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02 janvier 2008

Django

Noël, c'est la saison des Best-off. J'ai glané quelques articles ici ou là qui m'ont particulièrement touché, et je te les livre, là, pendant les fêtes. Une façon de dissimuler ma petite paresse des confiseurs.
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Django

publiée le 23 décembre 2007 sur le blog de M. (Les petites choses)

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C'est par hasard que nous avons attéri dans ce petit resto belge, Gilles et moi. A priori pas franchement emballés mais intrigués, l'endroit semblait...particulier, et les gens fumaient à l'intérieur, aprés les 6 restos non fumeurs que nous venions de fuir (il me reste une semaine à pouvoir fumer dans les lieux publics, j'en profite!!), nous n'avons pas beaucoup hésité, et sommes rentrés. Un jeune, tout jeune homme, sortait à ce moment-là, il nous a dit bonsoir, nous a tenu la porte.

La serveuse nous a placés. Une petite table en face du piano. Oui, il y avait un piano, et deux guitares posées contre. Nous n'avions pas fait attention à l'affiche qui le mentionnait,dehors, mais c'était une soirée jazz manouche. Et au deuxième verre de Chateau Lacoste, dont la bouteille était si jolie, les musiciens se sont installés, et ont commencé à jouer. Un père et son fils, guitaristes de père en fils depuis des générations, du genre qui savent jouer avant de savoir marcher, vous voyez ?

Nuages, Les yeux noirs, et autres standards. Combien de fois les ai-je entendu ? Joués par combien de mains habiles, ou moins ? Toujours le même plaisir, en tous cas. Surtout ce soir là...

Le guitariste fils c'était le jeune,tout jeune homme qui nous avait tenu la porte. 17, 18 ans à peine. Une gueule d'ange...qui laisse deviner (espérer) le diable au corps. Ses mains couraient sur les cordes de son instrument, les caressaient de façon presqu'indécente, parfois il fermait les yeux, se mordait la lèvre inférieure, et son plaisir devenait contagieux. Je ne pouvais le quitter des yeux.

Ses mains, agiles, habiles, source de plaisir (musical, hein ?) ont capturé mon regard tout le temps du dîner. Je le bouffais des yeux, j'ose l'avouer. Il était jeune, si jeune, et je n'aime pas les jeunes, enfin, je n'ai pas l'âme d'une baby-sitter quoi, mais là... La dextérité, ça fait rêver...

Fin du set. Fin du dîner. Fin de la bouteille de Château Lacoste. Je me lève à regret, Gilles sur mes talons, aussi triste que moi que ce soit déjà fini. Un dernier regard à Django junior. A bientôt nous dit-il... l'inconscient !

Il y a des soirs, comme ça, où j'aimerais être une guitare.

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