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23 juin 2008

L'orgie

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Ceci est ma 200ème note (en fait, c'était la précédente, mais pour une 200ème, il vaut mieux un feu d'artifice qu'un règlement de compte, non ?)

J'ai vécu récemment une nouvelle expérience, étonnante et délicieuse. J'aime autant te prévenir tout de suite, c'est un peu hard, et du coup pas simple à raconter. Par défi, je vais m'y essayer malgré tout. En toute (im)pudeur.

Un ami, ou plutôt une fréquentation, de celles qu'il m'arrive de contracter aux nocturnes de Roger legall, m'avait proposé le principe d'un dîner "en cercle resserré" histoire de faire plus ample connaissance. J'en avais accepté l'augure, mais fus néanmoins surpris, recevant l'invitation par courriel, de découvrir qu'il s'agirait d'un dîner "fesses à l'air". Était-ce une boutade ? Une provo ? Un vrai projet ?

Espérant pouvoir associer Saiichi à cette invitation, je demandais à cet ami quoi emmener, glissant entre la suggestion d'une boisson ou d'un dessert celle de mon amant. Il me pria d'emmener du vin, je n'imposai donc point mon Saiichi. En tout cas pas cette fois-ci.

Y., notre hôte, était effectivement tout nu derrière un tablier de cuisine en recevant ses invités les uns après les autres. Cadre au sein d'une structure qui oeuvre à la promotion de la culture française à l'étranger, je découvrai que j'avais le même jour - drôle de hasard - adressé un courrier à son propre patron, pour des besoins professionnels.

T., arrivé avant moi quoique toujours vêtu, préparait les caipirinhas avec de la glace pilée. Il s'avère qu'il travaillait dans le même siège social que ma copine Fiso. Les coïncidences s'arrêtent là.

Puis arrivèrent Fl., d'origine québécoise - d'où son discret accent et quelques expressions fleuries -, scénariste d'une série française qui fait un tabac depuis des années sur une chaîne du service public, et son ami Fr., fatigué d'expériences dans l'informatique et le marketting, qui s'exerce depuis peu à la maçonnerie sur le dos d'une ancienne maison normande.

Enfin, B. est arrivé, péruvien, ultime touche exotique à notre soirée, en partance trois jours plus tard pour Lima où il devait effectuer son stage de fin de master en sciences politiques.

La politique, justement, il en fut assez peu question. Peut-être valait-il mieux. Durant l'apéritif, on parla surtout de nos jobs respectifs (respectives en québécois, question de genre).

C'est au moment de passer à table que Fl. et Fr. donnèrent le signal, s'éclipsèrent en coup de vent dans la chambre à coucher et revinrent dans la tenue d'Adam. Caipirinha aidant, j'embrayai, suivi de T.,  puis de B., le plus hésitant, visiblement persuadé d'être le seul pour qui l'expérience était nouvelle.

Dans les premières minutes, on put observer chez chacun une érection légère et passagère, comme sous l'effet du premier trouble.

Pendant le repas, la conversation prit la tournure d'une galerie de portraits, chacun décrivant à tour de rôle des personnages fantasques de son entourage. On rit beaucoup sur la pasta aux coquilles saint-jacques.

Y., notre hôte, était assis à ma droite. Au fil du repas, nos contacts furent de plus en plus explicites, tout comme ceux de Fl. et Fr., ou ceuxbrutos6386.jpg plus tardifs de T. et de B., au dessert nous commençâmes à nous embrasser.

Ce fut le coup de sifflet.

Je suis absolument incapable de décrire ce qui suivit. Et comme les tours de tailles ou les longueurs de bite n'ont pas grande importance non plus, je vais me contenter de dire que ce fut une orgie, comme tirée de fantasmes fous, avec quelque chose d'antique dans cette capacité sublime à l'oubli.

C'est autour d'Y. et moi que les choses s'organisèrent d'abord, puis le centre de gravité se déporta sur l'érection magistrale de Fr. Il s'était écoulé sans doute pas mal de temps déjà quand on entendit une porte claquer : T. nous quittait se sentant délaissé. "Un courant d'air", dit Y. avec détachement.

B. se tenait souvent à l'écart, toujours gêné, attendant d'être invité d'un regard ou d'un mouvement de la main pour se joindre au groupe. Fl. me jetait des regards continuellement souriants.

brutos5154.jpgNotre corps à corps dura bien trois ou quatre heures, sans grandes respirations. Sur le parquet de bois. Sur les tapis du salon. Couché, debout, accroupi, tu n'avais rien à faire, les bites venaient à toi, en toi, et toi, des bouches ouvertes et langoureuses venaient te couvrir d'attentions et te prodiguer mille attentions.

Après avoir joui respectivement une et deux fois, Fl. et Fr. nous quittèrent au milieu de la nuit non sans m'avoir l'un et l'autre, l'un puis l'autre, et dans l'autre sens, accordé de putains de bons baisers... d'amour ? d'adieu ?

Le jour pointait déjà. B. resta dormir dans le salon tandis que Y. m'ouvrit son lit pour m'offrir près de lui quelques courts instants de repos. A l'heure du réveil, c'est quand je fus en lui qu'il jouit, et j'en fus heureux parce que je dois dire qu'il a une queue agréable au toucher, au peser, au goûter, et que depuis qu'elle m'était passée en main j'avais eu en plusieurs NICKEVANS1.jpgcirconstances l'occasion d'en nourrir mon imaginaire pour parvenir moi même à jouir.

En route vers le boulot, les yeux en gelée et le corps en charpie, je n'eus pas une seconde de culpabilité, je ne me sentais pas sale, je ne me traînais aucune impression malveillante du doute. J'étais juste épanoui, plein d'images dans la tête et de sensations sur la peau, de goûts en bouche, souvenirs qui ont vocation, sans doute, à durer longtemps avant que l'on songe à remettre le couvert.

Commentaires

Le monde est un enchantement de découvertes :o)

Écrit par : L'Elephant | 24 juin 2008

C'est extraordinairement... plein de senstations extraordinaires :)

Écrit par : Olivier Autissier | 24 juin 2008

bigre pour un feu c'est effectivement une véritable fournaise, c'est chaud bouillant, cela aurait pu être hard ou pire, mais ici par tes mots, avec tes émotions, cela en devient un beau moment, que l'on regarde d'un oeil voyeur avec envie.

Écrit par : Bougrenette | 24 juin 2008

Quel beau moment de sensualité surtout.Et quelle belle méthode pour brûler les calories après un repas.

Écrit par : Christophe | 24 juin 2008

Pétite filou... on s'embête pas avec les gars de la promotion du français à l'étranger... ;-)

Écrit par : DonDiego | 24 juin 2008

Oui. Comme dit Bougrenette, tu as l'art de rendre de l'émotion là où d'aucuns ne verraient qu'amertume et désillusion. Comme T. peut-être ?
Il y en a d'aucuns autres qui se contenteraient d'un. Modestement.
Bonne fin de voyage !

Écrit par : Boby | 24 juin 2008

Tu as oublié l'essentiel dans ton récit : vous avez mangé quoi ?

Écrit par : Nicolas J | 24 juin 2008

-> L'Eléphant -> je peux dire en effet avoir été enchanté ;
-> Olivier Autissier -> Si extraordinaire, qu'il ne faut d'ailleurs pas en abuser ;
-> Bougrenette -> C'est moi qui fait de vous des voyeurs, mais je crois pourtant rester très soft, là...
-> Christophe -> Tiens, tu me fais penser que je ne me suis pas pesé ddepuis longtemps ;
-> DonDiego -> Comme toi, je découvre, je découvre...
-> Boby -> lol. D'un, oui, mais duquel ?
-> Nicolas J -> Relis la note, tu y trouveras l'essentiel. J'ajoute une petite soupe froide de petits pois à la menthe, fameuse, d'ailleurs.

Écrit par : Oh!91 alias entre2eaux | 25 juin 2008

et bien ! moi je n'ai jamais pratiqué à plus de trois ! je pense que je n'aurais pas su où donner de la tete là !

Écrit par : anydris | 28 juin 2008

C'est pas la tête qui importe le plus.

Écrit par : Nicolas J | 28 juin 2008

-> Anydris -> Il y a des moments, la tête tu l'oublies, du moment que tu sais où donner de la queue ! Mais tout bien réfléchi, en dehors de quelques fulgurances rarissimes en sauna, je n'avais jamais fait à plus de trois non plus ;
-> Nicolas J -> Eh ! bien, on a affaire à un connaisseur à ce que je vois. Tu te proposes pour coacher Any ?

Écrit par : Oh!91 | 28 juin 2008

Je suis le voisin du dessus, il faudra qu'on se parle, au fait.

Écrit par : balmeyer | 28 juin 2008

-> balmeyer -> Seulement se parler ? Tu dois te tromper de voisins.

Écrit par : Oh!91 | 30 juin 2008

Les commentaires sont fermés.