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14 décembre 2007
le pouvoir du prépuce
Attention, petite fiche technique à l'usage des initiés, façon manuel d'utilisation (ça fait suite à mon éloge de la branlette, là). Âmes sensibles ou cœurs à jeûn, s'abstenir, y'a un peu de trivialité dans les lignes qui suivent...
C'est un tout petit bout de quelque chose, de chair ou de peau, selon d'où on en parle, qui paraît-il ne sert pas à grand chose, au point que dans des civilisations entières, on le supprime purement et simplement à la naissance, ou dans la tendre enfance, comme ça, slash, d'un coup de couteau...
C'est bizare pour moi de dire ça, parce que ce petit bout de machin, si insignifiant, si inutile, j'ai l'impression qu'il occupe une place gigantesque dans ma sexualité. Et donc dans ma vie. Et ce depuis que je suis tout petit. Disons depuis ma puberté.
Pendant longtemps, dans mon sommeil d'enfant, à l'heure de mes premiers rêves érotiques, du bout des doigts je pinçais cet appendice, le titillais , je le faisait vibrer avec l'extrêmité de l'urètre, et cette caresse m'était devenue familière. Je pense qu'elle m'a souvent accompagné, machinalement, pour trouver le sommeil. Jusqu'au jour, où... Je me souviens exactement du jour où cette caresse instinctive s'était chargée d'une ivresse soudaine et provoqua l'expression de ce liquide inconnu et sale. J'étais allongé sur le ventre, mon sexe dirigé vers le bas, ma jambe droite à peine repliée, mon bras passant par derrière, au dessus de mes fesses, et mes doigts engagés dans cette caresse instinctive. Je n'avais pas trop su quoi faire de cette substance et de cette situation. J'avais presque 14 ans.
Il a fallu que l'expérience se répète deux ou trois fois pour que je comprenne que j'en étais rendu à un autre âge de
ma vie. Je ne laissais plus alors le hasard me diriger, je trouvais des positions plus confortables, je découvrai qu'allongé sur le dos, je pouvais user de mes deux mains, faire rouler mon gland entre le pouce et l'index à travers le prépuce. Et très longtemps, ce fut ma seule façon de me masturber. C'est quelques années plus tard, qu'instruit par quelque littérature lue en cachette, j'essayai l'empoignement et le mouvement plus classique dit de l'astiquation. Le prépuce alors protégeais mon gland d'irritations douloureuses.
Sur un plan pratique, mécanique presque, j'ai dès l'adolescence pris l'habitude d'utiliser mon prépuce comme d'un réservoir pour contenir les effusions de sperme. Au moment de l'éjaculation, il s'agit d'en recouvrir complètement le gland, de le pincer de sorte qu'il constitue une poche hermétique, pour retenir le liquide sans laisser de trace nulle part. Le temps de tout balancer dans un kleenex ou de rejoindre un lieu d'aisance. Je m'excuse, c'est forcément un peu technique, mais j'ai toujours trouvé ça hyper pratique - et hygiénique par dessus le marché. Ca offre, dans l'exercice masturbatoire, une liberté d'éjaculation totale, presque en toutes circonstances... Ce qui ne veut pas dire, pour rassurer les classiques, qu'il n'y a pas un plaisr plus grand, quand même, à se laisser gicler à l'air libre. Comme dans tous les sports au fond.
Enfin, voilà pourquoi j'affectionne le prépuce. Le mien, en fait. Parce que dès qu'il s'agit de chérir une tierce queue (tiens, c'est joli cette expression), prépuce ou pas prépuce, le désir est bien le même.
Putain, c'est intime, ce que je viens d'évoquer, là, non ? tant pis, je publie.
23:54 Publié dans eaux douces et autres amants | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : branlette, masturbation, branleur, sexe, homosexualité



Commentaires
Que de renseignements pratiques.
Ecrit par : Christophe | 15 décembre 2007
et tu n'es pas le seul à faire ça
Ecrit par : frisaplat | 15 décembre 2007
Je découvre cette technique dite du "réservoir"
Je me marre, tu as hésité à envoyer la note ? intime c'est un fait mais pas sans intêret.
Ecrit par : Bougrenette | 15 décembre 2007
-> Christophe -> J'attends que tu m'apprennes tes techniques à toi, maintenant...
-> frisaplat -> Ah ! Bon ? Comment il s'appelle ?
-> Bougrenette -> On peut vraiement t'interresser avec n'importe quoi, toi...
Ecrit par : entre2eaux | 15 décembre 2007
Je suis bon public ;-) et puis bien connaître un prépuce ça peut toujours être utile.
Ecrit par : Bougrenette | 15 décembre 2007
intime et technique cette note...... j'aime ta liberté d'ecriture
Ecrit par : monette77100 | 15 décembre 2007
Alors là, c'est un billet couillu !!! Incroyable que tu oses et comme l'écrit Bougrenette, on en apprend des choses !
Ca me fait dire que j'aimerais bien me transformer en mec quelques instants, rien que pour découvrir ces sensations inconnues de nous.
Ecrit par : Fiso | 16 décembre 2007
Ja sais, je vais être agaçant, là, mais je ne peux pas m'en empêcher...
"liquide inconnu", oui, bien sûr que ça me rappelle quelque chose... mais "sale" ?
Comment on ose dire ça, nous ?
Nous.
D'où ça nous vient, cette idée de saleté ?
De l'endroit d'où ça sort ?
D'un vieux fond moral ?
D'une éducation sommaire ou formulée maladroitement ?
Et les filles, tant qu'on y est, ça leur fait pareil ? (ouais, bon, en changeant 2-3 trucs quand même...)
Sinon, d'un point de vue technique, c'est intéressant. Très intéressant.
Je reviens tout de suite.
Ecrit par : manu causse-plisson | 16 décembre 2007
-> Bougrenette -> et mieux encore que bon public ;
-> monette -> note que ça change de "intime et politique". merci ;
-> Fiso -> j'ose, j'ose, et de plus en plus. Et quand vais-je parler de mon tr.... Non, pas tout de suite, il me faut un peu de temps, encore ;
-> manu -> Alors, ça marche, tu vois ? Bon sale, là, je parle de ma sensation d'alors, de ce premier contact. Y'en avait partout, ça collait, et en plus au réveil, il restait des auréoles toutes dures... la honte, quoi ! Depuis, la familiarité aidant, je trouve plus ça trop sale (encore que), juste parfois un peu incommodant (d'où la technique !). Mais vieux fond morale ou autre chose, j'ai jamais gouté. Et quand il est arrivé qu'un mec me jute dans la gueule, j'ai recraché tout tout de suite, sans m'interroger sur la saveur. C'est bizarre, d'ailleurs. Quand on boit, c'est ou chaud, ou froid, un verre de vin, ou une tasse de café. Y'a une sensation en bouche. Avec les sperme, c'est pile-poil à la température de la bouche. Ca se mélange à ta salive, ça la rend plus abondante, mais tu ne ressents pas ce que tu as l'habitude de ressentir en buvant. Tu sens pas le sperme se mêler. Bon, enfin, c'est peut-être pas si dégueu que ça, en vrai. Ne serait cette saloperie de VIH, j'aurais essayé le truc, vraiment, depuis longtemps... Mais c'est un autre sujet, là, non ?
Ecrit par : entre2eaux | 16 décembre 2007
C'est pas une bite, sur la photo, là-haut ?
Ecrit par : Nicolas J | 16 décembre 2007
-> Nicolas J -> je confirme. Mais pas la mienne !
Ecrit par : entre2eaux | 17 décembre 2007
Ca me fait penser que ta technique de capote naturelle n'est pas accesssible aux circoncis ...
Ecrit par : Fiso | 17 décembre 2007
-> Fiso -> mais les circoncis, ils ont des compensations, il paraît. J'aimeraient bien qu'ils en parlent, tiens !
Ecrit par : entre2eaux | 17 décembre 2007
@fiso : précise bien à la fée ke tu veux etre changée en catho, paske sinon, tu sauras jamais.
@manu : ben non c pas sale on t'as vu ca toi.
@entre2oh : kelle compensation ? j'aimerais savoir.
Ecrit par : wajdi | 17 décembre 2007
-> WajDi -> Bon, moi qui comptait sur toi pour me le dire. Si y'en a pas, t'as tout perdu, alors. M'enfin, pour essayer d'en savoir plus, j'ai dû aller me faire un circoncis ce soir. C'était très bien, apparemment pour lui comme pour moi. Trés trés bien, même. J'en ferai un billet bientôt sans doute. Parce qu'il y avait de l'eau, et que c'est un peu le sujet de ce blog...
Ecrit par : entre2eaux | 18 décembre 2007
Oh l'excuse de la flotte !!!
(comment ça je suis une sale gamine ???)
Ecrit par : Fiso | 18 décembre 2007
-> fiso -> C'est toi qui l'a dit...
Ecrit par : entre2eaux | 18 décembre 2007
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