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14 mai 2008

avec un grand A (3)

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Alors voilà, soi disant l'amour avec un grand A devait inspirer les uns et les autres : on avait parlé de m'envoyer sa contribution, d'en livrer une version personnelle... Que nenni, je suis seul à m'être jeté à l'eau, sur ce coup-ci (c'était là). Et à avoir essuyé une volée de bois vert, par dessus le marché. Pas facile, hein ?

Puisqu'il en est ainsi, voici un classique de chez classique, que j'affectionne depuis longtemps. On le doit encore à Alfred de Musset (quel homme, celui-là !...)

"Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux.

On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit: j'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois; mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice crée par mon orgueil et mon ennui."

Note bien que ça marche aussi entre deux sensuels inconstants ou deux vaniteuses dépravées...

(Bon, je devrais bien tenir encore deux jours, avec ça, non ?)

Commentaires

....hhmmm deux vaniteuses dépravées se tordant dans des montagnes de fanges... C´était un grand romantique, Musset!

Ecrit par : zArxAs | 14 mai 2008

Mais dis-moi, tu ne l'avais pas déjà publié il y a quelque temps, ce passage-là...? Il me semblait bien, pourtant....?

(Même que ça m'avait marqué, parce que Musset me rappelle à chaque fois les délires et divagations de Sophie Marceau qui passe l'agreg de lettres modernes dans "l'Etudiante", et qui cite aussi cet extrait-là lors de son oral à la fin du film, en sanglotant, devant un jury composé de vieilles badernes impassibles... ARF... à se tordre...)

Ceci dit, j'aime beaucoup Musset en lui-même, bien sûr... Aaaah, les jeux de l'amour et du hasard... Où ne nous entraînent-ils pas...

Ecrit par : Lancelot | 14 mai 2008

Perso, je préfère Sophie Marceau à Musset. Enfin, ça dépend pour quoi faire, évidemment, mais Musset, il était nul dans "La Boum".
Et sinon, nan, nan, ça ne marche pas : ça, c'est un post pour un jour (et encore, y'a citation, faut que je vérifie dans le règlement intérieur), pas pour deux. Donc, on attend notre dose demain matin, ferme.
Sans quoi... (comment c'est menaçant, non ?) bin sans quoi on attendra. Mais on n'en pensera pas moins.

Ecrit par : manu | 14 mai 2008

deux jours ? tu peux te brosser ... alors déjà avec un p'tit a alors un grand, enfin ce que j'en dis moi :-)

Ecrit par : Bougrenette | 14 mai 2008

Raaaa... Toute ma tendre jeunesse :)... "L'étudiante" en boucle !
Et Musset. Je crois que depuis, il est toujours là dans un coin de ma tête.
C'est dommage parce que les loulous de maintenant, ils n'ont plus que Cindy Sanders et autre conneries à se foutre sous la dent !

Ecrit par : Marie Chantal | 14 mai 2008

-> zARxAs -> C'est nouveau, ce jeu avec les capitales ?
-> Lancelot -> T'es pas obligé de révéler à tout le monde la teneur littéraire de nos conversations privées ;
-> manu et Bougrenette -> Exaucé ! Vous faites vraiment chier !
-> Marie-Chantal -> Merci de ta visite. C'est qui, Cindy Sanders ?

Ecrit par : Oh!91 alias entre2eaux | 16 mai 2008

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