19 janvier 2008

M., ma blogueuse jumelle

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J'ai lu et relu. Avant ma réunion, entre deux réunions. J'aurais voulu, là, tout de suite, comme ça, du temps pour lui répondre, autre chose qu'un accusé de réception. Tout me parlait, me flattait. J'étais comme face à un miroir déformant, ou plutôt re-formant.
 
Ce qu'elle m'y disait était personnel, mais ce reflet flatteur qu'elle m'y tendais, j'ai eu cette envie rageuse de le tourner vers toi. C'était trahir un peu sa démarche personnelle, alors je lui en ai demandé la permission, elle me l'a donnée. C'était hier.

Avec M., on se commente depuis quelques semaines déjà, j'ai été saisi par ses histoires, j'y ai retrouvé un ton, des récits brefs teintés d'ambiances, de "pudiques impudeurs" comme je lui ai écrit une fois, des pris sur le vif, ou dans les souvenirs, qui sont proches de ma façon d'écrire, au point que ça m'a troublé et que je le lui ai dit. Elle y ajoute des moments musicaux, où je retrouve chaque fois une sensibilité toute proche de la mienne.

C'est la seule qui ait jamais commenté ce tutoiement pluriel que je pratique pour te parler depuis le début. Le nom de son blog, les petites choses, dit l'humilité qui l'anime. Si semblable, elle a déjà presque tout compris de moi.

"Hey toi ! 
une dernière cigarette en écoutant Jeff Buckley, et un mail pour toi, puisque tu m'as autorisée (invitée ?) à le faire.24bf59e09a49fc26e40e8e14faccce43.jpg
Je me sens toute...timide, là. C'est que le contact est soudain plus direct, c'est toi et moi, ou plutôt moi à toi, et sans personne d'autre pour nous espionner, enfin nous lire quoi, et ça fait tout bizarre (et mes phrases commencent à se faire longue, faut que je me calme).
 
Je voulais donc revenir sur tes mots, ces mots :

"Cela fait aujourd'hui deux mois que je tiens ce blog. Je m'y absorbe et m'y noie parfois, je crains aussi d'écluser peu à peu mes souvenirs et mes états d'âme, de frôler l'assèchement. Chaque fois pourtant, tu me tends la main et je repars."

Ils m'ont interpellée. Ce n'est pas la première fois que tes mots m'interpellent, tu le sais, mais là... Je ne pouvais pas ne pas réagir.

Quand tu parles, divinement bien, d'écluser tes souvenirs... si tu savais combien de fois j'ai ressenti cette crainte...

Je parle tellement de tout, tellement de moi, je ne suis pas un puits sans fond, j'aimerais mais... et je n'ai pas envie de poser le mot fin, encore moins envie d'écrire pour écrire, sans rien avoir à raconter. Le jour où je n'aurais plus d'histoires, courtes ou pas...

Mais ce jour n'arrivera pas, n'est ce pas ?!

On le sait (l'espère?) toi et moi.

Des passionnés ? Des gens entiers ? Des curieux, des gourmands ? Comment dit-on ? On ressent... on vibre... on rit, on pleure, on aime, on a un coeur et on s'en sert, tout simplement.
 
4c6584d738a1a2d6f47a593ca7d80adf.jpgJ'aime quand tu me parles de toi. Quand tu te racontes. Ta façon de vivre est proche de la mienne, même si ce que tu vis est différent. J'aime ce que tu gardes de tes souvenirs, et ta façon de nous les offrir. J'ai souvent eu un frisson, et une larme en te lisant. Dernièrement, lorsque tu m'as raconté Laurent, j'étais bouleversée, mais dans le meilleur sens du terme, j'étais émue, touchée, c'était si beau... et si personnel, un bout de toi que tu m'offres, comme ça, simplement, gratuitement.

Et puis, il y a ta façon de faire. J'aime tes mots. Oui, j'aime tes mots.

Et... je vais m'arrêter là pour ce que j'aime, ce n'est qu'un premier mail après tout ;-)
 
Tu dis "
tu me tends la main et je repars".

Le tu c'est toi et le je c'est moi, ;-)

Tu m'as tendu la main. Tes premiers commentaires m'ont touchée, encouragée, et les autres ont continué sur cette lancée. Quelques mots de toi sur mes mots à moi et j'ai envie de t'en donner d'autres. Peut-être parce que je sais que tu sais les lire.

Peut-être parce que j'ai l'impression que tu les veux, les attends.

Ou peut-être parce que j'aime m'en persuader, tout simplement.
 
Enfin, bref. ;-)
 
Voilà, je me suis lancée, et pour le moment ça ne fait pas trop mal. Je vais me lancer un peu plus loin, jusqu'à toi par exemple, en cliquant sur "
envoyer" mais avant, je voulais te remercier une nouvelle fois pour... tout ça, et, si tu le permets, t'embrasser.
 
Au plaisir de te lire,

 
M."

Commentaires

Alors toi...toi...

Les photos, tu les as choisi à cause de la cigarette je suppose... ;-) Pas si loin du compte, finalement, j'ai quand même les cheveux plus longs... (la deuxième j'adore...comme j'aimerais lui ressembler !)

Mais pour le reste... Toi... toi...
Un mail. Mais juste pour toi, cette fois

Je t'embrasse, cher Oh !
Merci...

Ecrit par : M. | 19 janvier 2008

-> M. -> J'ai reçu le mail. Je le garde pour moi. Merci de dire tes émotions aussi simplement.

Ecrit par : Oh!91 alias entre2eaux | 19 janvier 2008

Je viens de lire toutes les notes, j'ai comblé mon retard avec un grand plaisir, c'est beau chez toi Oh, ce que tu offres et ce que les commentaires renvoient en écho. Je m'arrête sur la dernière, ce bel échange partagé ici, déposé aux regards curieux des lecteurs, c'est touchant.

Ecrit par : Bougrenette | 19 janvier 2008

Merci Oh, je suis sûre que je vais l'aimer.

Ecrit par : Fauvette | 20 janvier 2008

-> Bougrenette -> Ouf ! Où étais du donc passée ? Je savais que tu te laisserais toucher ;
-> Fauvette -> ... et elle devrait aimer, elle qui collectionne les petites choses, les petites touches humanistes de tes billets, si elle ne les connaît pas encore (mais qui ne te connait pas ?).

Ecrit par : Oh!91 alias entre2eaux | 20 janvier 2008

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