien, aucunement responsable. Oui, tu as raison, il n’est pour rien dans ta douleur, mais je crois que c’est clair pour tout le monde, lui le premier.

La « douleur » chacun en porte sa part, à un moment ou à un autre de sa vie. Certains demandent à la partager, pour l’alléger. On les console, on les cajole, on les encourage. D’autres (et S. est de ceux-là, j’imagine, même si je le connais peu) préfèrent se replier, se faire discrets, cacher leur larmes et leur chagrin, de peur qu’on ne les trouve déraisonnables. A eux on ne tend pas la main. Forcément, ils n’ont rien réclamé. Mais ce n’est pas non plus parce qu’on garde le silence vis-à-vis d’eux qu’on va en même temps les taxer d’ingratitude ou de goujaterie.

L’ « inéluctable » comme tu l’appelles, est un chemin dur, où l’on saigne. C’est pourquoi, lorsque l’on voit passer des amis sur ce chemin-là, personne ne songe à leur jeter des pierres, ni même à « cesser de les aimer ». Cet amour-là, il s’écrit sans A. Il se nomme refus de l’oubli et de l’indifférence. Car le contraire de l’amour, ce n’est pas la haine. C’est l’indifférence.

Et S. n’est indifférent à personne ici.

Écrit par : lancelot34 | 08 juillet 2008

Je me fais rare en commentaire depuis quelques temps mais j'ai toujours un oeil attentif quotidien.Tu traverses une période que j'ai connu et que je traverserai certainement un jour à nouveau car ce que nous vivons se ressemble par certains côtés.Et en plus de mon oeil attentif, tu sais que mon écoute peut l'être aussi.Bises.

Écrit par : Christophe | 08 juillet 2008

L'image que tu livres de toi n'est pas triste, mais sensible. Vraie. Tu te livres tel que tu es, une autre chose que j'aime tant chez toi.
Lancelot a bien raison, notre regard sur S. ne peut pas changer, votre histoire n'est que la vôtre, elle ne nous concerne pas, même si elle nous touche.
Et pour répondre à ta question : oui, vous ferez, tu feras, de cette épreuve quelque chose de grand, parce que c'est ce que tu fais toujours, de grandes choses. Les petites, c'est mon truc à moi ;-)
Je t'embrasse fort, mon cher, si cher jumeau.

Écrit par : M. | 08 juillet 2008

tellement ailleurs que quand je t'ai demandé de tirer sur ton tee shirt tu n'as pas moufté et que tu t'es exécuté, merde j'aurais dut en profiter, hin hin hin, c'était une chouette soirée.

Écrit par : Bougrenette | 09 juillet 2008

-> tou(te)s -> merci de votre presence, de votre amour pour S., je m'y raccroche a toute force...

Écrit par : Oh!91 | 11 juillet 2008

Les commentaires sont fermés.