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11 juin 2008

1964, la malédiction de la betterave rouge

betterave rouge.jpg

Il a du se passer quelque chose en 1964. Ou dans les crèches de France dans les années qui ont suivi, ou plus tard encore dans les cantines scolaires des écoles primaires, ou de nos collèges. Comme un nuage, genre Tchernobyl, qui serait passé juste au dessus de notre génération...

Récemment, j'ai fait la connaissance, par hasard, de plusieurs personnes qui sont nées la même année que moi. Bon, un Japonais, ça compte pas, rapport aux cantines scolaires, on joue pas dans la même catégorie. Et trop loin de Tchernobyl, pas crédible. Mais avec tous les autres, on s'est découvert un gros point commun : mais un gros ! On n'aime pas les betteraves rouges.

Et je ne parle pas de simple préférence, d'une petite coquetterie de banlieue, de quelque disgrâce occasionnelle ou futile. Je parle d'un vrai rejet, d'une chose majeure, d'un truc si fort qu'il s'impose avec une évidence insolente à la première évocation, au point d'aller s'inscrire sur des blogs, c'est dire. Un vrai dégoût, plus sérieux, plus profond, plus mystérieux, plus structurant qu'autre chose. Il est étrange, ce désamour indépassable, inclassable, qui s'est installé entre notre génération et cette denrée mythique, non ? Pourtant, qu'est-ce qu'on a pu nous en servir à l'école ! L'échec d'une thérapie ?

Je m'excuse, ça nous fait un sujet un peu léger, cette coïncidence . Mais fallait que je le dise. Et puis je me l'autorise parce que je vais bien. Il vaut mieux prendre la betterave comme un punching-ball que se la traîner au fond du gosier. Je sais que ça aussi, c'est possible, comme une douleur déraisonnable, une boule qui te fait t'interroger, injustement douter. Je veux te dire qu'on a pourtant ça, toujours, encore, en commun. Entre plein d'autres choses.

Même si c'est dérisoire de le dire.

Commentaires

Sus à la betterave !

Écrit par : Nicolas J | 11 juin 2008

Sympa, vraiment très sympa de m'en refiler comme ça au petit déjeuner, avec mon café :))
Beurkkkk !

Écrit par : Olivier Autissier | 11 juin 2008

Moi ,j'aime la betterave rouge biologique mais pas au petit déjeuner.
par contre, Le rouge est la couleur de la vie !
vive le rouge ! vive la vie ! on dit que c'est le sang vététal , pour reminéraliser .

Écrit par : christie | 11 juin 2008

C'est ton côté bourge-UMP qui te fait pas aimer la betterave rouge... Parce qu'au fond, si t'y réfléchis un peu, elle a tout pour te plaire cette pôvre betterave... ;-)
Perso, c'est le celeri rave que je peux pas avaler... tro dègue...

Écrit par : DonDiego | 11 juin 2008

-> Nicolas J -> Suce ?
-> Olivier Autissier -> Excuses, j'avais pas prévu que tu tomberai dessus à l'heure du p'tit déj' ;
-> christie -> Comme tu l'as compris, c'est pas la couleur qui est en cause ;
-> DonDiego -> Peut-être un peu trop sucrée à mon goût ? Le celeri rave, par contre, si je suis pas fan en salade mayo, j'aime bien avec une purée de pomme de terre.

Écrit par : Oh!91 alias entre2eaux | 11 juin 2008

Arrête de faire des jeux de mots idiots. C'est un blog sérieux ici.

Écrit par : Nicolas J | 11 juin 2008

Crue râpée c'est meilleur ;)

Écrit par : Nadaiya | 12 juin 2008

Enfin des vrais sujets de fond !
Perso, je n'en ai jamais mangé à la cantine (ah comme j'étais difficile) ce qui me permet maintenant de goûter celle que prépare Princesse - au four et tout le truc - et d'aimer ça. Je milite donc pour la libération de la betterave (en particulier du souvenir qu'on en a).

Écrit par : manu | 12 juin 2008

C'est très bon la betterave,
bon ceci dit je ne suis pas de 64 et le nom scientifique étant Beta vulgaris, y a peut être une cause à effet ;-)

Écrit par : Bougrenette | 12 juin 2008

-> Nicolas J -> J'aime l'explicite ;
-> Nadaiya -> Meilleur ? L'important, c'est que t'aime. Tu dois pas être de 64, toi...
-> manu -> C'est sûr qu'on me l'aurais servie en gratin à l'époque, j'aurais peut-être été moins traumatisé ;
-> Bougrenette -> alors qu'avec mon raffinement notoire, ça pouvait pas coller avec moi.

Écrit par : Oh!91 | 13 juin 2008

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