Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

09 février 2008

J'ai baisé avec Richard Gere (et avec Wajdi)

 

e625bfc1dcfbb33650ecc971c853d9b4.jpg

Je te parle moins de sexe qu'au tout début. C'est peut-être parce que l'épisode post-grippal s'est un peu prolongé. Et peut-être aussi parce que je te connais trop. Mais écrire sans pudeur, c'est l'objet de ce blog, comme mêler tous les sujets : me livrer tel quel, sans précaution particulière, c'est ma charte. Donc je vais me faire violence, ici et maintenant, oublier ton regard le temps d'écrire ce billet. Le publier. Et j'oserai malgré tout me plonger dans tes yeux. Après tout, il est là, mon challenge.

Donc je demande par avance pardon aux âmes trop sensibles, qui peuvent encore décider de zapper et de retourner par exemple ici. Car je vais te raconter comment hier je me suis fourvoyé dans un sauna gay simplement pour me nourrir de sexe.

Tout est parti du commentaire de Boby sur ce billet : "je ne sais pas comment tu as pu, moi, je lui aurais sauté dessus". Je venais de raconter une séance de branlette à deux, sans contact, les yeux dans les yeux, avec un beau tatoué, sous les douches de la piscine. Et je me suis dit que c'était vrai, se vider les couilles, c'était souvent indispensable, ou indispensable souvent, mais que de temps en temps, il fallait aussi pouvoir vivre des choses plus intenses.

J'ai donc profité d'une après-midi de RTT pour me soustraire à tout et plonger dans un sauna. Le Ryad. Un petit sauna que j'aime bien parce qu'il est petit, parce qu'il y a une petite piscine, parce qu'on y baise sur du Khaled, du Cheb Mami ou du Oum Kalthoum. Et pas sur de l'électro qui arrache. Et qui m'oppresse.

Il y a du beau monde, mais pas trop. Et j'ai une théorie sur le sujet, mais j'en ferai un autre billet.

Ce je ne sais quoi de Richard Gere

J'y suis arrivé à 14h. D'emblée, j'aime bien l'ambiance feutrée. Les tout premiers regards, un peu fuyants. Dans le bain de vapeur, j'aime sentir une présence sans la voir, et laisser les silhouettes se dessiner tout doucement, avec l'accoutumance à l'obscurité. Un homme m'a repéré, m'a suivi au sauna sec, et me propose de nous retrouver en cabine. C'est encore tôt pour moi, je viens d'arriver, j'ai besoin de m'imprégner encore de l'atmosphère du lieu, de jauger d'avantage l'état du public, de m'assurer qu'il me plaît, pas de m'enfermer tout de suite dans un corps à corps exclusif. Mais il est plutôt bien foutu, une petite cinquantaine pas encore trop bedonnante, bien appareillé pile-poil 261849c8df80e12a8384348773884a39.jpgcomme j'aime, et surtout un je ne sais quoi dans le regard qui te fais penser chaque fois qu'il te souris à Richard Gere.

Nous allons d'abord vers le bassin, il trouve l'eau trop froide pour s'immerger et s'asseoit sur le bord, les pieds dans l'eau. Il n'y a personne. Je plonge et le rejoins. Tu sais bien comme je suis dans mon élément, avec l'eau. Je m'approche de lui et gobe son sexe, qui s'avère être un régal à embrasser. A emboucher, devrais-je dire. De la pointe de ses pieds, il enserre mon sexe. Là je sais que je finirai avec lui dans une cabine. Nous allons d'abord nous réchauffer un peu dans le bain de vapeur, où, isolés par l'obscurité nous nous éprouvons d'avantage. Il me suce pour la première fois.

Et nous nous embrassons beaucoup.

Le passage dans la cabine est un pur moment de bonheur. Je suis sans stress, j'ai bien fait de lui demander à prendre notre temps. Je me laisse aller, j'aime avoir son sexe en bouche, l'entendre un peu gémir, nous rions ensemble d'un dialogue entendu derrière la porte, il me demande à faire un soixante-neuf. Nous nous explorons dans chaque repli, nos langues s'amusent. Nous sommes dans de la tendresse pure, dans un échange, d'égal à égal, tous les scénarios sont possibles. Il aurait envie que je le prenne, il me demande de quoi j'aurais envie, qu'il me prenne, ça lui va. Avec la capote il débande un peu, c'est toujours ce fichu moment critique, que j'évoque pour le rassurer. On abandonne l'idée de la pénétration, ce n'est pas obligatoire. Je trouve de plus en plus qu'il ressemble à Richard Gere, je ne le lui dis pas. Il jouira de mes caresses, abondamment. Je jouirai de son baiser, abondamment. Il était arrivé bien avant moi, il file. Il s'appelait Eric.

Et si c'était Wajdi ?

Je reprends doucement mes esprits. Longue douche, qui joue au chaud et au froid (fichue chaudière !) énergétisante, du coup. Serviette sèche. Je vais me réchauffer un peu dans la cabine du sauna. Puis dans le bain de vapeur. Dans le fond, à gauche, deux hommes s'emploient. A droite, une silhouette seule, assise, jambe étirée sur la banquette. Je distingue peu à peu sa main qui s'active, et son regard tourné vers moi. Je bande et caresse mon sexe. Du menton, il me fait signe de m'approcher. Je m'exécute, bien que je redoutais de me faire embringuer trop vite, à peine sorti de mon affaire avec Eric. Ce gars est super canon. Son corps, son abdomen, son fessier. Un jeune qui se soigne et c'est agréable. C'est déjà un autre monde. Il me guide. On n'est plus dans le même rapport que tout à l'heure, il se dresse devant moi pour que je le suce, sa teub est très décalottée, circoncisse ? Il fait chaud, nos corps ne sont pas moites, ils dégoulinent de chaleur et d'humidité, son doigt explore mon fion, il me demande à l'oreille s'il peut me défoncer, il me fait m'étendre, m'explore avec plus d'insistance, d'autres hommes se sont approchés, assis ou debout. Il met une capote, me demande de me lever, m'enfile d'un coup violent, il me plie, il me demande de sucer un mec assis devant nous, j'aime le sentir en moi. Il parle, me guide, dit qu'il aime, je ne vois rien mais lui est fort des hommes autour de nous, je ne bande plus depuis longtemps, je subis et j'aime ça, sans question. Il est en moi, je me dresse, par derrière mes bras l'enlacent et je l'embrasse. Il dit trouver ça super sexy. Je n'en peux plus, je demande une pose. Il rit, et me rejoint sous la douche. Là je le vois, je vois son air rigolard et décomplexé, des abdos et un torse de rêve, je lui demande si on continue plus au calme, en cabine, il me demande si je lui boufferai les couilles.

547928d1167a82a9a157d828406ce0d2.jpgEn cabine, il s'étend d'abord sur le ventre, il réagit à mes caresses, il dit toujours ce qu'il aime, simplement, il me guide et réagit, il se cambre, je lui embrasse les fesses, ce mec est beau à voir ainsi, par derrière, par en dessous. Il se cambre de plus en plus, de sorte qu'il libère son sexe, que je peux l'embrasser, le titiller, lui "bouffer les couilles" puisque c'était son désir, le branler. Je me glisse sous lui, nous jouons ainsi longtemps, mes érections sont aléatoires, mais il s'amuse à me pomper, à me gonfler. J'aime sa légèreté et sa décontraction. Ses mots, même si je suis plus apte au silence pendant l'amour. Je me force un peu à lui dire que j'aime aussi ses caresses.

Il voulait me faire jouir avant lui, mais un éclair, quand j'étais à deux doigts, avec un panorama imprenable sur cet abdomen musculeux, avec en bouche cette tige décalottée, Faudel en fond musical, m'a empêché de jouir : "et si c'était Wajdi !?!". Si par un incroyable hasard, ce corps qui pourrait être celui d'un boxeur, était celui du héros en fin de convalescence ? Juste un éclair, à cause de ce vieux billet de lui, et bien que plein de choses ne collaient pas, à commencer par la voix, l'accent, l'âge sans doute, mais un éclair qui m'a empêché d'exulter. Lui a joui par contre sous mes caresses, tandis que j'étais plongé dans cet horizon. Je lui ai dit que je n'aurais peut-être pas dû l'accompagner si vite, que je venais juste de passer un moment avec un autre homme. Il a ri. Nous sommes montés sous la douche, et à un moment, je l'ai embouché et me suis branlé. "C'aurait été trop dommage de ne pas jouir avec toi". Il s'appelait François, il est maître d'Hôtel intérimaire dans des établissements de luxe, il a trente cinq ans. Il m'a laissé un numéro de portable, et m'a dit qu'avec son mec, ils affectionnaient les plans à plusieurs...

Je ne sais trop quoi faire de cette information. Disons juste que c'est bon à savoir.

Il était 16h 30 quand je suis ressorti, sous ce doux soleil de février, dans la vie ordinaire.

Commentaires

Je ne suis pas responsable ! Je le jure !
Mais, va... Profite ! Ce n'est pas quand tu seras un Papy-Confitures que tu pourras jouir de ces plaisirs simples !

Écrit par : Boby | 09 février 2008

"sans précaution particulière" : c'est pas sérieux.

Écrit par : Nicolas J | 09 février 2008

C'est bon l'absence de pudeur aussi, parfois, souvent.
Juste une question à laquelle tu n'es évidemment pas obligé de répondre, pourquoi dévoiler un pan, aussi infime soit-il, de quelque chose qui dévoilerait un peu de sa vie privée ?

Écrit par : Olivier Autissier | 09 février 2008

-> Boby -> ben si, tu l'es un peu quand-même, ma référence à ta remarque n'est pas qu'une figure de style, elle m'a bousculé. Pour de vrai ;
-> Nicolas J -> Y'a que dans les mots, que y'a pas de précautions, tu l'as compris, autrement je suis quelque'un qui ne joue pas ;
-> olivier -> Que faut-il cacher alors ? Que j'ai une vie, des engagements, des combats, un boulot, parce que je parle de cul ? Ou que je me fais des plans cul, parce que je parle aussi de mes passions et de mes révoltes ? J'ai fait le choix de tout pouvoir dire.
Peut être que je recherche aussi une certaine exemplarité : prouver qu'on peut avoir évoqué des choses terriblement intimes, mais relevant juste de la vérité de la vie, et regarder ensuite ses amis dans les yeux, sans rougir, sans blêmir, surtout quand il s'agit d'amis venus à toi du fait même de cette sincérité généreuse.

Écrit par : Oh!91 | 09 février 2008

Je crains que tu n'aies pas compris ma question, mais ça n'est pas si grave :)
Je parlais du bout de vie privée de ton second partenaire...

Écrit par : Olivier Autissier | 09 février 2008

-> olivier -> Décidément, je ne comprends rien à rien, ces temps-ci, il faut que je m'aère... bon, en réponse, que te dire, que vous serez 15 ou 20 à lire cette note, qu'il y a une chance sur un milliard pour que les informations qui y figurent fassent tilt quelque part, qu'il est lui même totalement décomplexé, à laisser son nom , son portable, et tout le reste à qui le demande... Mais je suis ton alerte, et j'ai supprimé le nom d'un des établissement où il travaillait, par précaution et par respect.

Écrit par : Oh!91 | 09 février 2008

Voilà. C'est, entre autres, ce que j'aime dans ton blog : tu nous parles de toi dans toute ton ampleur. De tes souvenirs à tes grippes actuelles, de tes convictions politiques à tes pulsions sexuelles, tout ce qui te fait. C'est ce qui m'a plu. Et c'est ce qui me plait.

Écrit par : M. | 10 février 2008

Et ben voilà à koi servent les RTT!! pfffffffff lol

Écrit par : Yohan | 10 février 2008

comme vos rapports semblent faciles et joyeux!

je ne sais pas si c'est une impression personnelle, mais les rapports entre hétéros sont beaucoup plus compliqués, alambiqués, névrotiques.

quand j'avais 20 ans, je faisais très facilement et naturellement l'amour avec mes copains. mais ce fut une période très brève.

probablement les enjeux entre hétéros sont différents.

j'aime beaucoup la façon dont tu te racontes

Écrit par : céleste | 10 février 2008

-> M. -> Je vais essayer de continuer comme ça, alors, si ça te plait... Et puis je sais que tu y portes un intérêt aussi, j'essaierai de continuer des petites touches plus introspectives, chaque fois en tout cas que j'aurai une petite boule au fond de la gorge ;
-> Yohan -> Peux-tu jurer cracher que tes RTT ont toutes toujours été de la plus pure des moralités ? Il faudra que tu montres les pièces justificatives, alors...
-> céleste -> entre homos, ça peut être aussi très alambiqué et névrotique, mais de fait, dans la pratique, l'acte sexuel en lui-même, c'est souvent plus simple, plus accessible, les lieux dédiés plus nombreux et moins stigmatisés, peut-être...
Merci d'oser un commentaire sur cette chose aussi crue. Les garçons sont souvent plus gênés que vous, les filles.

Écrit par : Oh!91 | 10 février 2008

Erotique et terriblement troublante cette note. J'imagine assez bien la difficulté à publier ainsi ces morceaux de toi, mais sans eux ce ne serait pas tout à fait toi, tu arrives à trouver une espèce de juste milieu qui fait qu'on prend ces confidences intimes comme des cadeaux. Un rien envieuse pour cette liberté et ces plaisirs que tu t'offres.

Écrit par : Bougrenette | 10 février 2008

Moi je trouve cette note originale, passionnante, et instructive.

C'est très chouette de pouvoir varier les genres d'un article à l'autre comme tu le fais, et ça permet aussi au copains qui te lisent de mieux te connaître, plus 'pleinement'.

Je dois avouer que ça m'a remué... mais plus psychologiquement que sexuellement.

Super, en tout cas. Bisous à toi et continue...!

Écrit par : lancelot | 10 février 2008

-> Bougrenette et lancelot -> En tout cas, c'est amusant à écrire. Je ne suis pas forcément à l'aise avec le genre érotique, alors j'essaie de rester juste fidèle à des choses ressenties. "Un rien envieuse" ? "Me connaître plus pleinement" ? Merci à vous en tout cas...

Écrit par : Oh!91 | 11 février 2008

J'ai eu la même réaction que Céleste, que les homos sont sans parfois moins compliqués. Je ne connais pas d'hétéros qui racontent leur plan cul avec autant de simplicité.
D'ailleurs je ne connais personne qui racontent ses plans cul !

Écrit par : Fauvette | 11 février 2008

Ouf ! Ben dis donc, c'est chaud ton blog !!! C'est pas ça qui t'a fait faire ta petite déprime, j'espère ??? En général, c'est plutôt un remontant... surtout que ça a l'air assez cool, le Ryad. ;-)

Écrit par : DonDiego | 11 février 2008

-> Fauvette -> Beh maintenant, tu connais quelqu'un ;
-> DonDiego -> Le rapport avec la déprime ? Y'en a sans doute un, je sais pas, pas encore, je me fie à toi, tu as du pif. Oui, le Ryad, c'est cool, tu as déjà mis les pieds dans un sauna ?

Écrit par : Oh!91 | 12 février 2008

"J'ai du pif"... Tu te moques ? En tout cas, t'aurais dû faire un câlin et baiser avec Igor (qui n'est pas content par ailleurs, j'ai vu... et sans être complètement d'accord avec lui, je trouve qu'il est plein de bon sens...) ou alors, si c'est pas ou plus la saison, aller boire des coups avec un pote ou faire 10 km à la piscine !

Écrit par : DonDiego | 12 février 2008

Fauvette,
Je peux te raconter les miens si tu veux ;)
Oh!91,
Avec le recu, je relis ce billet et je suis explosée de rire devant mon ordi !

Écrit par : Fiso | 13 février 2008

Le recu ? T'en veux toujours !

Écrit par : Nicolas J | 13 février 2008

-> DonDiego -> En effet, c'est plus la saison. Je t'ai écouté, je viens de me faire 2 km à la piscine. Y'a pas le compte, mais ça vide pas mal déjà ;
-> Fiso et Nicolas -> le re-cul, le reçu ?... Vous pouvez préciser votre idée ?

Écrit par : Oh!91 alias entre2eaux | 13 février 2008

Les commentaires sont fermés.