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31 mai 2008
grosse fatigue

C'est toujours méchant, les lendemains de fête. Je n'aime pas leurs vents contraires.
D'un côté, tu as l'impression qu'une fois la partie dans le dos, tu vas avoir du temps pour reprendre ton souffle, tu vas être à nouveau disponible pour toi et pour les autres, mais tu réalises que tu as tellement repoussé de choses à plus tard, qu'elles se rappellent toutes à toi en même temps, et qu'au milieu des premiers bilans, tu n'as toujours le temps de rien...
D'un autre côté, à la première RTT venue, au premier vrai moment de relâchement, c'est le coup de blues qui s'installe. Pas vraiment de la tristesse, mais plutôt comme une grosse fatigue qui te submerge. Tu ne sais pas vraiment la nommer, tu ne sais pas vraiment quoi en faire, tu t'étais dit "chouette, je retrouve de l'espace pour faire ce que j'aime", mais le temps entre tes mains, tu le laisses s'échapper bêtement, et tu te rends compte que tu restes sec.
Ceci pour te dire que là, je me sens un peu con. Même les quelques bites qui se sont offertes à mon regard et à mes mains, hier, dans les recoins du vestiaires de la piscine, même les caresses d'un homme ou le sourire de l'eau chaude, même une éjaculation prise à la dérobée (tiens, c'est bizarre ce lapsus, j'avais d'abord écrit évacuation...), comme un sevrage qui échoue, m'ont laissé le moral dans les chaussettes.
Et puis il y a Saiichi, devenu mon tendre amant, avec qui nous commencions à prendre l'habitude de nous retrouver chaque soir, et que le retour de mon mec éloigne de mon quotidien.
Bon, je ne voulais pas vraiment me plaindre. Mais trop tard, c'est fait. J'espère qu'au moins tu me pardonneras ce temps mort, et que tu le laisseras filer avec moi, le temps que je revienne vraiment.
08:16 Publié dans eaux douces et autres amants | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : saiichi, homosexualité, gay, japon, piscine, masturbation



Commentaires
Ce sont ces moments(pénibles je le concède ) qui permettent aussi d'avancer, car ils nous obligent à nous regarder sans faux semblant, et empêchent l'activisme (joyeux souvent) qui nous entraine parfois dans une sorte de semi-routine.
Je n'aime pas ces moments, mais ce sont ces moments qui m'ont fait rectifier des trajectoires ou qui m'ont fait avancer et/ou repartir.....
Bon courage donc.......
Ecrit par : jelaipa | 31 mai 2008
Je connaît cela, on attend les vacances et le repos et quand c'est là, c'est le passage à vide, une déprime diffuse que l'on ne comprend pas et les vacances s'étiolent
Ecrit par : Marc | 31 mai 2008
"C'est toujours méchant, les lendemains de fête. Je n'aime pas leurs vents contraires."
tout à fait juste
pareil pour les fins de fête, je m'arrange toujours pour partir avant, c'est à dire quand je m'amuse..
bon, ça va passer :-)
Ecrit par : céleste | 31 mai 2008
Take the time to hurry up, chantait Kurt Cobain... (désolée, la faute à mon jeune âge sûrement ;-))
Moi j'te dis juste : prends tout le temps qu'il te faudra, je serai là à ton retour, et même avant si... Bref, je ne suis jamais loin.
Je pense à toi et t'embrasse fort
Ecrit par : M. | 31 mai 2008
Ca va passer. Essaie une bonne cuite.
Ecrit par : Nicolas J | 31 mai 2008
"Une éjaculation à la dérobée comme un sevrage qui échoue..." de quoi te sevrais-tu donc ? Allez courage, beau gosse, c'est juste la tension qui se relâche après tout le bordel du festival.
Et pis si on peut pas glander quand on est en off, ça sert à quoi d'être en off ?
Attends un peu que le soleil revienne, ça va nous remonter le moral.
Ecrit par : manu | 31 mai 2008
Ma parolle, c'est une source miraculeuse de bites cette piscine...
Il à l'air d'en sortir chaque fois de nouvelles.
Ecrit par : wajdi | 31 mai 2008
Wadji,
C'est l'intervention du bon dieu...
Ecrit par : Nicolas J | 31 mai 2008
Par contre, on n'y voit pas beaucoup de vierges.
Ecrit par : Nicolas J | 31 mai 2008
Si ! Moi !
Ecrit par : Fiso | 31 mai 2008
-> Jelaipa -> C'est drôle ce que tu m'écris là : mon meilleur pote m'a dit un truc comme ça aussi : "laisse toi sentir comme c'est bon d'être triste. Respecte ce temps là". Bon, ben je le respecte, alors...
-> Marc -> J'espère que cette "déprime diffuse" aura fini son oeuvre quand je partirai en vacance ;
-> céleste -> partir tant qu'on s'amuse... Faut que je réfléchisse à ça, parce que j'ai toujours tendance à quitter les fêtes quand elles battent leur plein, moi aussi. Je sais que c'est d'abord de peur d'être trop cassé le lendemain, mais peut-être est-ce aussi une façon de ne pas me retrouver au coeur de la dépression post-coïtale. Mon mec, c'est le contraire, les fêtes, il faut qu'il les use jusqu'au bout, qu'il les goute jusqu'à la lie. T'imagines les conflits quand on doit se rentrer !...
-> M. -> I'll take my time... merci. Je sais que t'es là, ma belle. Mais tu me manques quand-même ;
-> Nicolas J -> Bah ! après la cuite, c'est encore pire...
-> Manu -> Je ne suis en sevrage de rien, surtout pas de sexe (grand dieu !) mais je me sens comme en échec, enfin, c'est ça que je voulais dire. Bon, j'espère te voir à Toulouse demain ou mardi ;
-> WajDi -> Jaloux, va ! Pourtant je te jure que je les cherche pas, surtout vendredi dans l'état où j'étais. Mais bon, y'a les chaleurs de mai qui semblent activer les ardeurs de la source ;
-> Fiso -> Notre-dame de la pureté, priez pour elle !
Ecrit par : Oh!91, alias entre2eaux | 01 juin 2008
Toi aussi, tu me manques.
Et je confirme : mai réveille les ardeurs, malgré la pluie, le printemps est bien là pour les coeurs (et corps...)
Ecrit par : M. | 01 juin 2008
@ Oh! : kan tu dis à un gars ke c'est ton meilleur pote, c'est une formule ou c'est pensé ?
Ecrit par : wajdi | 01 juin 2008
-> M. -> coquine, va !
-> wajdi -> t'as l'impression que je suis mec à lancer des formules en l'air ?
Ecrit par : Oh!91, jamais un mot de trop | 01 juin 2008
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