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28 février 2008

te souviens-tu de l'île

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Te souviens-tu de l'île

Baignée de froid l'hiver

Dans l'amour et l'argile

Te souviens-tu des terres

Où devient inutile

De cesser de nous taire

Tant notre peau rutile

Sous l'éclat de la mer

 

Ma tendre et juvénile

Abeille Ma chimère

Mon oiseau de Sicile

Aux yeux d'eau fraiche et claire

Te souviens-tu de l'île

Dont les cieux partagèrent

Un des instants fébriles

Où perdu dans ta chaire

Comme au nid le reptile

J'emplis ton sanctuaire

Et le sillon fertile

Par où tu devins mère

 

Aimée tendre et fragile

De vent d'ombre et de verre

Aimée T'arrive-t-il

De songer à la terre

De rêver à notre île

Où jadis se mêlèrent

Nos corps épris d'exil

Où nos ongles creusèrent

Sanglants loin de la ville

Refuge à nos mystères

 

Ma douce aux doigts agiles

Aux blanches mains de glaire

Effilées et graciles

Vois comme mon âme erre

Le regard immobile

Hurlant sans fin dans l'air

La nostalgie des îles

Vois ici le calvaire

Qui m'a rendu sénile

Vois Aimée dans ma chair

Les bris de notre Idylle

 

avril 86

(et hop ! ou comment une petite erreur de jeunesse, me "dispense" d'un billet du jour...)

Commentaires

C'est de toi ? C'est pas que je le crois pas mais... Je ne te savais pas capable de telles prouesses...
J'aime. Rien d'étonnant à cela, n'est ce pas ? Mais j'aime. Qu'est ce que j'aime ! J'arrête pas de le lire, je le chante même, ce serait joli, chanté, non ? J'aime. Et Buena Vista dessus... Merci mille fois.
Touchée... en plein coeur.

Écrit par : M. | 28 février 2008

Tu avais caché ce talent jusqu'à maintenant.
Y a-t-il d'autres erreurs de jeunesse ? Il est à souhaiter que tu te sois trompé souvent :)

Écrit par : Olivier Autissier | 28 février 2008

Comme quoi une absence me fait passer d'un désert à une île, je développe pas, je pense que tu comprendras.
Je t'embrasse.

Écrit par : Bougrenette | 28 février 2008

y'a de jolis morceaux, ça oui.

Écrit par : manu | 28 février 2008

Très rêveur ! très joli !

il n'y a pas d'erreur, juste des instants de vie qui nous font avancer !! ;)

Écrit par : sev | 28 février 2008

Ce que tu considères comme une erreur donne un bien joli texte ! Plaisir à le lire et le relire

Écrit par : Manue | 28 février 2008

-> à tous(tes) -> Z'êtes bien gentil(le)s et indulgent(e)s. Mais je prends, ça fait toujours du bien. C'est bien de moi, M., j'avais la moitié de mon âge, une petite jeunesse de 21 ans, j'étais mal dans ma peau mais je courais derrière mon ami Menem, dont j'étais éperduement amoureux. Il écrivait et j'écrivais aussi. Mais tu connais cette histoire. De tout ce que j'ai écrit, il n'y a pas beaucoup de choses "montrables". Il y a ça, un des rares poèmes qu'à la relecture j'ai trouvé acceptable... Y'a eu beaucoup d'autres "erreurs", mais elles ne sortiront pas du carton. Malgré tous mes efforts pour m'en départir, il doit me rester un peu d'orgueil...

Écrit par : Oh!91 alias entre2eaux | 28 février 2008

"Comme au nid le reptile
J'emplis ton sanctuaire
Et le sillon fertile
Par où tu devins mère"

Waouh ! C'est chaud comme la braise !
;)
(nan sérieux, je dis des conneries, mais c'est absolument magnifique ... beaucoup d'eau dans ton imaginaire, déjà ...)

Écrit par : Fiso | 29 février 2008

Avril 86... je faisais mon service militaire à Orly... j'étais bien loin de l'ïle en question...
IL est très beau, plein de rythme et de fraîcheur ton poème. Bravo, bisou

Écrit par : lancelot | 29 février 2008

-> Fiso -> Bien vu, l'eau est déjà là, étrange, hein ? Ton commentaire me fait plaisir ;
-> lancelot -> merci, tu sais comme chaque regard de toi compte.

Écrit par : Oh!91 | 29 février 2008

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