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12 avril 2008

inventer, pour ne pas mourir

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La mort d'un blog, c'est une souffrance. C'est aussi une déclaration d'abandon. C'est un acte de cruauté. Comme la plupart des gestes de la vie qui n'atteignent ni au droit ni à la dignité humaine, il ne se juge pas, il ne peut pas être jugé. Mais il se jauge, il s'éprouve, il se commente aussi sans doute. A-t-on ce droit-là ? A-t-on autant de pouvoir que ça ? Lâcher, du jour au lendemain, sur un coup de tête ou sur préméditation, des gens venus vers soi en ami ? En amant ? Des gens qui ont fait de ces partages intimes un peu de leur quotidien, ou beaucoup, leur rendez-vous de huit heure cinq ? Ai-je le droit, de façon unilatérale, de fermer d'un coup un espace que j'ai voulu accueillant, de faire disparaitre d'une formule magique les fauteuils sur lesquels des amis avaient pris place ? De déclarer le théâtre en faillite au milieu de la représentation ? En ai-je le droit, au seul motif que j'en suis le boss ?

Avant de décider l'ouverture de ce blog, j'étais "simple lecteur". J'avais trois univers où je passais chaque jour, plusieurs fois, suivre le fil des billets et des commentaires.

Je me suis épris de leurs auteurs, c'est à dire que je les ai aimés vraiment, d'un amour parfois déraisonnable. J'en ai conçu sans m'en rendre compte, des stratégies pour me rapprocher d'eux, m'en faire d'authentiques compagnons, l'ouverture de mon blog était un élément de ce parcours. Je me suis lancé pour eux. Pour eux, sans trop percevoir ce que je chamboulais de ma vie et de moi-même, je me suis jeté à l'eau.
Je ne peux pas concevoir avoir été lâché au milieu du gué dans ce cheminement. J'en aurais souffert incommensurablement. J'ai d'ailleurs hésité de longs mois avant l'ouverture de mon blog à partir de cette seule notion : celle de la responsabilité. Je savais - parce que je venais d'en vivre l'expérience - que du seul fait de l'ouverture du blog, dès le premier jour, avec le premier billet, je prenais une responsabilité. Vis à vis de toi, vers qui au fond j'avais envie d'aller à travers cette expérience. Je ne pouvais pas décider de me livrer, de te donner, de prendre aussi de toi, sans devenir comptable ou redevable à ton égard. Blogueur, "simple lecteur", déjà devenu intime, tu me l'as confirmé cette semaine à ta façon, avec malice et avec chaleur. Avec amour.

Donc je n'arrête pas. Désormais, nous vivons ensemble, nous mourrons ensemble. Évidemment, ça veut dire que je me dois d'accepter ta lassitude, tes égarements, tes infidélités, tes retours plus ou moins tonitruants. Et toi, tu es condamné à me voir sans faux-semblants, ou à moitié masqué par orgueil, à recevoir mes états d'âmes en pleine gueule, à admettre mon droit à la paresse et des passages à vide.

Bien sûr, il y a de nouvelles questions. Comme gérer les cercles, tiens. Ne rien en perdre, les articuler, les garder frais dans ma tête, ne 1295932640.jpgjamais laisser s'installer la lassitude, combattre la banalisation.

Je peux dire qu'avec mes compagnons de la première heure, j'ai réalisé mes objectifs. Ils sont dans ma vie, ils sont dans la vie, plus que je ne l'aurais espéré. Il y a désormais quelque chose de différent. Nous avons besoin d'inventer, comme des défis nouveaux à nous lancer qui n'appartiendront qu'à nous, pour que cette tension qui nous a tenus nous tienne encore malgré les distances, pour que ce cercle, ce premier cercle reste quelque chose d'unique, animé d'une envie exceptionnelle. Mais je veux aussi que nul qui nous observerait de l'extérieur ne puisse se sentir exclu. Notre ciment ne doit pas se dissoudre, il nous faut inventer d'autres énergies, d'autres contacts, des épisodes à écrire avec ou sans le regard des autres. Mais je veux aussi trouver l'intermodalité avec ces autres cercles devenus si chers, si denses, si engagés, si riches, si tendres, si aimant. Je vis mon blog comme un outil au service de ce projet.

Même si le temps n'est pas extensible à l'infini, même si le travail est quelque chose de suffoquant, même si dans les défis l'envie prévaut souvent sur la réalisation, je ne fermerai pas.

Pas seul, pas brutalement, pas tant que nous n'aurons décidé ensemble que l'aventure s'est épuisée.

Commentaires

OUF ! J'ai eu peur, moi qui ai découvert ton blog il y a si peu de temps.

G

Écrit par : Gat | 12 avril 2008

J'ai récemment découvert quelque chose d'assez formidable: le chemin peut être un objectif en soi et ce n'est pas tourner en rond que de le parcourir toujours un peu plus... alors parfois, on trébuche, on se lasse, on se fatigue, et on se demande pourquoi tout cela, à quoi bon. C'est à ce moment là que je me retourne et que je vois ce qui a été fait, ce qui est en train de se faire, et ce qui sera peut être. Aujourd'hui est un champs de possibles, demain est un champs d'opportunités, tous les jours sont des promesses... des promesses que nous recelons tous pour les autres, tenues ou pas, elles sont précieuses et ne méritent que d'éclore. Merci pour rester encore un peu

Écrit par : l'Elephant | 12 avril 2008

Ouf ! j'ai eu peur dis donc !
pour ce qui est de mes infidélités, je m'insurge ! ce n'est pas parce que je ne commente pas souvent que je ne lis pas tous les billets ! tu es en très bonne place dans mon netvibes que je consulte tous les jours.
Merci de rester, de continuer avec tes billets engagés, révoltés, tendres, doux, émouvants, érotiques...
et ptet à bientôt aussi !

Écrit par : anydris | 12 avril 2008

C'est drôle, c'est sûrement la première fois que je ne partage pas ton point de vue. Jumeaux, mais pas siamois ;-)
Je ne donne peut-être pas la même importance à mon blog. Pour moi, il est une entreprise (le mot est bien trop fort, mais je n'en trouve pas d'autre) très égoiste : je l'ai ouvert et je le poursuis parce que j'y prend beaucoup de plaisir. Parce que cette mise à nue que j'ai choisie pour thématique me fait du bien. Et parce que l'écriture. Mais je ne l'ai jamais considéré comme une ouverture sur les autres, et je ne l'écris pour personne d'autre que pour moi. J'estime ne rien devoir à personne (à part mes parents, mon patron et mon banquier, je n'ai pas encore trouvé le moyen de m'en affranchir). Les rencontres qu'il m'a permis de faire sont d'"heureux accidents", de bonnes surprises, je ne les attendais ni les cherchais. Les relations qui en sont nées n'ont pas besoin du support pour exister. Du moins ai-je l'innocence de le croire.
Mon blog est mon espace. D'expression, de liberté. Le jour où il ne m'amusera plus, où je trouverai l'herbe plus verte ailleurs, j'arrêterai. Je ne le détruirai pas, je laisserai le temps s'en charger (je n'aime pas la violence, et la fermeture d'un blog est un geste violent à mon goût). Je conçois donc le choix de Boby (et d'autres). Il me rend un peu triste, mais je le comprends. Il a choisit de commencer, il peut choisir d'arrêter quand bon lui semble, et si c'est aujourd'hui, soit. Cette décision ne peut être que la sienne. Et puis, la fin fait partie de la vie. Et celle d'un blog est certes importante, mais relative. En fait, c'est une activité comme une autre. Un jour, on arrête le tennis et on commence le volley. Ou la natation. Et le samedi soir, on retrouve ses potes de tennis autours d'une bonne table, ils nous racontent leurs matches et nous nos bassins. Enfin, ce n'est que mon point de vue. Désolée qu'il ait pris tant de place.
("je", "moi", "me" au moins deux milles fois en 15 lignes... Si ça c'est pas de l'égoisme, ou égocentrisme, de l'ego quoi ! ;-) )
Je pense à toi, et je t'embrasse

Écrit par : M. | 12 avril 2008

Non seulement je partage ton point de vue, mais en plus, je le trouve magnifiquement bien exprimé !

"Comme la plupart des gestes de la vie qui n'atteignent ni au droit ni à la dignité humaine, il ne se juge pas, il ne peut pas être jugé. Mais il se jauge, il s'éprouve, il se commente aussi sans doute."

Franchement qu'ajouter, il faudrait que je sorte cette phrase trois ou quatre fois par jour !

Sinon, même pour des gens que je connais relativement peu, je trouve un tel arrêt toujours brutal. Etrange, non ? Boby m'apportait quelque chose, en étant lui, simplement. A "notre" rythme de lecture et d'écriture...

Je regrette que son billet de clôture ait un ton un peu dépité, comme si la "grande masse" des autres l'avait déçu... nous l'avons si brièvement vu, ma compagne a tant été remuée par sa rencontre, sincèrement, cette "fin de non recevoir" expéditive est dommage...

...mais bon, je ne vais pas te ressortir ta propre phrase sur le "juger" et "jauger" dans ton propre billet ! :-)

Écrit par : balmeyer | 12 avril 2008

:-) Effectivement nous avons pu en parler, entre autre du point menant vers chez moi, je peux m'exprimer uniquement le fait que oui, sur les relations qui se sont formés, sur les moments passés, évoqués, écrits, en notes, en commentaires, en sous entendus, il y a un moment où JE me suis sentie, surtout, bien incapable de réagir à vos émotions, restant silencieuse et dieu seul sait que c'est pas mon truc. Comme toi je prends très mal les fermetures de blogs, car je m’y attache sincèrement et que j’imagine mal, quelque soit la motivation des uns et des autres, qu’on puisse faire l’équivalent dans la « vrai » vie, changer de sport je veux bien mais ça implique donc qu’on change d’équipe. Je pense aussi que ceux qui écrivent pour eux sans ce soucier des lecteurs, devraient fermer leurs commentaires plutôt que de rester silencieux aux réactions, touchantes.
Mais a choisir j’ai une préférence pour ceux qui ferment, définitivement, l’erreur 404 plutôt que ces espaces morts, éteints, à jamais figés sur des moments de vies. Et moi qui vient d’écrire tout ça, j’ai évidemment pensé fermer mon blog, plusieurs fois. Comme quoi.
Aller faut inventer, donc moi j’ai dit, je veux une photo de toi dans la piscine !
Voila, au pire tu peux prendre le pulltruc entre les jambes, aucuns soucis

Écrit par : Bougredel'extérieur | 12 avril 2008

Ouais... Mais la fermeture d'un blog ne doit pas s'exprimer dans la haine.

Écrit par : Nicolas J | 12 avril 2008

C'est marrant, lorsque j'ai ouvert mon glob je n'ai jhamais songé à le fermer, au contraire il m'arrivait d'être angoissé à l'idée que la plate-forme puisse fermer ses portes ou que quelques bug fasse disparaître un espace qui vit grâce à ce trésor qu'est la lecture et l'intervention de quiconque s'y arrête, ne serait-ce qu'un instant. Mon but initial était de faire rire surtout, et, un peu aussi d'émouvoir de temps en temps, mais qu'auraient été mes billets s'ils ne s'étaient offert au partage ?

Il y a régulièrement des blogs qui ferment leurs portes, il nous est cependant difficile de juger trop hâtivement des raisons qui ont pu conduire à cela, tout comme le manque de réponses aux commentaires dont Bougrenette s'est offusquée. Il peut arriver parfois que l'on soit, malgré soi, bien incapable de s'exprimer, dans un état de malaise et de prostration qui empêche d'agir à sa guise. Et cela ne signifie pas forcément que l'on veuille manquer de respect à son auditoire, à ses amis, aux personnes chères...

Écrit par : Alex | 12 avril 2008

-> Gat -> Comment je pouvais le savoir, si tu dis rien ? Bon, tu es bienvenu ici, désolé de t'avoir fait une frayeur, c'était pas l'intention ;
-> L'Eléphant -> J'espère même rester encore beaucoup. Moi aussi au milieu des doutes ou de la fatigue, j'ai surtout vu éclore de belles choses, et je m'y suis ouvert ;
-> Anydris -> T'inquiètes, je sais que t'es là, pas loin, comme moi j'aime aussi à passer m'aérer par chez toi. A bientôt, j'espère aussi ;
-> M. -> Aïe ! rupture de gémélité ? Pas si sûr : "je n'aime pas la violence, et la fermeture d'un blog est un geste violent à mon goût." Que dis-je d'autre dans ce billet ? je n'aime pas la violence. Ni la subir, ni la pratiquer. Entre Boby et moi, les choses sont claires, et les matchs de tennis, nous nous les raconterons autour d'une table. Sans problème. Je pense à ceux qui n'étaient pas sur le court, mais qui regardaient dans les gradins, et qui s'attachaient tout autant. J'ai connu ce rôle avant d'entrer dans l'arène. Ceux-là ne seront pas conviés à la table. Ils ne peuvent que subir. Si je n'étais rentré dans le cercle, avec les perspectives de lendemain, cette fin aurait été un déchirement, parce quelle te laisse totalement sans prise... Je crois à la notion de responsabilité, même si j'admets qu'on se fatigue ou qu'on estime "en avoir fait le tour". Mais bordel, un peu d'accompagnement et de compassion, comme pour dire le respect qu'on a pour ceux qui depuis des mois ou simplement des heures ont pris le temps de s'intéresser, voire de se laisser attendrir... Tu ne crois pas ?
-> balmeyer -> Merci pour le compliment. Ce que tu dis de ta compagne illustre ma réponse à M., je crois.
-> Bougre de l'intérieur -> Il n'y a pas de JE qui tienne, il n'y a que des choses vraies, des choses à quoi être attentif, donc. L'erreur 404, quel nom de code bizare... Une photo de moi à la piscine, c'est pas très inventif, sauf que vas-y, toi, rentrer un appareil photo dans les douches d'une piscine !
-> Nicolas J -> Moué, j'y est lu comme balmeyer, plus du dépit que de la haine, non ?
-> Alex -> Tu prônes le droit à la maladresse, et aux malentendus. Tu as raison, j'aurais pu ajouter ça après le droit à la paresse. Surtout que les blogs permettent des clarifications, et un esprit de suite...

Écrit par : Oh!91 alias entre2eaux | 13 avril 2008

On n'a pas du lire le même texte.

Écrit par : Nicolas J | 13 avril 2008

Oh!91,

Tout bien réfléchi, je suis désolé. Mais je suis comme ça : des bricoles me mettent hors de moi. Ca va me passer. Mais pour l'instant, j'ai du mal à digérer.

J'invite ce type chez moi et je me retrouve avec un billet plein de sous-entendus, insultant pour un de mes potes, ...

On ne peut pas tout tolérer.

Écrit par : Nicolas J | 13 avril 2008

Bien sûr, un peu de respect et de compassion pour les discrets, qui sont présents sans forcément le dire, mais doit-on pour autant se forcer ? Je préfère que Boby, ou quiconque autre, arrête, plutôt que se force à écrire, et n'y prenne plus de plaisir. Un jour, nous tirerons tous notre révérence, j'en suis persuadée... (Tu verras quand la maison d'hôtes nous prendra tout notre temps et toute notre énergie !!! lol)

Écrit par : M. | 13 avril 2008

YES§:)

Écrit par : if6 | 13 avril 2008

Il y a plus de dépit que de la haine chez Boby, il y a surtout une très très grande souffrance. peut être attendait-il autre. Peut-être n'est-ce pas dans son tempérament de vivre en virtuel. Peut-être n'est-ce pas un monde pour lui ?
Y a t'il une réponse à toutes ces questions et j'avoue que je suis plutôt sur son chemin à lui, celui du retrait. J'ai ouvert mon blog avec un objectif bien précis celui de lutter contre les injustices de la maladie, de la scolarité, du rejet de l'autre, je m'y efforce, relayant chaque fois que je peux ce qui me parait rentrer dans ce cadre là. M'amusant parfois. Mais très honnêtement, je me suis souvent sentie hors de ce monde qui ne correspond pas toujours à ce que j'en attends.
J'étais sur le terrain, démarchant les associations avec mes questions, avec mes écrits, mes courriers. J'étais dans le face à face.. Mais là sur internet, cela reste vague, je ne ressens pas la même envie de continuer. Même si répéter les mêmes choses continuellement, cela use et donc les écrire sur un espace publique pour être lus par le plus de personnes possibles peut être un complément, je suis tout de même déçue par une certaine dose de superficiel. je ne le suis pas. Ce que nous vivons actuellement est du concrêt pas du virtuel, la même chose que ce que vit S. et tant d'autres comme lui.. Et tant d'autres personnes malades, hadicapées, comme Bruno-Pascal qui arrête ses soins pour lutter contre la franchise médicale. Ce n'est plus virtuel. Il y a un risque pour lui.
Or, nous sommes ici, sur un espace virtuel et la souffrance n'a plus la même valeur. On ne la reconnait plus comme telle. On peut ressentir de la pitié, puis on clique , on tombe sur un autre site et tout d'un coup, on oublie ce que l'on vient de lire, de ressentir. pas toi, j'en suis sure. Nous ne savons pas les attentes de chacun d'entre nous, le pourquoi cet espace est ouvert.
certains se cachent, d'autres non , ressentent une vague pitié, compatissent mais ce qui est vécu, l'est au fond de nous-même et l'attente peut-être trop différente de la réalité de ce que chacun des lecteurs éprouvent pour laisser des traces douloureuses, des frustrations et donc une certaine envie d'en finir et de vivre autre chose.
Pour le virtuel, peut-être ne faut'il pas être dans cette attente d'humanité. L'humanité justement est tout sauf virtuelle..
Et donc le côté superficiel peut devenir trop douloureux.
je ne suis pas sure de m'être vraiment fait comprendre, ce que je veux exprimer mon objectif étant d'attirer l'attention sur quelqu'un , qui derrière son écran est tout sauf virtuel.
Ce n'est pas une entité, c'est un être humain fait de chair et de sang, de larmes , d'émotions, de sentiments, de rires, d'amour et que tout cela est vrai..

Écrit par : christie | 14 avril 2008

-> Nicolas J -> Allez, on ne va pas en faire tout un plat. j'avais eu l'occasion de discuter avec Boby au lendemain de son papier, je l'avais trouvé injuste, et particulièrement dur au moment où tu l'avais invité ; il avait défendu son droit à une sincérité totale, critiquant chez moi, et chez beaucoup d'autre ce qu'il appelle un "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil" qui l'oripilait. Bon ben voilà, en matière de sincérité, il aura été servi à son tour, vous vous êtes renvoyés vos vacheries l'un à l'autre, on peut peut-être passer à autre chose. C'est bon, c'est digéré ? Moi je sais que non seulement tu n'es pas homophobe, mais que l'homophobie, comme l'antisémitisme, sont des formes de discrimination qui te révoltent particulièrement ;
-> M. -> Il n'en reste pas moins : lecteur anonyme, je ne supporterais pas que ça m'arrive avec un blog auquel je me serai accroché sans avoir dépassé la barrière du virtuel. Parce que ce qu'on y projette comme sentiment, ce n'est jamais que virtuel ;
-> if6 -> NO€ :)
-> christie -> Evidemment, tout ce que tu écris là est indiscutable. Si juste, si vrai, si sensible, et tellement dans la vie, la vraie, celle des souffrances et celle des combats... Moi, je ne vis pas le virtuel comme un enfermement dans le faux, ou dans le factice. Et Boby sait bien de quoi je parle, parce que le virtuel lui a ouvert des horizons, comme moi (pardon Boby de parler en ton nom... lol), et ces portes, peut-être ne les aurait-il pas poussées sans cette étape. En tout cas, moi j'en ai chamboulé ma vie, au sens positif, et je n'aurais pas supporté d'être fauché dans mon élan. J'en parle parce que j'en ai souvent eu peur avant d'avoir un blog en propre, et encore aujourd'hui chaque fermeture de blog ami (ou amie, n''est-ce pas Manue...) m'est douloureuse. Je ne m'en remets pas au virtuel pour autant, ça n'est au fond qu'un passage. Mais il compte. Et j'ai pour ces gens qui me suivent, ceux qui se manifestent régulièrement, ceux qui sont devenus mes ami(e)s, ceux qui se manifestent rarement ou jamais, trop de considération et/ou de reconnaissance pour les lâcher sans demander mon reste. Bien sûr, un jour je serai peut-être gagné par la lassitude, je comprends qu'on puisse l'être. Et j'envisagerai d'arrêter, il faut que ça reste quelque chose de possible, je crois que j'éviterai de le mettre en scène de cette façon, je préfèrerai accompagner, oui c'est ça, accompagner, pour donner à chacun la chance de poursuivre autrement. Mais toi, s'il te plait, essaie de durer encore, tes combats en valent la peine !

Écrit par : Oh!91 | 14 avril 2008

C'est digéré !

Mais figure-toi que je me suis fait attaqué dans un autre blog, ce qui explique une partie de ma mauvaise humeur !

Écrit par : Nicolas J | 14 avril 2008

je continue un peu chaque jour parce qu'au fond, il y a des personnes comme toi qui fait que...ça m'a ouvert aussi quelques portes, celles d'une certaine camaraderie notamment.. Et j'y ai pris du plaisir, j'en prends encore..
je viens de lire le billet de Nicolas et de l'engueulade.. S'engueuler sur la toile , ça me fait drôle, parce que Nicolas, je l'aime bien malgré une certaine forme de superficialité qui n'est qu'en apparence, j'en suis convaincue. Et Nicolas est quelqu'un qui compte pour moi pas en tant que faiseur de liens mais en tant que personne car, derrière l'écran, j'ai senti sur certains commentaires, beaucoup plus de délicatesse que certains de ses blogs pour rigoler pourraient le laisser supposer.

Écrit par : christie | 14 avril 2008

Christie,

Délicat moi ? Je vais t'engueuler !

Sur la "superficialité" de mes blogs : oui et non... Prends par exemple mon billet de ce matin sur Raffarin. Certains auraient pu faire un billet de 3 pages pour expliquer qu'il n'est qu'un pitre. 3 pages ne servent à rien ! 4 mots suffisent. Ce n'est pas superficiel ! En fait, beaucoup trop de blogueurs politiques se prennent trop au sérieux et "produisent" trop, ils en deviennent illisibles ! Je suis peut-être celui qui fait le plus de billets... mais pas de "lignes de texte" (je l'ai été !).

Écrit par : Nicolas J | 14 avril 2008

Tout à fait d'accord, au niveau des blogs politiques. Il faut savoir faire léger, enfin, incisif. Et c'est plus facile à faire qu'à dire.

Effectivement, pour être crédible, certains en font des tonnes, mais les blogs, ce n'est pas Le Monde, et effectivement, c'est souvent illisible.

Écrit par : balmeyer | 14 avril 2008

Nicolas, je ne pensais pas à PMA mais à Quicoulol ou les autres productions de nues et de nus, bref aux annexes.
Et à des commentaires parfois drôles ou bizarres, et puis essaye de me faire les gros yeux !! Et une grosse voix. Et merci de venir me répondre !! ici et là-bas !

Écrit par : christie | 14 avril 2008

Christie,

A l'origine, c'est PMA qui était l'annexe !

Écrit par : Nicolas J | 14 avril 2008

PMA est l'annexe de Quicoulol pour être précis.

Écrit par : balmeyer | 14 avril 2008

Balmeyer,

Tu prends possession de mon blog (private joke croisée).

Écrit par : Nicolas J | 14 avril 2008

-> balmeyer -> la meilleure preuve que les blogs, c'est pas Le Monde, c'est que nos blogs ont tous paru aujourd'hui - et que le mien connaît même une animation hors norme, grâce à quelques énergumènes. Merci à eux (elles)...
-> Nicolas J -> et entre2eaux, c'est l'annexe de quoi ? Vous êtes durs à suivre avec vos poupées russes...
-> christie -> ... et les portes de la camaraderie, elles sont précieuses.

Écrit par : Oh!91 | 14 avril 2008

Oui , je suis en train de l'apprendre !! Merci à vous tous !!

Écrit par : christie | 14 avril 2008

Oui, la mort d'un blog c'est triste; car c'est la fin d'une chaîne; mais aussi la fin d'une espérance. Espérance de liens, de rencontres-virtuelles ou réelles - (bien que je sache depuis jeudi que le réel c'est mieux que le virtuel)
C'est comme la mort d'un ami proche, une blessure dont on ne se remet pas et qui, même cicatrisée par le temps, est là, et qui gratte de temps à autre.

Mais ton blog est vivant, le feu est entretenu par les lecteurs et tu ne finiras pas comme les vestales, qui elles étaient vierges..., emmuré vivant.
Le blog, c'est comme une maison dans le Lot, un terreau d'attentes, d'espérances, de quelques déceptions. Un lieu où accueillir ceux qui sont proches et les autres.
Un endroit où tu pratiques l'hospitalité.
C'est sûr, toi tu est fait pour ouvrir des chambres d'hôtes...

Merci de ce lien et de ton engagement.

Écrit par : JG | 14 avril 2008

Nicolas,
Toi mon Nico, va falloir que je revienne te pincer les bajoues dare-dare pour te faire rire un peu !
;)

Écrit par : Fiso à Nicolas | 14 avril 2008

Fiso,
Va donc voir mon dernier billet sur mon blog politique pour voir pourquoi je suis parfois de mauvaise humeur.

Écrit par : Nicolas J | 14 avril 2008

Je me sens en première ligne dans tout cela ... Mal aux gencives un peu mais j'ai ma conscience pour moi ... Bien loin de moi cette envie de faire du mal à autrui et pour ce qui me concerne , la prise de décision a été très difficile car je me suis attachée aussi à certaines personnes ... Je n'ai plus rien à écrire pour le moment , un vide , un grand vide que seule , je peux comprendre . Il n'en reste pas moins que je continue mes lectures chez les uns et les autres . Preuve qu'ils existent et que leur présence chez moi a eu son impact . Etrange aventure que le monde bloguesque , j'en ai appris ,et je ne renie rien ... Comme dans le monde réel , il faut accepter se rencontrer, se perdre de vu pour différentes raisons et être heureux de se retrouver quand l'occasion se présente . Le mieux bien entendu est de pouvoir garder une relation durable dans le temps , parce que ça fait toujours du bien de s'apporter mutuellement quelque chose , mais on ne maîtrise pas tout . Toujours contente de venir faire un tour par içi , tout comme ailleurs ... Mais si un jour tu devais partir pour X raison , même si je trouvais cela bien triste , je ne me permettrai pas de juger car tu aurais certainement de bonnes raisons de le faire ... Voilà , juste en passant , avec un petit bonjour en prime et les bises qui l'accompagnent ...

Écrit par : Manue | 15 avril 2008

-> JG -> Tu joues sur les cordes les plus sensibles, mais j'aime que tu me touches...
-> Nicolas J et Fiso -> Je me joindrais bien à une partie de bas-joues autour d'un ballon de rouge, si seulement mes semaines n'étaient pas aussi pleines...
-> Manue -> Tu sais, tu l'as peut-êre compris, je ne cherche pas à juger, toutes les raisons exposées s'entendent, se comprennent, et au moins y eut-il explications. Mais devenus orphelins, quelque part, laisse-nous, laissez-nous dire aussi un certain dépit, sinon comment évacuer ces pointes de peines qui viennent nous tenailler, là, à l'écoute d'un adieu. Bien-sûr, il me plait à moi aussi d'être libre, de chercher à le rester, tiens, là, par exemple, à m'efforcer de continuer à dire des trucs un peu sexe, un peu dégueu de temps en temps, parce que c'est la liberté que j'ai voulu me donner en ouvrant ce blog et que vous connaitre tous, peu à peu, les uns après les autres, je ne voudrais pas que ça m'en entrave dans cette liberté, que ça l'entâche... et dans cette liberté, il y a intrinsèquement celle aussi d'arrêter un jour. Et peut-être essuierais-je alors les feux que Boby, toi, et d'autres, avez essuyés ces jours-ci. Mais il me semble que quand j'arrêterai, ce sera sans brutalité, il y aura eu d'abord toute l'évidence de la fin, ç'aura été précédé d'une vacuité visible et non discutable. Enfin, il me semble. Je t'embrasse, et merci de continuer à passer, j'aime ça.

Écrit par : Oh!91 alias entre2eaux | 15 avril 2008

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