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21 mai 2008

Oh!91 au Pays de l’Or Noir

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Bon, ben je dois l'admettre, je suis pris à mon propre piège. Il fallait que ça arrive. A force de m'essayer à quelque chose qui serait une sorte d'intégrité d'écriture - et de démarche - à force de vivre une sorte d'inadvertance sexuelle, et d'en parler, je suis rattrapé par ma propre caricature. Balmeyer a lancé la légende, et force est de constater qu'il a réussi à bien faire se marrer tout le monde.

Et voilà que Zarxas reprend le personnage à son compte, dans un récit qui valait plus qu'une simple parution dans un commentaire. Bon, du coup, je suis mal, moi qui avait en préparation un récit plus vrai que nature sur la pleine lune de lundi dernier... En même temps, ça tombe bien, je n'avais pas trop de temps pour le finir là tout de suite, alors en attendant la suite des aventures de Oh!91 chez Balmeyer (c'est pour samedi soir, à minuit), je te propose de découvrir ici le récit de Zarxas :

(Comme quoi je ne suis pas bégueule).

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112388950.jpgTu te demandes ce que je fais tout seul en plein désert libyen. Je suis venu prospecter du pétrole pour une joint venture socialiste et fraternelle entre le Val-de-Marne et la Jamahiriya Populaire. Mais Fiso a compulsivement taxé mon portable avec GPS pour sa collection et j’erre désorienté sur les dunes, vague après vague.

Que ne suis-je resté entre deux eaux ! Sur ce fait, qu’aperçois-je ? Mais c’est la piscine de Roger Legall, fort à propos délocalisée en plein Sahara, où de jeunes et fournis éphèbes du désert nagent en me faisant signe !

J'accoure, je plonge ! Las, ma gorge, doublement assoiffée à la vue des adolescents bédouins naturistes reste désespérément sèche, mon visage dans le sable. "Relève-toi, étranger, et monte !" ouïe-je, fort surpris d’entendre céans cet arabe marocain populaire mâtiné d’accent parisien banlieusard. Je lève lentement la tête, incrédule. Mais ce n’est pas une vision : ma main tremblante me prouvant la réalité du dromadaire devant moi, monté avec noblesse par un fier homme du désert aux yeux noirs, perçants et pourtant rieurs. A son invitation, je retrouve toute ma vigueur et monte prestement sur sa croupe (du dromadaire). Il m’explique que je serai son hôte dans son camp, proche. Je l’en remercie profusément et me présente ; il me répond se nommer WajDi.

Par Karl et Freiderich ! Mon émotion, à son comble, unie à la perception de son corps fin, dur et souple sous les vêtements amples, et la démarche de l’animal, ressuscite mes sens et mes organes, ce qui semble n’incommoder nullement mon généreux sauveur. Nous nous dirigeons droit vers sa somptueuse tente caïdale, parmi les joyeux cris de bienvenue et les premiers accords des musiciens.

A l’intérieur, un serviteur nous apporte le thé sur un plateau d’argent raffiné puis s’efface, me laissant seul avec mon héros. Il garde son turban et son écharpe : je ne connaîtrai pas encore son mystérieux visage. Ce n’est qu’alors que je remarque, à côté de la théière, les pièces disposées sur la table : "Vous aimez les échecs ?", m’exclame-je. "Certes", me répond-il, "désirez-vous jouer avec moi ?" "Oh, oui !" Alors que débute notre face à face silencieux, j’observe, au-delà de l’échiquier, que les vêtements lâches de mon hôte se tendent en leur partie centrale avec plus de force que sa tente caïdale. "Sidi WajDi, vous disposez là d’une fort belle pièce maîtresse", lui dis-je. "Vous de même, noble étranger", me répond-il, "Jouons donc une partie plus intime". Nous procédons à nous branler, au rythme des darboukas dont les échos nous parviennent feutrés, et dont l’accélération conduit notre transe sexuelle à son paroxysme : nous jouissons, de longs jets puissants, fournis.

Dans l’air du désert, nos spermes libérés se dessèchent en deux jets de sable dont les volutes s’entremêlent en de folles arabesques, tels deux serpents charmés par le son de la ney. C’est charmant, mais c’est fastidieux à nettoyer.

Commentaires

La conclusion est totalement mensongère. Il est très facile de nettoyer les taches de sperme sur le sable : un coup de rateau suffit.

Sauf si on est vraiment maniaque auquel cas il convient de nettoyer chaque grain de sable individuellement. C'est alors TRES fastidieux.

Écrit par : Nicolas J | 21 mai 2008

oula c'est contagieux, c'est charmant ... et loin d'être fastidieux à lire, j'applaudis cette aventure, et finalement, l'hommage qui t'est ainsi fait, l'air de rien ;-)

Écrit par : Bougrenette | 21 mai 2008

-> Nicolas J -> C'est biodégradable, le sperme, non ?
-> Bougrenette -> Je m'efforce de le lire comme un hommage, en effet, même si en fin de compte, ça va finir par peser sur ma façon d'écrire, voire sur ma façon de bander...

Écrit par : Oh!91, modèle d'origine | 22 mai 2008

Ca doit pas être très mauvais pour l'environnement. Il y a même des gens qui l'avalent.

Écrit par : Nicolas J | 22 mai 2008

Moi je ne dis rien, mais je me marre ...

Écrit par : Fiso | 22 mai 2008

Pour une fois que tu dis rien.

Écrit par : Nicolas J | 22 mai 2008

Moi aussi, je me marre (cachée dans le dos de Fiso)

Écrit par : M. | 22 mai 2008

-> Nicolas J -> On dit quand même que c'est pas très bon pour la santé. Moi je préfère le laisser s'écraser contre une peau brûlante ;
-> Fiso -> Fais gaffe, j'en connais qui sont prêts à lancer "les aventures de Fiso", ça se passerait dans la savane, ambiance sauvage, tu te loverais, étendue sur une paillasse, réveillée par les premiers rayons du soleil, cambrée, croupe offerte... la suite bientôt ?
-> Nicolas J - bis -> Quand elle ne dit rien, c'est qu'elle agit, méfie-toi ;
-> M. -> Quant aux "aventures de M."... : ça se passerait sur la place du palais, un verre de vin à la main, une cigarette à l'autre, une musique latine en fond sonore, tu te déhancherais lentement, tes longs cheveux noirs balancés vers l'arrière, tu humerais la douce bise d'été... la suite bientôt ?

Écrit par : Oh!91, poète vengeur | 26 mai 2008

Les commentaires sont fermés.