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10 avril 2008

à l'écoute de mon corps

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J’aurais pu donner un autre titre à ce billet. Par exemple : le battement d'aile du papillon. En référence à ce célèbre principe de la théorie du chaos qui veut qu'un simple petit souffle d'air sur un coin du continent soit à l’origine, par une succession de hasards, d’un ouragan violent en plein océan.

Tu sais que nager est ma pasion.

Mais il y a dix jours,  j'ai fait une connerie : c’était mon jour du papillon. J’aurais du renoncer en voyant le bassin blindé de monde, mais j’ai pensé que j’allais pouvoir maîtriser. Et en fait, j’ai voulu trop maîtriser. Tu sais, avec le papillon, tu dois faire très attention, l’amplitude du mouvement et sa rapidité peuvent à tout moment constituer une gêne, voire un risque pour les autres nageurs. Donc tu fais gaffe, tu es sur tes gardes, tu estimes la vitesse du nageur qui te précède, tu essaie de ne pas ramener tes bras vers l’avant au moment où tu croises quelqu’un en sens inverse. Et là, j’ai du compenser, trop, me cambrer un peu plus que d’habitude pour retarder le mouvement des bras, me raidir pour éviter un choc. Et je me suis provoqué je ne sais pas bien quoi, d’ailleurs, une contracture, une déchirure ?…

Je n’ai rien senti sur le moment. C’est le lendemain que j’ai éprouvé une gêne légère dans le bas du dos, j’ai dû plusieurs fois dans la journée me baisser vers l’avant pour étirer ma colonne vertébrale. Je croyais qu’à retourner nager le soir, j’en finirais avec cette douleur. On dit toujours que la nage, c’est bon pour le dos… Mais c’est le contraire qui s’est produit. Je n’avais encore jamais ressenti ça. J’étais complètement bloqué dans mes mouvements, les micro-ondulations qui assurent imperceptiblement d’habitude ton équilibre et ta flottaison me provoquaient de terribles douleurs, comme si un poignard s’enfonçait dans ma colonne. J’ai dû sortir de l’eau ce jour-là sans avoir identifié un seul mouvement qui m’aurait permis malgré tout de barboter une peu.

Et j’ai passé 10 jours dans le doute. A essayer de comprendre ce qui se passait : était-ce un muscle ? Une vertèbre ? Un calcul ? Un nerfs ? Pendant six jours, je n’ai perçu aucune évolution, la douleur était parfois lancinante.

723915079.jpgAu sixième jour, j’ai donc décidé de retourner nager. Mais en utilisant un pullbuoy, ce petit flotteur qui se place entre les jambes, pour ne pas avoir à battre des jambes, j’avais identifié que ce mouvement m’était particulièrement douloureux. Mais cambrure aidant, je n’ai pu faire que mille mètre comme ça, la douleur était toujours bien là. Et le lendemain, évidemment, courbatures aux bras, aux épaules et aux omoplates. J’y suis retourné deux jours plus tard. En essayant cette fois non seulement d’utiliser ce flotteur, mais d’en profiter pour me relâcher vraiment, tirer sur les bras sans comprimer les reins, me débarrasser de toute contraction. On me disait : va voir un toubib, un chiropracteur, un ostéopathe ou autre somatothérapeute, mais ça m’embêtait d’y aller sans savoir dire exactement voilà ce qui me fait le plus mal, voilà ce qui me soulage le plus, voilà ce que je ressens.

Je me suis mis à l’écoute de mon corps. Je n’ai rien chercher à forcer, jamais, juste à éprouver ce que je pouvais faire, ce que je ne pouvais pas faire, approcher la limite de la douleur, sans la provoquer.

Au dixième jour, en fin de séance, j’avais l’impression que la douleur s’était mise en retrait à force de nager, j’ai laissé de côté le pullbuoy, et j’ai pu faire quelques longueurs normalement, sans trop appuyer les battements de jambes.

Curieusement, le soir et le lendemain, la douleur avait finalement presque disparu. Et hier, j’ai pu me faire un séance normale, j’avais vaincu le mal. Je me suis même offert, tout en souplesse, 25m d’un doux papillon. Je n’ai plus mal au dos.

C’est très satisfaisant, rassurant même, d’avoir pu ainsi maîtriser mon corps, dominer la douleur et finalement la vaincre.

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Par moi même, rien qu’en refusant de m'y soumettre.

Mardi soir, plongé dans un océan de caresses, porté par un flot de tendresse comme sur une houle océanique, j'ai joui avec Saiichi au bout d’une longue croisière de baisers et d'effleurements, en n'écoutant que ma peau et la sienne, mes sens et les siens, sans recours à aucune image ni à aucune représentation fantasmée, en n’écoutant que mon corps au contact du sien.

 

Commentaires

Ouais ben t'as eu du bol que ça se soit remis en place tout seul... ou alors une autre partie de ton corps compense et quand elle en aura marre de compenser, ça sera de nouveau le bordel. En tout cas, on n'est jamais assez à l'écoute de notre corps.

Écrit par : DonDiego | 10 avril 2008

c'est parce que tu prends soin de toi. moi si je me froisse quelque chose, tu peux être sûr que ça ne partira pas tout seul. Mais de toute façon, aucun risque que je me froisse quoi que ce soit ! hi hi !
Heu... pourquoi tu mets tjs des monsieurs tout nu dans tes messages ? Parce que là tu parlais du dos...pas du zizi ! je ne m'en plains pas hein, au contraire...

Écrit par : anydris | 10 avril 2008

Tout ça pour dire que tu as joui ... p'tain j'y crois pas ;-) l'a bon dos la natation, je sors d'ici c'est honteux !!!
ps : faudrait eviter les photos autres que les flotteurs pulltruc, ça donne un peu chaud, merci.

Écrit par : Bougrenette | 10 avril 2008

Je me suis fait la même réflexion que Bougrenette : tout ça pour dire que tu as joui... Ou que tu as une parfaite maitrise de ton corps, mais ça, je n'en ai jamais douté.
C'est frais qu'il fait chaud ici, j'irais bien me baigner, moi... ;-)

Écrit par : M. | 10 avril 2008

Moi, c'est comme les copines, je m'insurge contre les photos honteuses publiées ci-devant !
Me faire ça en ce moment, c'est de la plus grande cruauté !
M.,
Si t'as pas piscine dans le coin, et vu que la mer est froide, fais comme une de mes copines blogueuses, trempe-toi le cul dans une bassine (froide)... oui, je sais, c'est pas raffiné, mais ça marche !

Écrit par : Fiso | 10 avril 2008

-> DonDiego -> On n'est jamais sûr, c'est pour ça que j'ai peut-être prévu de consulter un somatothérapeute samedi, dès fois que ça se soit pas vraiment remis ; Le tour des remparts à oilp ? on dirait du vécu, ça...
-> Anydris -> Hop ! Pris la main dans le sac : c'est bien la preuve que t'étais pas passé depuis longtemps : ça fait presque quinze jours qu'il y a plus de monsieur tout nu dans mes billets...
-> Bougrenette -> J'allais te donner le conseil de la bassine, mais Fiso m'a grillé ;
-> M. -> Non pas toi, tu vas quand même pas croire que quand j'écris, ce n'est qu'un prétexte !
-> Fiso -> Insurge-toi, ma puce ! Tu crois que t'es crédible ?
-> Christophe -> Sur la cambrure, c'est pas là que j'ai le plus d'entraînement, c'est vrai. Mais je veux bien un coach...

Écrit par : Oh!91 alias entre2eaux | 10 avril 2008

L'art et la manière de parler en fait de cul sans en avoir l'air.lol. Tu as des problèmes de cambrure toi ? j'y crois pas.MDR. Tu manques d'excercice pratique ?Bises

Écrit par : Christophe | 10 avril 2008

à Fiso : C'est quoi ce truc à 2 balles ? Un remède contre les hémorroïdes ? ou pour choper la chiasse ? Et pourquoi pas faire le tour des remparts à oilp ?

à M : Surtout ne l'écoute pas... ;-)

Écrit par : DonDiego | 10 avril 2008

1)"une autre partie de ton corps compense et quand elle en aura marre de compenser, ça sera de nouveau le bordel."
2)"C'est quoi ce truc à 2 balles ? Un remède contre les hémorroïdes ? ou pour choper la chiasse ?"
Je veux pas dire, mais Don Diego il aime bien prédire la 3° guerre mondiale en agitant sa canne du fond de son fauteuil roulant....

Écrit par : lancelot | 10 avril 2008

à Oh!84 : Franchement, à oilp sur les remparts d'Avignon, faut être soit amoureux fou, soit avoir abusé du hakik, soit s'appeler Lancelot.

Écrit par : DonDiego | 11 avril 2008

-> DonDiego et lancelot -> A réécouter la chanson des vieux amants, c'est l'amour fol entre vous on dirait...

Écrit par : Oh!91 | 11 avril 2008

Connaître son corps au point d'en chasser la douleur, connaître son âme au point d'en apprécier les passions, c'est presque la formule du bien être que tu nous décris là... je t'envie

Écrit par : l'Elephant | 12 avril 2008

-> L'Eléphant -> Je ne sais pas si c'est une formule, si c'est le cas elle n'est pas forcément magique, parce qu'elle ne fonctionne pas à tous les coups, mais cette fois-ci, je suis fier d'y avoir réussi.

Écrit par : Oh!91 | 12 avril 2008

C'est lui qui a commencé ! En plus je le connais mm pas !

Écrit par : DonDiego | 15 avril 2008

-> DonDiego -> Vous gagnez à être connus, pourtant. L'un et l'autre

Écrit par : Oh!91 | 15 avril 2008

You're too kind, Mister Oooooooh...

Écrit par : DonDiego | 16 avril 2008

-> Don -> Sincerely speaking...

Écrit par : Oh!91 | 16 avril 2008

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