19 mai 2012

pot de confiture

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Pourquoi ce silence ?

Pour rien de spécial, en vrai. J'enchaîne ce qui fut, le week-end dernier, l'aboutissement d'une année de travail, ce temps toujours intense, suspendu, où la réussite se mesure à des indicateurs parfois trompeurs, mais dont la conjonction du beau temps et d'un calendrier propice se sont avérés d'indiscutables révélateurs, avec un week-end prolongé rituel, en compagnie de mes collègues d'il y a douze ans. Cette année, c'est en Bretagne. Et sous la pluie, il n'y a pas de cause à effet. Pour moi, c'est relâche.

A Rochefort-en-Terre, la galette de l'andouille de Guémenée est excellente. Il faut la prendre au Café Breton, rue du porche. La chapelle de La Vraie-Croix est mignonette. Ce matin, c'est Marché de Vannes et, possiblement, sortie en mer.

Entre gens de gauche, nos petits déjeuners se passent à éplucher la composition du nouveau gouvernement. Certains avec des yeux de déraisonnable gourmandise, d'autres avec une circonspection de saison. Les confitures maison font consensus.

Retour à Paris demain soir.

11 mai 2012

l'effet Ferrat

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Voilà à quoi ça ressemble, des statistiques de fréquentation. A entre2eaux, les connections oscillent habituellement autour de 500 visiteurs par jour. Au 21 mars, un mois avant le premier tour et alors que je m'y exaltais, prenant part par ce biais à la campagne, la fréquentation tombait, soudainement divisée par deux : c'est le grand creux au milieu du graphe. Les choses sérieuses se passaient ailleurs, c'est évident. Je m'agitais néanmoins.

Et puis il y eut la lettre de Torreton à Jean Ferrat. Des mots sensibles mis sur la dérive haineuse et inquiétante du pouvoir, l'appel sourd à la raison pour garder espoir. La campagne venait de se terminer pour Mélenchon et les sept autres challengers, mais mon blog connaissait son pic, un niveau jamais atteint avec plus de 1000 clics par jour pendant trois-quatre jours, suivi d'une décrue assez rapide et une stabilisation au niveau d'avant. Comme s'il avait fallu, déception aidant, se retrouver sur des valeurs, se tenir chaud. Puis les choses sont revenues à ce qu'elles étaient. La rivière est finalement revenue dans son lit après l'étiage et la vague impétueuse. Il ne s'est rien passé en apparence.

Tiens, la crue et la vie des fleuves, c'est justement le thème du festival de l'Oh!, qui se déroule ce week-end, à Paris et en Val-de-Marne. Après Torreton, cela nous fera encore un peu de rêve. Ça tombe bien, on va en avoir besoin pour les semaines qui viennent...

07 mai 2012

le changement, et que ça saute !

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J'ai failli ne pas rentrer dans la foule. Une sardine n'y aurait pas retrouvé ses petits. Comprimé, balloté par là, puis par là. Un temps, avec le sourire, j'ai pensé que Mélenchon avait mieux organisé sa Bastille. Mais évidemment, c'était pour rire : ce débordement hier était frais, jeune. Et coloré. C'est ce qui m'a le plus frappé : tous ces jeunes de banlieue, qu'on n'avait pas vus pendant ces mois de campagne, qui avaient disparu des écrans de télé, à qui aucun candidat n'avait vraiment parlé, qu'on aurait cru disparus... Ils étaient là, hier, avaient retrouvé la parole, retrouvé la république, libérés du carcan, le poids de la négation ou de la stigmatisation enfin écarté.

Josiane Balasko avait dit à France 2 qu'elle était militante, mais pas du PS. Militante des sans-papier, militante des sans-logement. Et qu'elle pensait que François Hollande était un honnête homme. Au fond, cette déclaration m'a séduit et je l'ai reprise à mon compte.

Des étudiantes fauchées m'ont offert un gobelet de champagne. L'une d'elles m'a dit : "vous ne pouvez présidentielle 2012,françois hollande,bastillepas savoir combien je suis heureuse". Il y avait de l'espoir et de la joie au cœur. Et du soulagement.

Et  aussi des attentes. Le Front de gauche avait essaimé : drapeaux, stickers, de "l'humain d'abord" sur des tas de poitrines, heureuses de se retrouver là. Le changement, c'est la retraite à soixante ans maintenant. Le changement, c'est l'augmentation des salaires maintenant.

Un peu comme des attentes au pied du mur.

La liesse d'hier n'était pas béate. C'est peut-être pourquoi j'étais heureux d'en être.

06 mai 2012

dix ans

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Dix ans aujourd'hui, jour pour jour, que je suis en poste. Dix ans à la même place, dans le même emploi, avec le même employeur. Oh! j'en aurais connu, des vicissitudes, des contrariétés, des envies de tout lâcher, d'aller voir ailleurs : un sentiment de ne rien savoir y faire au tout début, des collègues castrateurs, une hiérarchie pesante, des bureaucrates à tous les étages, un délitement libéral insidieux... Tout je te dis, parfois même la suspicion, du harcèlement, des remises en cause.

Mais rien n'y fit. J'y suis toujours, à ma plénitude. Débarrassé de mes démons d'imposture, récompensé par le lien que j'ai construit avec mes collègues, fait de confiance et de solidarité dans l'adversité. Et puis il y a les gens avec qui nous travaillons : public, partenaires, prestataires, qui nous reconnaissent des valeurs.

J'ai aujourd'hui, là où je suis, et la paie, et l'utilité sociale, et la stabilité. Qui dit mieux ?

Dix ans : jour pour jour, Jean-Pierre raffarin recevait de Lionel Jospin les clés de l'Hôtel Matignon. La gauche était sonnée. Elle n'avait même pas pu disputer contre Jacques Chirac la mère de toutes les batailles.

Bulletin-Francois-Hollande-Primaire-socialiste_articlephoto.jpgAujourd'hui, nous y sommes, dans la bataille. L'adversaire est plus féroce encore que Chirac. La société en a été défigurée davantage. Ouf ! c'est peut-être ce soir que l'on sort du désert. C'est à portée de main. Derrière, il va falloir payer de nos personnes pour remettre l'Europe et notre pays sur les rails de la conquête sociale. Mais aujourd'hui, il n'y a pas à barguigner : tous derrière Hollande ! Sinon, on en reprend pour dix ans, et encore, dans la version la plus xénophobe...

05 mai 2012

demain, on sera débarrassé d'un problème

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Ça fera déjà un problème de moins...

Après, y'aura tous les autres à s'occuper. Je souhaite bien du plaisir aux syndicats, les négociations avec un techno comme Hollande, ce ne sera pas toujours du billard. Mais au moins sera-t-on moins dans l'injonction et dans l'insulte. Juste un retour à la normale. Après cinq ans de violence et de honte.

Hier à Stalingrad, il y avait beaucoup de monde pour battre Sarko. Mais les averses et la grisaille étaient aussi au rendez-vous, comme pour souligner qu'il avait fait bien moins beau pour ce second tour que pendant la campagne du premier. Au premier, entre un Mélenchon en forme, et les Arthaud, les Poutou, on entendait le capitalisme mis à l'index, on parlait des ouvriers et de la condition modeste jusque sur les plateaux de télévision. Il y avait pour les misérables et les précaires, pour tous les petits de nos villes et de la campagne, des mots de combat et de solidarité. La dignité avait ses drapeaux. Et la finance du souci à se faire...

Entre les deux tours, outre le débat qui a ramené notre président au simple rang du roquet qu'il est, il n'y a eu que haine, les immigrés revenant au coeur de l'enjeu, plus stigmatisés que jamais. On en a ressorti les burqa, les horaires de piscine, on a parlé menus dans les cantines scolaires. Plus rien pour dénoncer le capitalisme. Plus rien pour espérer retrouver la retraite à soixante ans. Plus un mot pour remettre de l'ordre dans la condition humaine, avec chaque chose - le travail, la possession ou le partage - juste à la place qu'elle doit avoir.

J'espère que Sarko ne sera pas que battu, mais qu'il va se prendre une déculottée mémorable, preuve que la stratégie de la connivence avec le poison de la haine ne paie pas. Jamais...

Heureusement, il va ensuite y avoir la vague des législatives, qui va rouvir la vanne des débats. Peut-être à cette faveur le Front de gauche retrouvera-t-il les niveaux d'estime qu'il a conquis dans cette première campagne et les traduira-t-il en voix... Qui sait ?

Au moins sera-t-on heureux de se retrouver, encore et encore, et de construire l'indispensable révolution citoyenne qui a su se redonner une voie.

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01 mai 2012

parties de campagne

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La droite était au pouvoir depuis 30 ans sans discontinuer. Il y avait eu l'Indochine et l'Algérie, les pavés de 68 et la réaction drapée d'ordre moral, le premier choc pétrolier, puis le second, les diamants de Bokassa pour parachever le tableau. Il y avait eu aussi Pragues, et Budapest. Et Kaboul. Ferrat chantait sur le bilan, des certitudes vacillaient. Mais dans la campagne électorale qui commençait, il était question de changement. Et cet espoir était nourri de propositions concrètes, tangibles. Entre les 150 de Marchais, qui voulait tout prendre au delà de 40.000 francs par mois, et les 101 de Mitterrand, il y avait un espace de confrontation, une ribambelle de querelles, parfois violentes, il y avait toute une histoire, celle de l'affrontement séculaire entre l'ouvriérisme et la bienpensance. Mais il y avait l'espoir. Le changement palpitait de toute son envie dans des millions de cœurs, et s'y diluait la brouille de la gauche, obligée de se fondre dans cette déferlante espérance. Hollande a aujourd'hui des accents mitterandiens à ce qu'on dit. Mais il s'en tient à la constance et à la cohérence. De d’espérance, il ne reprend rien. Quelle chance a-t-il d'avoir en face un bateleur usé aux ficelles connues dont tout le monde est lassé !

En mai 1980, de l'autre côté du Rhin, Pina Bausch continuait à prospecter. A convier, entre théâtre et danse, de nouvelles formes d'expression corporelle. Sa révolte à elle, tout aussi féconde et promise à l'immortalité.

La scène du Théâtre de la Ville, transformée en grande pelouse depuis les coulisses jusque sous les 1980.jpgsièges du premier rang, accueille ces jours-ci "1980, une pièce de Pina Bausch", reprise par la troupe qui l'a créée il y a trente deux ans. Un grand pré où les acteurs-danseurs, de sketches en performances, traitent de la vie comme elle va. L'enfance n'est jamais loin, ni les travers dans lesquels chacun se reconnaît. Les prestidigitateurs et autres amuseurs publics y vont de leur numéros, s’enivrent d'eux-même sans voir que le public s'en est allé, tandis que les enfants s'ébrouent déjà ailleurs. Il y a dans cette fraîcheur propre au prè, dans ces couleurs tendres, où l'on est seul en même temps qu'on y est tous, un grand sujet social. Les névroses y explosent, tout comme le spectacle de la conso-pornographie. Des chansons folkloriques et une lente sonate de Beethoven pour violoncelle et piano baignent ces scènes d'une douce mélancolie. La distance qu'il faut pour voir la légèreté dans les hystéries collectives et dans leurs manifestations la quête du bonheur.

pina bausch,1980,présidenteille 2012,1er maiLes jeux, les illusions, les fanfarons, les pique-niques ou bains de soleil obscènes, un bol de soupe pour grandir à la façon de Coué, un micro qu'on s'arrache, des jambes qui se vendent et se marchandent... ces parties de campagne ne sont jamais loin de celles qu'on nous sert et dont nous nous serons bouffis ces derniers mois.

Jusqu'en ce premier mai où la journée des travailleurs s'est trouvée prise en otage de ces jeux vulgaires.

Du pré du théâtre hier soir aux rues de Paris cet après-midi, j'ai ressorti mon rouge.

Ma façon à moi de croire qu'en dépit de nos candidats, la petite veilleuse de l'espoir doit restée allumée. C'est dérisoire, mais ça m'a mis le rose aux joues.

29 avril 2012

la chute

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J'avais troqué Kurt Masur pour jean-Luc Mélenchon. Et délaissé la grande Anne-Sophie Mutter dans le concerto de Dvorak. Il faut que j'y aie cru, à cette campagne. Mes billets sont même devenus des confettis, puisque je n'ai trouvé aucun repreneur : tous mobilisés pour le Front de gauche apparemment, ou découragés à l'avance, car il s'agisssait de billets à 10 euros, avec mauvaise visibilité.

Au grand meeting de clôture de la Porte de Versailles, la visibilité n'était pas meilleure, mais l'émotion était au rendez-vous, chargée de dignité et d'espoir. J'ai profondément imprimé en moi le regard de jeunes filles à la lèvre tremblante, fières d'entendre parler d'elles, la nuque d'un grand blond, drapeau vert et rouge du parti de gauche dans une main, l'épaule de sa copine sous l'autre.

Nous y croyions. C'était avant que ne se mette en marche le grand bulldozer idéologique, la machine à nier, à ignorer, le photoshop de la politique qui met le FN en sur-brillance, au centre de l'image, et entoure du flou des affaires les questions essentielles. Qu'est-ce qu'on s'emmerde, dans cette campagne du deuxième tour, depuis que le vote utile a fait son oeuvre...

J'ai un regret. Jeudi dernier, soit exactement une semaine plus tard, au même Théâtre des Champs-Elysées, le même Kurt Masur, chef affaibli par l'âge et la maladie de Parkinson, est tombé. Un pas de trop en arrière, et son estrade trop petite l'a perdu. Au milieu du 3ème mouvement de la 6ème Symphonie de Tchaikovsky. Evacué vers l'hôpital, il se remettrait doucement sans que l'on sache, à cette heure, si on le reverra à la baguette...

Mélenchon, de son côté, devrait garder le manche. Je l'espère. Son franc parlé a pu éloigner des électeurs sensibles, ou exigeants, mais il a su crever l'écran pour se rendre audible aux hommes et aux femmes du peuple, ce qui n'était pas gagné d'avance. Peut-on le lui reprocher sans renoncer à l'existence d'une autre gauche capable de reconquérir les milieux populaires et de peser ?

J'ai effacé de mon blog les commentaires agités et vengeurs d'un soutien à Marine Le Pen. Non que le débat m'insupporte, mais parce que l'arrogance haineuse ne fait pas partie des valeurs que j'accueille sur ces pages. Et si certains ont le pouvoir de faire dégager le Front de gauche et sa percée des écrans de télés, moi j'ai celui de garder de la dignité à mon blog. Que le 'david' concerné par ma censure aille cracher le venin de sa mesquine hystérie ailleurs. Le racisme et le fascisme sont mes ennemis jurés !

27 avril 2012

et voilà le résultat !

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Dire qu'on aurait pu avoir un second tour où les candidats se seraient sentis obligés de parler salaire, sécurité sociale, retraite, qu'on aurait pu se pencher sur la transition énergétique, entendre des annonces à faire pour renforcer les droits des salariés dans les entreprises. Qui sait si on n'aurait pas flatté le métissage, promis le mariage gay pour avant la fin de l'année et si Hollande n'aurait pas annoncé la convocation d'une Constituante pour préparer la VIè République... Ou promis un référendum avant de ratifier les derniers traités européens.

Ah! s'il s'était agi de caresser les électeurs de Jean-Luc Mélenchon dans le sens du poil...

Tu disais vote utile ? Voilà le résultat : un deuxième tour où l'on ne parle plus que de vote des étrangers, de mosquées et d'islamisme, de présomption de légitime défense, d'assistatanat, où les seconds couteaux de Le Pen pérorent, se proclament centre de gravité... Le vote utile du premier tour devait accessoirement mettre Hollande sur sa rampe de lancement, mais surtout nous libérer de la pression Le Pen. Il a donné la vedette aux fascistes : un effet de trompe l’œil qui régale le gotha médiatique mais nous asphyxie. Une soirée électorale pourrie, lancée à dessein sur les rails d'un score démesuré à 20%, et depuis lundi, les thèmes au cœur des tactiques et des commentaires sont toutes à gerber. Les yeux sont rivés sur un FN qui exulte, tandis que les candidats en applaudissent les thèses ou en convoitent subtilement les voix.

On a mangé notre pain blanc !

Bien sûr, 6 millions de voix et des brouettes, ça fait peur. Mais quelle manipulation ! Ramené à 2002, la blondasse réalise avec 17,9% un score en dessous de celui de son père et de Bruno Mégret rassemblés (19%). Dans la plupart des grandes villes et près des grands bassins d'emploi, sa progression ne doit qu'au retour des voix siphonnées par Nicolas Sarkozy en 2007. Du donnant-donnant, rien de plus. Un simple aller-retour. C'est dans les campagnes, dans des zones rurales pas vraiment concernées par la violence, ni par l’immigration, qu'une progression est enregistrée, mais seulement là... C'est à dire là où Chasse-pêche-nature et tradition faisait ses gros scores en 2002 (tiens, pourquoi personne ne parle de ces 4,5 % d'alors ?). Et accessoirement là où le Front de gauche ne dispose d'aucun relais d'opinion pour allumer des contre-feux...

Mais ça semble arranger tout le monde de dissimuler que le seul véritable événement de cette élection, c'est que Mélenchon est celui qui apporte à la gauche sa dynamique positive, bien plus que Hollande qui ne progresse pratiquement pas sur Ségolène, ou d'à peine un point en cinq ans. Que la percée du Front de Gauche ressemble à quelque chose comme l'émergence d'une vraie seconde force à gauche.

Silence radio. Voix déjà acquises, inutile d'en parler ! La loyauté se paie cher... Dire qu'il aurait peut-être suffi d'un 13 ou d'un 14 % pour que l'on troque un événement pour un autre. Mais 11,11% c'est terne, donc c'est mort. Médiatiquement, s'entend.

Je préfère retenir qu'il s'en est fallu de peu qu'on en sorte autrement, de cette tranche dense de la vie politique. Et je n'ai aucun regret de l'enthousiasme que j'y ai mis. Je crois qu'il en restera quelque chose.

Philippe Torreton, de son côté, a mis le feu à mon blog, avec sa lettre à Jean Ferrat. Depuis deux jours que je l'ai publiée, mon blog bat tous ses records de connexion. Si cela ne suffit pas à dire qu'il y a de l'espoir !... Alors le 6 mai, on vote Hollande, mais vraiment pour se débarrasser de l'autre enculé, hein !. Et puis on passe à autre chose.