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03 juillet 2008

400 ans de cousinage

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C'est aujourd'hui que l'on célèbre officiellement les 400 ans de la ville de Québec. Je ne saurais te dire pourquoi pas avant hier, ou en septembre, ou même l'année prochaine. C'est quoi, l'acte fondateur d'une ville, au juste ? Tout est affaire de symbole, sans doute, et il doit s'en trouver un particulièrement signifiant pour les historiographes de cette ville.

J'étais à Québec en voyage professionnel pour deux jours en décembre 2006. J'y étais passé une première fois, tout aussi rapidement, lors d'un voyage en Amérique, en 1981. J'avais 16 ans, et j'avais réussi à me faire inviter par les parents d'une copine avec qui nous n'avions qu'un seul point en commun : celui d'avoir été les seuls, lors d'une simulation de l'élection présidentielle organisée par la prof de français, à voter pour Georges Marchais. Ca faisait léger comme point commun, parce que je crois qu'on ne s'était jamais parlé avant d'avoir découvert ça et de nous être d'un coup sentis beaucoup moins seuls dans notre lycée bourgeois d'Aix-en-Provence, mais ça m'avait suffit pour me faire faire un tour d'Amérique du Nord en deux mois. A seize ans, ça laisse des sacrés souvenirs, tu t'en doutes.

Vingt-cinq ans plus tard (putain, 25 ans !), sous les premiers flocons, je m'échappai un soir, en reconnaissance, vers l'unique bar gay de la ville, que j'avais pu repérer parce bien qu'étant unique, cet établissement se trouvait en plein coeur de la ville : le Drague.

J'assistais là-bas à un kitchissime spectacle transformiste, tellement innocent que le lendemain, alors que nous en avions plein les bottes mes collègues et moi de périgriner dans la ville, je leur proposait de m'y accompagner en tout bien tou honneur pour y boire un verre. Elles étaient toutes affriolées de cette idée.

On s'est ensemble retrouvés au coeur d'une après-midi thématique : quand les cawboys apprennent à danser le madison, que c'en était même plus kitch, mais à se tordre de rire.

Et voilà comment mes collègues se font des idées sur mon intimité et la vie gay. Si seulement elles savaient...

00:05 Publié dans divers | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : québec, canada, bar gay

Commentaires

J'ai d'impérissables souvenirs de bars gays à Copenhague, notamment où je trainais mes guêtres...J'étais une toute jeune fille et j'y trouvais la paix et une bonne ambiance chaleureuse..
La joie de vivre.. Certains Gays sont vraiment gais.
Je me souviens dune visite à Paris avec mes amis, à Pigalle.
Ils ont voulu voir un spectacle "made in cabaret" avec streep tease.
Mais homme et quelque peu macho, ont décidé qu'il fallait au moins un homme sur la scène. Nous avons donc fait le "show" à trois..
J'étais affublée d'un chapeau cloche...
J'ai donc fais tout un cinéma pour retirer mon chapeau, mes chaussures et mes chaussettes..(il faisait froid!)
Et ces messieurs ont continuer le spectacle..
Rondement mené et sensuel à souhait!
Pour la peine, nous avons eu un rab de champagne..
Quelle soirée!

Écrit par : christie | 03 juillet 2008

A part ça j'aimerai aller au Canada.

Écrit par : christie | 03 juillet 2008

-> christie -> Si j'avais su ça, je t'aurais fait venir au Drague, ça t'aurait rappelé des souvenirs... encore que mes cawboys sont restés très habillés.

Écrit par : Oh!91 alias entre2eaux | 04 juillet 2008

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