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03 décembre 2007

Zoltan (2) avant la nuit

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(mes retrouvailles avec Zoli, 1ère partie

Quelques jours après ma rencontre inattendue avec Zoli, nous avions donc convenu de nous retrouver. C'était un après-midi d'août, vers quinze heure. même strand, même terrasse. J'aurais sans doute du mal à entrer dans les détails, tant les choses se sont déroulées avec subtilité. Ce que je peux dire, c'est que nous avons passé plus de sept heures ensemble, sans nous quitter des yeux, des doigts, des lèvres, de la peau.

Nous sommes restés étendus sur la terrasse du Palatinus, à nous caresser, à explorer nos corps par effleurements, à nous blottir dans les creux l'un de l'autre. Il m'a regardé nager, m'a trouvé beau, me l'a dit, nous nous sommes attardés dans le bassin d'eau thermale et avons parlé. Avec des mots lentement saccadés, attentif à ce que je les bc226a0e932e09319a013392b97a5a21.jpgcomprenne, il m'a dit qu'il retrouvait mon corps tel qu'il l'avait laissé il y a douze ans. Nous nous sommes douchés ensemble, avons prolongé nos caresses, mais sans réussir à nous abstraire du monde environnant, nous n'avons pas joui, mais ne le souhaitions pas vraiment. Ne pas jouir pour rester ensemble encore un peu...

Nous sommes allés ensuite au restaurant, il m'a parlé de lui, m'a dit avoir peu d'amis, surtout un, son confident, Norbi. Par recoupement de récits, il est apparu que, il y a de cela trois ans, celui-ci a eu une liaison avec un Hongrois naturalisé français et vivant près de Paris, qui s'avérait être... mon mec - petit témoignage sans conséquence des excursions extra-conjugales que nous nous autorisons tacitement dans le principe sans jamais nous en parler dans le concret (mais que le monde est minuscule quand-même !)... Ca a créé un trouble, un temps, sa maladresse l'a gêné, il m'a fallu le rassurer, lui toucher la main, je lui ai proposé de nous retrouver le samedi soir suivant, mon ami resterait dans le village de sa tante, nous pourrions passer la nuit à la maison, il m'a dit sa peur de me voir m'installer trop profondément dans son cœur, je lui ai dit le comprendre, il a malgré tout accepté de prévoir cette nuit avec moi.

6a097a8f0cb800d654d246d2b6697215.jpgIl faisait nuit déjà depuis longtemps, nous avons marché un moment dans des rues calmes, sans pouvoir nous lâcher, plus le moment approchait où je devais rentrer, moins nous pouvions nous éloigner. Nous cherchions des coins obscurs, pour nous toucher avec violence, empoigner nos bites sous nos vêtements, nous rouler des pèles phénoménales, et puis une voiture ou un passant venait à nous séparer. Finalement, nous sommes partis chacun de notre coté, dans les deux directions opposées du même tram.

avant la nuit

Cette nuit aurait donc lieu. Nous nous retrouverions le samedi suivant dans les majestueux bains Széchényi. Retenu chez lui par des travaux de plomberie, il ne pourrait pas m'y rejoindre avant 17h. Je l'attendrais, il serait en retard. Il y aurait beaucoup de monde ce jour-là, beaucoup de jeunes Français, notamment, plutôt expansifs, avec des shorts de bain jusqu'au genoux, venus à Budapest profiter du festival Sziget et faire un peu de tourisme. Je craindrais de ne pas le retrouver au milieu de cette foule. En même temps que je guetterais l'entrée, je scruterais chaque visage dans le grand bassin à 37 degrés. Un moment, je m'arrêterais sur les traits fins d'un jeune garçon brun, à la barbe naissante, de longs cheveux noués en queue de cheval. Me voyant, celui-ci détournerait le regard, puis se remettrait plusieurs fois à vérifier si je le regardais encore, chaque fois plus longtemps, au point que c'est moi qui me mettrais à me détourner.

Ce pocker-menteur allait durer de longues minutes, à plusieurs reprises très explicite. Il serait manifestement heureux d'être regardé. J'arrêterais ce jeu pour me concentrer à nouveau totalement sur l'attente de Zoli. Puis je verrais mon beau brun, 25 ans à peine, sortir de l'eau en compagnie d'une fille, visiblement sa meuf. Et je me verrais, moi, à son âge, et lui souhaiterais secrètement d'avoir plus vite du courage et de la confiance que je n'en ai eu moi-même... Zoli finalement arriverait à près de 18h. La séquence avec lui durerait jusqu'à 9h le lendemain matin.


Nous allions d'abord ensemble essayer tous les bassins, de toutes les températures, passant de l'un à l'autre au gré de93e307539df5f0da645df964cd5b3c24.jpg nos envies, nous caressant discrètement sous l'eau, nous embrassant furtivement dans quelque recoin. Nos corps éprouveraient le plaisir de la relaxation, mais notre esprit serait entièrement tendu l'un vers l'autre. Quand au milieu du monde, j'oserais un geste un peu trop explicite, je verrais son regard craintif scruter si nous étions observés. Quel temps allions-nous passer à parler dans l'eau, lui et moi ? C'en est presque la marque de fabrique de notre relation. On aurait d'abord parlé d'amour, du cœur que je lui brisais, de sa crainte devant cette nuit promise, de son indécision : allait-elle lui être finalement plus douloureuse que d'y renoncer ? On déciderait de se donner du temps, nous pourrions encore parler, dîner, et puis nous serions libres, de toute façon, des limites que nous voudrions mettre.

Dans une cabine de douche fermée, nos attouchements pourraient prendre un tour plus intime, nous resterions longtemps à nous embrasser, nos sexes libérés se gonfleraient, se redresseraient, nous prendrions goût l'un après l'autre, à les embrasser du bout des lèvres, à les laisser pénétrer avec lenteur dans notre bouche, à en jouer de la langue tandis que de nos mains nous nous masserions les jambes et les fesses. Je ne saurais pas combien de temps nous allions rester ainsi dans l'exiguïté de la cabine, mais en sortant, la nuit serait presque tombée, et les couleurs de ce crépuscules sur le grand bassin extérieur nous émeuvraient.

Bientôt, je livrerai ici la suite de ces retrouvailles : Zoltan (3), la nuit étoilée

Commentaires

Comment ça la suite bientôt ? Mais demain la suite, demain.On en peut pas attendre c'est intenable.lol.

Écrit par : Christophe | 03 décembre 2007

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